Texte Libre

Bienvenue sur le blog du Psycho.


Ce blog est une expérience : tout dire, tout relater, ne rien cacher, le bon comme le mauvais, les victoires comme les défaites, les moments glorieux comme les autres.

Parler de tout, sans tabou : de femmes, de sexe, d'argent, de mort, de mes rencontres, de mes expériences, de mes aventures, de mes projets, de mes rêves, de mes souffrances, de mes démons, de mes joies.

Vous croiserez une gallerie de personnages tous issus de mon entourage ou de mes rencontres fortuites.

Vous lirez dans mes pensées, connaîtrez mes états d'âme, suivrez une vie comme un laboratin surveille le déroulement de son expérience.

Tout ceci, sans complaisance, sans hypocrisie, avec ironie, cynisme parfois, mais toujours avec sincérité : tout ce qui est relaté dans ce journal de bord est authentique.

Bienvenue dans cette aventure.

Que le rideau se lève.

Pour m'écrire en privé : psychonication@yahoo.fr


Vendredi 6 novembre 2009
Hier, j'ai vu un pote, et parmi la discussion, mon départ hors de France.

- Ca en est ou ton voyage ? J'ai l'impression que ça traîne.
- C'est vrai, l'envie est toujours là, mais je m'en suis moins occupé, beaucoup de boulot.
- C'est pas une excuse ?
- Si, peut-être un peu. Ca me fait flipper c'est sur.
- Tu partirais ou ?
- Y a beaucoup d'endroits qui m'intéressent, mais je pense que pour le 1er départ, ce sera une ville d'Asie ou d'Amérique du Sud.
- Bon, mais tu partirais pour quoi en fait ?
- Je vais pas partir dans un complexe touristique. Rien contre, mais ça m'intéresse pas. J'ai envie de vivre une expérience particulière. M'immerger dans une ville inconnue et y vivre quelques temps, comme ça, de manière anonyme, me perdre ainsi dans cette ville, n'ayant aucun repère, aucune connaissance.
- C'est flippant.
- Bien pour ça que je suis lent au démarrage. Parmi les destinations, j'ai pensé à Bangkok.
- Pourquoi là bas ??
- Je sais pas, cette ville éveille mon imaginaire. Et de par ce que j'ai pu en lire aussi. J'en parlais avec une nana l'autre jour : je me verrais bien dans un hôtel miteux d'une rue mal famée à manger des nouilles dans des bouis-bouis douteux.
- lol.. Parait que c'est particulier comme ville.
- Une ville qui contrairement à Paris ne dort jamais et ou tout peut arriver. J'aime le concept.
- Parait que c'est pas très sur.
- Ouais enfin bon, sortir à Aubervilliers la nuit c'est pas sur non plus, je le sais : je l'ai fait.
- Et en Amérique du Sud ? Tu voulais pas partir au Vénézuela ?
- Si, mais pour l'instant ce n'est plus une priorité. Je pensais à Rio de Janeiro.
- Pourquoi pas Mexico ?
- Nan. Rio. C'est plus sensuel, intriguant, imprévisible, tout comme Bangkok. Eventuellement Bahia ou Recife. Mais passage par Rio obligé, dans une poussada ou auberge de jeunesse à croiser des voyageurs du monde entier.
- Ouais, parait que c'est top Rio. J'ai un pote qu'est parti là bas, il voulait plus partir.
- Ca m'étonne pas. Après, je te cache pas que me taper le Nicaragua ou le Salvador est une idée à laquelle je pense aussi.
- Ouais bon, t'es pas encore fixé quoi, lol !
- Nan, c'est vrai, tu as raison. Je bouillonne d'envies, mais je n'ai pas pris le temps de me poser et de concrêtement mettre en place les choses.
- Et puis tu me parles de choses très différentes, faut faire le tri avant.
- Tu as encore raison, j'en ai conscience. Quoi qu'il en soit, j'ai commencé à regarder le prix des billets, c'est pas donné. On frise les 1000€ A/R.
- Ca va, avec la thune que tu te fais !
- Et après ? J'ai pas perdu la notion de l'argent. 1000€ ça reste une somme très importante.
- C'est sur..
- Je vivrai sur place le temps qu'il faudra, tout en tenant un journal quotidien. Un journal au quotidien dans ce pays et cette ville inconnue : mes rencontres, mes états d'âmes, mes expériences, mes aventures.
- Ce serait super intéressant !
- Je sais pas, mais qui sait, peut-être que si ça en vaut la peine j'essaierai de le publier ? Le truc, vois-tu, c'est que je suis en recherche d'une liberté absolue. Je veux faire voler en éclats les carcans et limites qu'on a au quotidien ici, et partir, affranchi de toute contrainte, sans limite, sans restriction aucune, juste vivre quelque chose, quelque part, comme déconnecté du temps, hors du monde, tu vois ?
- Je comprends parfaitement ce que tu veux dire. Et si tu le fais, parce que pour tout te dire tu parles beaucoup de voyage mais pour l'instant tu n'as rien fait, ce serait génial.

