Texte Libre

Bienvenue sur le blog du Psycho.


Ce blog est une expérience : tout dire, tout relater, ne rien cacher, le bon comme le mauvais, les victoires comme les défaites, les moments glorieux comme les autres.

Parler de tout, sans tabou : de femmes, de sexe, d'argent, de mort, de mes rencontres, de mes expériences, de mes aventures, de mes projets, de mes rêves, de mes souffrances, de mes démons, de mes joies.

Vous croiserez une gallerie de personnages tous issus de mon entourage ou de mes rencontres fortuites.

Vous lirez dans mes pensées, connaîtrez mes états d'âme, suivrez une vie comme un laboratin surveille le déroulement de son expérience.

Tout ceci, sans complaisance, sans hypocrisie, avec ironie, cynisme parfois, mais toujours avec sincérité : tout ce qui est relaté dans ce journal de bord est authentique.

Bienvenue dans cette aventure.

Que le rideau se lève.

Pour m'écrire en privé : psychonication@yahoo.fr


Vendredi 30 octobre 2009
Vendredi, 15h38

A l'heure ou vous devez pour la plupart d'entre vous être en train de travailler, j'ai décidé de m'accorder ma journée à me reposer.

Je me suis levé ce matin pour aller à l'Agence.

J'avais rdv avec une nana, une artiste connue qui cherche un appart' à acheter.

En arrivant sur place, j'ai eu la surprise de trouver Samy, le pote que j'ai fait entrer à l'Agence et à qui j'ai prêté 500€ pour le dépanner.

Je vous en parlerai ce we, dans un prochain article.

Je suis rentré à la maison à 14h, ai préparé quelques mails professionnels, et me voilà maintenant avec le choix de :

a) travailler en démarchant les proprios pour avoir de nouveaux apparts en mandat
b) aller à la salle de sport comme tous les jours précédents
c) me reposer.

Sérieux, aujourd'hui, vendredi, fin de semaine, avec des affaires de bouclées, et me sentant bien fatigué du fait de mon activité, je vais choisir l'option C, et ce, sans vergogne aucune (pour une fois).

Je vais aller me pieuter et dormir 2-3h.

C'est plus qu'une simple sieste, mais j'en ai besoin.

Et demain, même sanction : je ne fais RIEN. Pas de taf, pas de visite, rien du tout, juste du temps pour moi, à me reposer ou à me promener dans les rues de Paname.

Les clients attendront, et je ne pense pas que la face du monde s'en trouve modifiée que je prenne ce temps de repos pour moi.

Autant j'aime travailler beaucoup, bouger dans tous les sens, être overbooké, rencontrer pleins de gens, faire du business etc..., autant je ne veux pas devenir de ces esclaves du travail qui sont incapables de s'arrêter pour souffler.

Or, un we et demi (en comptant cette demi-journée aujourd'hui), c'est pas du luxe, et c'est loin - très loin même - d'être excessif en terme de "levage de pied".

Bon allez, je parle, je parle, mais il est déjà 15h50, j'ai bouffé 20mns de ma sieste :-p

A tout à l'heure pour d'autres articles, dudes.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : Divers
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Jeudi 29 octobre 2009
Vous le savez, Sandrine est réapparue après 9 mois d'absence, pour me faire état de son désir de nouer une relation sérieuse avec moi (détails ici).

Après une semaine de silence (ou elle a bien du se dire : "les mecs, tous des laches, pff" lol), je me suis décidé à lui répondre à l'instant.

Voici ma réponse à sa déclaration :

"Salut Sandrine,

J'ai mis du temps à répondre parce que j'étais bien perplexe par ton message, et je ne voulais surtout pas répondre de manière précipitée.

J'avoue que je suis admiratif de ton audace, du fait que tu assumes tes envies et désirs sans te prendre la tête (tu as raison, la vie passe trop vite, pas de temps à perdre en simagrés et jeux d'égo à la con), du ton direct et clair de ton message.