Le reste de la discussion bifurquera sur autre chose.

                                                ***                      ***
Voilà un peu ou en sont mes réflexions sur le départ.

A savoir, nulle part lol.

Mon pote a raison : je dois mettre de l'ordre dans mes idées, construire mon projet de manière plus précise, et passer à l'acte sans réfléchir.

A défaut, dans 6 mois je suis encore ici à me lamenter de Paris.

J'entamme le chantier sérieusement ce we.

Je vous tiens au jus pas à pas.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : Bye bye la France !
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Jeudi 5 novembre 2009
Hier, je prends un pot avec un pote.

On est dans un café, fait pas beau, on papote.

- J'ai une amie, elle s'est faite vaudou.
- Quoi ?
- Je te dis que j'ai une amie qui s'est faite vaudou.
- D'abord, ça veut rien dire "qui s'est faite vaudou". Ensuite, c'est qui ?
- Tu la connais pas Angelo.

Je réponds rien et le regarde, il reste silencieux.

- Bah acouche ! lui lance-je
- A son boulot, elle s'est pris le melon avec une collègue. Un truc qui est vite monté en sauce, elles ont failli en venir aux mains.
- Pourquoi ?
- Je sais plus, on s'en fout !
- Bon..
- Donc, elle s'est prise la tête avec sa collègue. Et devine d'ou elle venait [ndlr :la collègue]
- De Haïti ?
- Comment t'as deviné, Angelo ?
- (soupir) : tu me parles de vaudou, alors...
- Il lui est arrivé que des merdes depuis cette engueulade.
- Elle a perdu son hamster ?
- Déconne pas ! Son chien est mort, on sait pas ce qui lui est arrivé. Ils l'ont retrouvé dans la cuisine un matin en se réveillant, il était crevé !
- Wow !
- Et c'est pas tout ! Quelques jours plus tard, ils se sont fait tirer leur caisse. Chez eux, ils ont eu un dégât des eaux qui a endommagé de vieux cadres de familles au mur, et comme si ça suffisait pas, la mère de ma copine a fait une mauvaise chute dans les escaliers et a terminé à l'hôpital avec une fracture du crâne !
- Allez, arrête, c'est une blague ton truc !
- Je te jure que non, c'est un truc de fou ! Tout ça, dans la même semaine !
- Et maintenant ?
- Elle flippe de retourner au boulot à cause de la collègue vaudou. Ils croient vachement à ce genre de trucs, elle pense même démissionner !
- Ca va loin son truc, là.
- Attend, t'imagines tout ce qui lui est arrivé ?!
- Clair que c'est pas glop.
- Enfin bref, ça m'a fichu les jetons ce truc..

Je ne réponds rien. Je réfléchis à l'incroyable histoire de son amie.

Je crois à ce genre de choses. J'ai été témoin, dès mon plus jeune âge, de phénomène inexpliqués/inexplicables. De choses étranges et incroyables. Je vous en parlerai peut-être un jour..

Mon pote rompt le silence :

- A quoi tu penses, Angelo ?
- Que je me suis peut-être fait marabouter, moi aussi.
- Raconte !
- lol ! En fait, ça remonte à l'époque ou j'étais totalement imbibé d'alcool. Je buvais tous les jours. J'allais descendre plusieurs fois par jour m'acheter à boire. Mon père était là, le pauvre. Il assistait à ça, impuissant. Il me voyait rentrer avec mes caisses de bières et bouteilles d'alcool, aller m'enfermer et tiser toute la nuit jusqu'à l'aube.
- Pas cool pour lui.
- Non. On avait une femme de ménage à cette époque. Elle était d'Afrique Noire. C'est elle qui, au petit matin, récoltait les cadavres de mes bouteilles. Elle était horrifiée. Elle n'avait de cesse de me dire : "mais comment est ce possible d'ingurgiter autant d'alcool?". Ce que je ne savais pas, c'est qu'un membre de sa famille, dans son village en Afrique était marabout.
- Arrête...
- Ce n'est bien plus tard que j'ai appris que mon père avait donné un de mes t-shirts à cette femme de ménage pour qu'il soit envoyé en Afrique pour qu'un rituel destiné à me guérir de l'alcool soit effectué.
- Quel genre de rituel ?
- Un truc pas cool pour le poulet qu'ils ont du égorger..
- Oh mon dieu !
- La chose étant, que du jour au lendemain, je me suis arrêté de boire. Et aujourd'hui, je ne dirais pas qu'il faut que je me force, mais je n'ai plus aucune envie ni aucun plaisir à boire de l'alcool.
- Tu crois que ça a un rapport ?
- Je ne sais pas, mais ça m'intrigue. J'étais vraiment très très accroc, tu sais.
- C'était quand ?
- Il y a un an, mon père s'était déjà fait opérer. J'avais plus ou moins arrêté, mais j'avais rechuté sévère durant des mois. Ce qui m'intrigue, c'est de constater que du jour au lendemain, tout s'est arrêté avec l'alcool. Alors, je ne sais pas. Je m'interroge parfois.
- Ca me fait flipper tout ça !
- T'es pas obligé d'y croire. Mais ça pose question.

                                          ***                       ***
Il est en effet des choses surprenantes dans la vie et sans explication.

Peut-être l'amie de mon pote a-t-elle juste une sale passe à traverser, sans aucun rapport avec sa dispute avec sa collègue ?

Peut-être ai-je définitivement arrêté de boire comme ça, sans aucune interférence surnaturelle extérieure ?

Il est toutefois dans la vie des événements curieux, des concours de circonstances étranges, des hasards bien peu hasardeux pour que nous ne nous arrêtions pas un instant, en nous demandant : "...et si...?".

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : En direct de la rue
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Mercredi 4 novembre 2009
J'ai un appartement à vendre à Barbes.

A chaque fois que je dois m'y rendre, c'est une aventure.

Ma journée aura été cool aujourd'hui, pas beaucoup de taf, si ce n'est pour aller prendre un chèque à l'Agence.

Petite pause en prenant un verre avec un pote (j'y reviendrai dans un prochain article), puis fin de journée par 30mns de biceps à la salle suivis de 1h30 de boxe.

En sortant, je devais encore me rendre à Barbès pour une visite.

Et oui, une visite à 20h... Je connais pas beaucoup d'agents qui bosseraient encore à une telle heure.

Mais bon, comme je le dis souvent : j'ai pas d'attache, pas de femme, pas d'enfant, alors rien en soit ne m'empêche les visites tardives ou le dimanche.

Cet appartement à Barbès n'est pas facilement vendable.

Et pour cause... Barbès....

Barbes la monstrueuse, la virulente, la bruyante.

Avec cette foule, cette immense foule bigarée ou toutes les nationalités se cotoient.

Cette Barbès qui vous agresse dès que vous sortez du métro, avec ces maghrébins vendeurs de cigarettes contrefaites et qui, allez savoir pourquoi, n'ont de cesse de psalmaudier en boucle la même phrase : "les gens, les gens".

Je ne sais toujours pas ce que ça veut dire, et pourquoi ils répètent ça aux passants, tendant leurs paquets de cigarettes contrefaites.

Le samedi, ce sont les bulgares, roumaines, et autres femmes des pays de l'Est qui sont là, agglutinées les unes sur les autres comme des sardines, formant un immense marché clandestin ou vous pouvez trouver ici un paquet de pâtes, là des éponges, ou encore là du lait. Tout ceci vendu à un prix défiant toute concurrence, certainement des produits "tombés du camion" qu'elles revendent dans la rue, à la vue de tous, pour gagner quelques pièces.

En bas de l'immeuble de mon appartement à vendre, un pauvre marocain, assis à même le sol, une petite corbeille en osier devant lui avec quelques centimes d'euros à l'intérieur, et qui n'a de cesse de tendre la main en baragouinant je ne sais quoi dans sa langue. Un oeil en moins, une canne à ses côtés, il semble tout droit sorti d'un conte des 1001 nuits.

Dans la cour de l'immeuble ou j'ai mon appartement, un Hammam à la devanture vert flashy (ce qui n'est pas pour plaire aux clients) indiquant : "COIFFURE HAMMAM".

Le patron est souvent sur le seuil de sa boutique, un cigare à la bouche, une chevalière à l'un de ses doigts, épiant la porte cochère donnant sur la rue, véritable amie lui apportant son lot de clients tous plus étranges les uns que les autres.

Et mon propriétaire, pour achever le tableau pittoresque : un iranien au fort accent, qui vient d'on ne sait ou et qui fait je ne sais quoi..

Tout ceci dans l'agitation de Barbès, du TATI, du VANNO, des odeurs d'urine, de cigarettes, de saletés, de shit, d'olives et d'épices.

Ca parle, ça crie, ça hurle, ça se bouscule, ça s'énerve, ça klaxone, ça Barbès en somme.