Très sincèrement, je ne sais quoi te répondre.

Je t'avoue que je ne fais plus de plan sur la comète, que je suis un partisan de vivre les choses comme elles se présentent et sans se tordre le melon.

Aussi, j'ai le sentiment que si j'allais dans ton sens, ce serait comme signer un chèque en blanc, et tout comme tu es sincère avec moi je me dois de l'être envers toi en te disant que je ne peux signer un tel chèque.

A bientôt
Angelo
"

Qu'ajouter à ça ? Pas grand chose.

Je suis bien embêté par tout ça et m'en voudrais presque de pas avoir le coup de béguin pour Sandrine.

Mais bon, moi et la choune avec les gonzesses, ça fait deux.

Le jour ou... :


....me proposera ce que Sandrine m'a proposé, je pense qu'il y a quelques probabilités supplémentaires que je me tate avant de répondre ce que j'ai répondu à Sandrine.

Bon, je dis ça, ça se peut c'est une vraie casse c... et au bout de 2 jours j'en aurais plein les fesses et je l'enverrais bouler.

Mais bon, c'est pour dire..

Je m'attends à une réponse de Sandrine quelque peu insistante.

Je ne pense pas qu'elle soit du genre à lacher le morceau (le morceau c'est moi, groumpf) comme ça.

Je vous tiens au jus, dudes.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : Le sex, les femmes
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Jeudi 29 octobre 2009
"La société ira mieux lorsqu'il y aura moins de gens dans la rue".

                                                  ***               ***
Je suis toujours surpris de voir le nombre de personnes dans la rue lorsque je passe mes journées de visites en visites.

Des gens partout, dans la rue, dans le métro, qui marchent, parlent, attendent assis, déambulent.

C'est pas bon. Pas bon du tout.

Jugez-en plutôt à l'analyse de la composition de toutes ces personnes dans la rue :

- les bandes de jeunes mineurs qui glandent et font chier le monde = chômeurs
- les bandes de majeurs qui traînent et font chier le monde = Rmistes = chômeurs
- les vieux = retraités = chômeurs
- les petits enfants en poussette/landeau = chômeurs
- les mamans qui poussent poussettes/landeaux = femmes au foyer = chômeurs
- les pilliers de bars et alcolos dans les cafés du matin au soir = chômeurs
- les sdfs, clodos, mendiants (rue/métro) = chômeurs

La société se barre en c... je vous dis..

Pour ça que je me casse à brêve échéance de ce pays.

Pas viable à terme, ça va pêter tout ça.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : Petites pensées entre amis
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Jeudi 29 octobre 2009
J'ouvre les yeux hier avec une furieuse envie de ne rien faire.

Surtout pas de boulot, siouplait !

Ca tombe bien, il fait super beau.


Un peu trop d'ailleurs : pas de doute, la fin du monde est proche pour faire un temps pareil fin octobre ("y a plus de saison ma p'tite dame, le monde est complètement déréglé que voulez vous ?").

Me connecte rapido sur msn et voit Gwendolyne, la fameuse, celle qui va et vient, apparait et disparait avant de réapparaître au moment ou on s'y attend le moins.

Bref, la miss avait repris contact avec moi et on s'était revu, c'était la semaine dernière. Tout s'était très bien passé.

Nan et puis, je suis total relaché par rapport à elle, pas comme il y a 1 an.

J'ai bien évolué et aujourd'hui je ne veux plus me prendre le chou, avec personne.

Je cherche juste la paix, la tranquillité, être bien et surtout éviter tous les conflits et complications, j'ai assez donné.

Bref, on tchatche et je lui propose de passer la voir.

Elle habite à Pétaouchnok, super loin, et je n'y suis jamais allé (à cause de la distance d'ailleurs), alors c'est l'occasion.

Je me prépare et me casse.

Je mettrai 40mns pour arriver à Gare d'Austerlitz.

Là, je me dirige vers la correspondance pour prendre un RER, et m'arrête à une machine pour me prendre un aller/retour.