Et lorsque comme ce soir à 20h, vous vous aventurez dans Barbès, toute une foule hétéroclite sortie des meilleurs contes d'aventures se montre à vous.

Foule tantôt intriguante, tantôt inquiétante, qui vous observe, vous épie, devinant en vous "l'étranger", celui qui n'est pas issu de Barbès et qui vient oser y rôder une fois le jour tombé.

Le métro aérien dont le bruit monotone et régulier vient frapper l'air, achève de dresser l'improbable tableau de Barbès la monstrueuse.

Barbès effraie, Barbès repousse, mais Barbès vit, vibre au coeur de ses habitants et de ses propres lois.

Voilà toutes les raisons pour lesquelles j'aime Barbès.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : En direct de la rue
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Mercredi 4 novembre 2009
Il y a deux jours, durant le we de la Toussaint, je vous avais fait part de ma mélancolie concernant mon passé, ma mère (lire ici).

Il s'est produit quelque chose de particulier cette nuit.

Durant un de mes rêves, j'ai vu ma mère.

Le phénomène est suffisamment rare pour être souligné : j'ai du, depuis 2006, rêver d'elle 3 fois seulement.

Dans ce rêve, cette nuit, j'étais allongé, non pas dans mon lit mais sur le canapé.

Ma mère est là, elle est belle et en pleine forme, radieuse, et s'approche de moi

Elle me prend alors dans ses bras et me fait un calin.

Je sens l'émotion monter.

- Je t'aime, maman !
- Moi aussi je t'aime.

Je serais incapable de dire combien de temps cela a duré. Pas longtemps.

Je me souviens pleurer dans mon rêve.

L'émotion fut si forte que je me réveillais ce matin dans mon lit.

Et comme cela était prévisible, j'étais en larmes en ouvrant les yeux.

J'ai continué à pleurer 2 ou 3mns après avoir ouvert les yeux, très ému par ce rêve.

Nous pouvons dégager 2 explications : une rationnelle, l'autre pas.

Selon la première explication, le fait d'avoir éprouvé le manque de ma mère le jour de la Toussaint et d'avoir pensé à elle, m'a conditionné pour que mon subconscient crée ce rêve de réconfort.

Selon la seconde explication, qui a bien entendu ma préférence puisque je crois à ce genre de choses, ma mère s'est manifestée pour me réconforter, me voyant depuis le we dernier ainsi triste et esseulé.

En tout état de cause, il s'est agit d'un très beau rêve, très émouvant pour moi comme vous pouvez l'imaginer.

Et lorsque j'y repense, notamment à ce moment fort ou nous nous prîmes dans les bras pour nous faire un calin, je ne peux m'empêcher de ressentir un pincement au coeur et à l'âme.

C'est vraiment moche quand un truc pareil vous arrive, dudes.

Vraiment.. Et je vous souhaite de ne connaître ça (car hélàs nous y passons tous) que le plus tard possible dans vos vies.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : La vie...
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Mardi 3 novembre 2009
Tout à l'heure je passe dans une rue des Halles et suis interpellé par le "sermon" d'un homme d'une cinquantaine d'année :

"La fin du monde est proche mes amis ! Sauvez vos âmes, priez le seigneur et repentez-vous de vos pêchés. Nous vivons dans une société de pêcheurs, nos politiques sont des pêcheurs, et nous sommes tous des pêcheurs. Le monde se venge de nos agissements...bla bla".

Sérieux, le gars en fait trop.

Des gens sont là remarque, ils l'écoutent, certains avec le sourire, d'autres plus sérieusement.

Je décide de m'arrêter un instant, le spectacle est intéressant.

L'homme tend une Bible d'une main et ne cesse d'apostropher la foule.

Je me suis approché, immobile et silencieux.

Je l'écoute débiter son speach apocalyptique, ne pouvant m'empêcher de sourire.

Sourire qu'il voit :

- La fin du monde vous amuse, jeune homme ?
- Vous avez une date un peu plus précise ? lui réponds je
- Tout le monde la connait. Elle est écrite depuis des millénaires !
- Et ce serait... ?
- En 2012 !! Comment, vous ne savez pas ?
- Allez...vous y croyez pas vous même à ce que vous dites.
- 2012 jeune homme, je vous le dis, la fin est proche !
- Bon ok. Et quel intérêt de vociférer sur tous les toits que c'est la fin du monde ? Par définition, personne n'y peut rien de toute manière si c'est vraiment le cas. Alors, autant vivre sans le savoir, on vivra mieux, nan ?

Il est pris de court par la question et reste coi un instant. Quelques personnes ricanent parmi ceux qui se sont arrêtés.

Piqué au vif, il répond non sans une certaine agressivité :

- C'est à cause de gens comme vous que nous vivons dans ce monde perverti qui court à sa destruction ! De sceptiques et ignorants comme vous !
- C'est votre réponse ?
- Vous verrez ! 2012 !
- Je sais même pas ou je serai dans 6 mois mon bon monsieur, alors vous imaginez 2012.. Allez, salut.

Et je me tire, n'entendant pas la réponse du prédicateur.

C'était rigolo, une sorte de parenthèse d'air frais à ma journée de taf.

J'ai terminé tard ce soir, ayant signé un nouveau bail (= $$$) et suis rentré à 21h30.

Demain, j'ai une viite à 20h à Barbès (génial).

Alors, merci au prédicateur qui m'a permis l'espace d'un instant d'oublier le taf.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : En direct de la rue
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Dimanche 1 novembre 2009
Le sentiment qui m'a accueilli au réveil était une forme d'apathie.

Je n'avais pas envie de grand chose, et lorsque j'ai passé un oeil au travers de la fenêtre de ma chambre, la pisse de singe tombant du ciel acheva de me mettre d'humeur maussade.

Bien entendu, la fatigue accumulée des semaines passées du fait du travail, de même que mes (quasi) nuits blanches dernières doivent sans aucun doute jouer un rôle dans ma petite forme.

Mais il y a plus encore.

Depuis un petit moment, je me noyais dans le travail, et vu que ce dernier allait bien, on va dire que je continuais à avancer tant bien que mal.

Je faisais en sorte de ne pas trop me poser de questions.

Aujourd'hui, et allez savoir pourquoi aujourd'hui, j'ai éprouvé une distance énorme avec ma vie telle qu'elle se déroule.

En outre, j'ai réalisé que nous étions en pleine Toussaint et que cela devait jouer dans ma mélancolie.

Cela fait un moment déjà que je repense à de nombreux épisodes de mon/mes ancienne(s) vie(s), et avec une nostalgie importante.

Lorsque je regarde ma vie aujourd'hui, je ne peux que contempler un vide abyssale.

Vendredi dernier, j'étais à l'agence, et j'indique à une cliente qu'elle peut m'appeler à n'importe quelle moment, je suis à sa disposition :

- Vous n'avez pas de vie ? répond elle avec humour.
- C'est juste que je suis attaché au service client, lui réponds je.

Mais, je dois avouer que sa remarque a fait mouche, même si je suis le premier à dire ici depuis un certain temps que je surcompense tous mes manques par le travail.

"Oui madame, vous avez raison, je n'ai pas de vie : j'essaie d'oublie celle du passé, et aspire à celle du futur, sans vivre dès lors celle du présent".

Telle pourrait se résumer mon existence.

                                                 ***                    ***

C'est vainement que je tente d'oublier ma vie passé et lorsque comme ce we elle se rappelle à ma mémoire, cela n'est pas sans mélancolie.

Cette Toussaint en tout premier lieu me remémore ma mère bien entendu, et j'ai eu une pensée pour elle ce jour.

On prend l'habitude de vivre dans l'absence de l'autre. Ou du moins, on se contraint à prendre l'habitude.

Une sorte de déni automatique, de refoulement mental permanent qui permet de conserver la tête hors de l'eau et de ne pas sombrer dans le désespoir.

Mais le vernis s'écaille parfois, et dans ses interstices se dessinent alors des images et souvenirs douloureux pour le coeur et l'âme.

On prend alors conscience que l'autre a disparu, et ce, comme si on l'avait oublié.

On se souvient alors qu'il est parti, comme si cela n'était jamais arrivé.

Ca m'a fait ça aujourd'hui, au sujet de ma mère.

Le son d'une voix, une expression de visage, un parfum, le souvenir d'un calin ou d'un moment complice sont alors autant d'épines qui viennent vous meurtrir l'esprit.

Je me souviens ainsi mon exaspération lorsque ma mère m'appelait 4 fois par jour pour des broutilles, pour rien du tout.

Tout était pretexte pour qu'elle m'appelle : me dire qu'elle m'avait acheté un paquet de gâteaux, qu'elle avait repassé mon linge et que je pouvais venir à la maison le chercher, qu'elle m'avait fait un bon plat que j'aime,  savoir quand est ce que je passerai à la maison etc.

J'étais exaspéré, et le lui disais clairement.

Aujourd'hui, j'aimerais qu'elle continue à m'appeler 4 fois par jour pour rien du tout..

Je repense à Chypre aussi. Ces dernières vacances pour ma part, et les seules passées avec ma mère depuis que j'étais enfant.

Ces vacances furent les seuls moment de bonheur à la fin de sa vie, ce fut la seule fois ou je la vis vraiment heureuse, elle qui ne riait plus, elle qui avait toujours mal au corps et à l'esprit.

Chypre restera pour moi le symbole du bonheur, même si ce fut là bas qu'un sinistre 10 août 2006 le téléphone vint apporter une bien horrible nouvelle :on venait de retrouver le corps sans vie de ma mère à l'appartement en France là ou 3 ou 4 jours après elle devait me rejoindre en vacances.

Chypre aura été durant 3 années de suite mon paradis, ce lieu magique ou je peux enfin dire que "j'étais heureux".

Je ne pense pas vraiment l'avoir été avant - ou par légères bribes -, et je peux affirmer ne plus jamais l'avoir été depuis.

Je revois cette vie passée, ne pouvant m'empêcher de me demander ce que serait ma vie aujourd'hui, si tout ceci n'était jamais arrivé : ma mère ne serait pas décédée, je n'aurais pas pêté les plombs, n'aurais pas trompé mon ex, elle ne m'aurait pas quittée, on serait toujours ensemble, fiancés ou mariés qui sait, je continuerais mon ancienne activité surement et aurais toujours ce cercle social que j'ai perdu depuis, et aujourd'hui tout serait différent.

                                                ***                      ***
Je ne pense pas suffisamment à ma mère, du moins pas de manière consciente.

Je pense nécessairement à elle en étant ce que je suis, en vivant comme je vis, en traînant mon vague à l'âme sur cette planète comme je le fais : ce sont des conséquences de sa disparition.

Mais je ne me pose pas assez pour penser directement à elle, lui parler, échanger.

Il m'arrive parfois d'avoir une discussion mentale avec elle, lorsque je suis dans le métro ou à l'occasion de longues marches. Mais ces moments sont (trop) rares.

Je ne la rends pas suffisamment présente dans ma vie, et je dois à l'avenir m'ouvrir d'avantage pour la ressentir plus souvent près de moi.

Car nous qui étions si proches, je me suis toujours étonné de ne pas la sentir d'avantage à mes côtés.

Il n'est qu'à l'occasion de certains moments délicats et clés de ma vie que j'ai pu sentir une présence positive qui me donnait des ailes : je savais alors que c'était elle.

Mais hors de ces quelques moments, ce que je ressens surtout est le vide, le silence, et le trou noir froid de son absence.

                                         ***                         ***
Pourrais-je seulement être à nouveau heureux malgré sa disparition ?

L'idée de tout bazarder pour un exil loin de France est revenu avec d'autant plus de force.

Et c'est peut-être ainsi que l'histoire s'achèvera.

Surtout qu'hélàs un jour, ce sera au tour de mon père de me quitter.

Et inutile de vous dire que je n'aurais alors définitivement plus aucune raison de rester ici.

Mais même sans nécessairement en arriver là, j'éprouve à nouveau avec force ce désir du départ.

L'idée n'a jamais disparu, mais elle a laissé place quelques temps à ma suractivité professionnelle qui m'empêchait de réaliser à quel point je ne voulais plus rester ici.

Mais en ce we de la Toussaint, et alors que je prends le temps du recul et de la réflexion, le désir du "partir ailleurs" se fait ressentir à nouveau avec vigueur, et je vous avoue que je n'ai pas, mais alors pas du tout envie de reprendre le travail en cette nouvelle semaine.

                                          ***                            ***
Tel que je suis lancé, je pourrais vous parler pendant des heures, écrire des dizaines et des dizaines de pages.

J'ai beaucoup de choses à étaler, à dire, à partager avec vous, mais il
est tard - 0h30 -, et je préfère en rester là pour ce soir.

Je vais retourner à mes pensées de ce we de la Toussaint, à mes mélancolies nocturnes, et en attendant de vous retrouver demain, je vous souhaite à tous une excellente fin de soirée.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : La vie...
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Dimanche 1 novembre 2009
Le 1er novembre.

Un nouveau mois qui commence sous la pluie et annonce l'installation progressive de l'hiver.

Avec ce nouveau mois, ma nouvelle paie.

Les trois petits cochons, les voici :


Ils résultent de commissions liées à des locations d'appartement effectuées aux dates figurant sur les chèques.

2 chèques de 793€ et un de 775,50€, soit un solde de 2361,50 € pour le mois de novembre qui commence à peine.

J'ai fait d'autres locations mais je m'en tiens à ces trois chèques pour ce mois, et conserve le reste pour le mois de décembre.

Comme je vous l'ai dit, je préfère déposer "un peu" chaque mois que beaucoup sur un mois et rien sur l'autre.

Cela me permet aussi d'avoir une visibilité à un mois d'avance puisque je sais que j'ai déjà ma paie de décembre.

Tout ce que je vais faire désormais sera donc pour janvier.

C'est assez appaisant comme système, même si je sais très bien qu'il arrivera surement un moment ou je n'aurai plus cette visibilité et ou je devrai travailler pour le mois en cours.

Mais bon, pour l'instant, je profite d'avoir un peu d'avance.

A défaut d'avoir un super moral aujourd'hui dimanche, j'aurai au moins une bonne paie à déposer demain sur mon compte.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : Le taf, putain fait chier !
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Samedi 31 octobre 2009
Contre toute attente, lorsque j'ai ouvert les yeux hier matin, m'étant mis au lit à 6h30, il n'était que 9h30.

3h de sommeil, pas plus, et je ne me sentais pourtant pas défoncé comme il eût été normal que cela fut le cas.

J'avais vraiment envie de glander comme un porc en ce samedi après-midi : pas de sortie particulière, pas de sport finalement, et je vous avoue que je fus ravi de trouver sur mon répondeur un message du client que je devais voir aujourd'hui à 15h, me disant qu'il annulait le rdv.

Parfait. Une journée complète pour moi.

Pas de taf, pas de rush, quedalle.

Juste moi et rien que moi.

J'ai donc passé la journée à écumer le net, pauffinant des destinations de départ, et cogitant à "l'après-Agence immobilière".

J'en reparlerai dans la section "bye bye la France" : le taf que je fais me convient très bien pour l'instant, mais si je suis amené à quitter le territoire français, il faudra bien que j'ai des alternatives me permettant de subvenir à mes besoins.

La journée passe ainsi tranquillement lorsqu'à un moment, je pête un plomb sur moi, me disant que j'ai une tête d'artichaud et que ça vaut bien un p'tit coup de coiffeur.

Me demandez pas pourquoi ni comment, ça m'a pris comme ça, d'un coup : il fallait que j'aille me faire couper les tiffs.

Je m'habille flemmardement, descend et prend le métro.

J'étais vraiment pas sexy pour deux ronds : t-shirt, jean, blouson, casquette sur la tête pour me camoufler, bref plutôt le look clodo je dirais.

J'entre dans le wagon et m'assied sur un strapontin lorsque je vois 2 minettes en face de moi, d'origine africaine (je serais bien en peine de vous dire si elles étaient sénégalaises ou camerounaises..), genre 20 piges, en train de me fixer avant de commencer à gesticuler sur leurs strapontins et piailler comme des oiseaux.

"hmm ? qu'est ce qu'il y a ? J'ai un bout de pâte d'hier soir resté collé sur la joue ?"

Je les regarde en coin, et pas de doutes, elles me fixent comme si j'étais le fantôme d'Elvis Presley, sourire en coins, se retournant l'une envers l'autre, se chuchotant des trucs que je n'entends pas, gloussant comme des poules.

Ca commence à me mettre mal à l'aise ce truc, surtout qu'elles sont aussi discrètes qu'un grateux de métal dans une chorale d'enfant à la croix de bois.

Tandis que je regarde combien de stations il me reste avant que je descende, l'une tourne la tête vers l'autre et lui fait un signe avec les mains, dessinant dans le haut d'un carré, indiquant ainsi qu'elle trouve que je suis barraqué.

"ouais, bah pas trop puisque ça fait 2 jours que j'ai pas été à la salle et je me trouve super maigrichon".

Puis, elles continuent à murmurer sans discrétion, à pialler, puis l'une d'elle pousse le cri du loup de Tex Avery.

"faut pas déconner, j'ai une sale gueule, me trouve moche, suis pas apprêté, alors zavez des goûts de chiotes mesdemoiselles".

Le trajet dure ainsi, et je suis de plus en plus mal à l'aise.

Certains badauds à côté tournent la tête, interpellés par le barouf des ladies, et le mec assis juste sur le strapontin à côté commence à esquisser un sourire lui aussi.

Le métro arrive enfin là ou je dois descendre, et c'est non sans un certain soulagement que je me lève et sors, sous le regard fixe des deux gazelles de la brousse.

                                               ***                       ***
1h plus tard, je sors de chez le coifftiff, plus léger de quelques grammes de cheveux.

Il fait encore bon, je rentre en partie à pieds à la maison.

Au détour d'une rue, je vois une jeune femme assise sur un banc en train de piquer une crise de nerfs au téléphone, avec son mec a priori.

- J'en ai assez, avec toi c'est toujours la même chose ! "Je suis fatigué". Non mais tu te fous de moi ou quoi ? On avait prévu d'aller à la soirée ! bla bla bla

Oulà, une belle casse burnes comme je me félicite de ne pas en avoir une à mes côtés.

La nana est toute rouge tellement elle s'emporte, et lorsque je passe devant elle, je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire.

Pas de bol elle me grille et commence à s'en prendre à moi :

- Qu'est ce qui vous faire rire vous ?!

Je suis pris de cours et me mets à ricaner involontairement, ce qui a le don de rendre la demoiselle encore plus furieuse :

- Nan mais tu te fous de ma gueule ?! C'est quoi ton problème ?

Ah, on a perdu un peu de respect devant elle, puisqu'on se fait maintenant allègrement tutoyer.

Je continue ma route, pouffant (cette fois volontairement pour l'agacer encore un peu plus).

- CONNARD ! lance-t-elle dans mon dos.

Pfiou, quelle casse burnes, tu m'étonnes que son mec ait pas envie d'aller à la soirée avec elle ce soir !

Tantôt désiré, tantôt rejeté, pile ou face amstram ou gramme, tout est relatif, rien d'absolu.

J'en ai fait l'expérience hier.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : En direct de la rue
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Samedi 31 octobre 2009
6h35

Passé la nuit éveillé.

Pas pu m'endormir.

Pas envie.

Surement la fin de semaine et mon envie de faire un break d'avec le taf, alors je compense en repoussant au plus loin les nuits.

Je voulais aller au sport, muscu et boxe : ça me semble compromis.

De même, j'avais une visite à 15h, mais je vais la maintenir, je peux pas l'annuler comme ça, surtout que j'ai (encore) affaire à un cas urgent d'un mec qui va se retrouver la semaine prochaine à la rue.

Ok, il s'y est pris un peu au dernier moment pour trouver un nouvel appart', mais hey, je vais faire quoi ? Le laisser dans sa merde ?

Nan... d'ou la visite.

Pour le reste, je sens que ce sera à nouveau sieste time pour compenser la fatigue liée à la nuit blanche.

Je vais pas tarder à aller me pieuter, je sens la fatigue commencer à m'attaquer comme la rouille s'en prend au métal.

J'ai pas mal regarder des destinations cette nuit. Mais pas forcément pour moi.

J'y reviendrai plus tard.

A tout à l'heure, j'ai besoin de quelques heures de repos à cesser de cogiter.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : Divers
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Vendredi 30 octobre 2009
Après que j'aie répondu aux avances de Sandrine de manière négative, comme je m'y attendais la réponse n'a pas tardé.

Je vous rappelle que ma réponse peut être lue ici.

A ma surprise, elle s'est contentée d'une réponse on ne peut plus laconique et teintée d'une certaine ironie.

Voici sa réponse :

"In french, the answer is "no" ?".

J'avoue que cette réponse acide m'a fortement déplue.

Certes, j'ai mis 5 jours à lui répondre, ce qui n'a pas du être agréable pour elle, d'autant plus qu'elle s'était un peu mise à poil (façon de parler) devant moi.

Cela étant, j'ai pris le temps de lui répondre quelque chose d'argumenté, et pas un simple "pas intéressé" ou une autre connerie du genre.

Le fait de ne voir les choses que selon un angle noir/blanc, tu veux/tu veux pas, et de ne pas apprécier l'effort d'explication de ma part pour se contenter d'une réponse ainsi ironique m'exaspère.

Aussi, je vais en rester là, et ne pas lui répondre.

Le pire, c'est que certes Sandrine ne me fait pas battre le coeur, mais que je suis persuadé que si elle avait répondu de toute autre manière, initiant un débat, une discussion, insistant un peu, cherchant à comprendre ou à me rassurer, j'aurais peut-être consenti à la rencontrer.

Je ne dis pas qu'il se serait nécessairement passé quoi que ce soit, mais je pense que j'aurais été enclin à la voir.

Mais sa réponse d'enfant pourrie gâtée qui n'a pas son joujou et manifeste sa mauvaise humeur ne mérite aucune réponse ni effort supplémentaire de ma part.

C'est ce que j'ai toujours détesté chez elle : son mauvais caractère et sa propension à s'emballer contre moi (c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je l'avais envoyée se faire fiche à l'époque, ne supportant pas son côté caractériel).

En conclusion : une nana qui commence déjà à me les briser alors qu'on est même pas encore sortis ensemble ---------------> "hep, taxiiiiiii !".

Alors à la revoyure Sandrine, et bon courage dans ta vie sentimentale dont je ne ferai JA-MAIS partie.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : Le sex, les femmes
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