"Somme à introduire : 11,70€".

WHAT ?!!

Nan mais #%ù^$@&! quoi !!

Totalement dégouté j'introduis ma CB dans l'appareil et compose à contre-coeur mon code, avant de récupérer mes billets.

Je les regarde un instant : "12€ pour deux bouts de papiers cartonnés à la con ?" me dis-je.

Pfff !

Je me dirige sur le quai ; pas de bol le RER vient de partir.

Ok, pas grave je prendrai le suivant : je regarde le tableau pour voir quand passe le prochain Rer.

Alors, voyons voir...il passe dans...

WHAT ????

30mns !!!

Nan mais #%ù^$@&! quoi !! (bis)

Là sérieux, j'en ai ma claque : j'ai passé 40mns dans le métro pour arriver là, ai dépensé 12€, dois attendre 1/2h, et lorque le RER sera arrivé j'en aurai encore pour 45mns de voyage.

Pfff !

Comme je l'indique à Gwendolyne en sms : moi qui voulait me repose aujourd'hui, je pense que j'aurais été moins crevé si j'avais taffé.

Bref, j'attends...

                                            ***                   ***
La première chose qui m'a marquée lorsque je suis enfin arrivé à destination, c'est l'odeur de "non Paris".

L'odeur de frais, d'arbres, de nature.

Et pour le parisien que je suis, c'est immédiatement constatable, et très agréable.

Je marche un peu en dehors de la Gare et je vois Gwendolyne arrivant dans ma direction.

J'avoue qu'à ce moment là je commence à gargouiller sévère (il doit être 13h30 je pense).

J'ai droit à un petit tour dans le coin, avant d'aller prendre un rapide café chez elle, ce qui me permet de découvrir son antre.

Je comprends pourquoi elle a consenti à vivre loin de Paris : son chez elle est tout mimi et super bien fouttu, avec en plus un balcon avec vue dégagée, exposé plein sud.

Bref, un beau petit appartement, au calme, au vert, clair et calme (comme on dirait en immobilier).

On va s'acheter à manger chez un traiteur asiatique puis nous posons dans un parc ou nous passerons un petit moment.

C'est Gwendolyne qui régale le déjeûner, ce que j'accepte volontiers.

Tout ceci est vraiment très très agréable, et le fait de ne pas courir partout et de prendre ce temps pour moi, me fait vraiment du bien.

Nous terminerons chez elle pour nous poser autour d'un café, avant qu'elle me propose de monter partager sa mezzanine...

                                                  ***                 ***
Je dois repartir.

Non pas que j'en aie envie, mais 2 clientes m'attendent dans le XIIè arrt de Paris à 19h30 pour visiter un appartement à vendre.

Bah vi, c'était pas 100% sans taf..

Je me retape 45mns de retour par RER, je suis bien crevé à ce moment là (mais reposé et détendu ;-)

Une cliente annule avant la visite (merde, me déplacer que pour 1 visite, fait chier la vie !)

J'arrive sur place, et ô malheur : la cliente a déjà visité l'appartement avec une autre agence.

Je me suis déplacé pour rien et j'aurais pu rester avec Gwendolyne !

Oh non !!

Bon bah, retour à la maison alors, et me voilà à en avoir à nouveau pour 40 bonnes minutes de métro avant d'attérir totalement défoncé chez moi.

A ce moment là il doit être 20h30.

                                              ***                         ***
La soirée se passera tranquillement.

Je serai vraiment total relax, et réfléchirai à ma journée.

Je prends conscience à quel point je me malmène au quotidien, ne prenant aucun moment de répit pour passer du bon temps, toujours la tête dans le guidon, à bosser encore et encore.

Je me tue à la tache, comme si je voulais me punir de quelque chose, refusant de m'accrorder le moindre moment de plaisir.

J'ai un travail à effectuer sur moi-même à ce sujet.

Je DOIS prendre plus de temps pour moi.

Cette journée break time m'a fait un bien fou, et m'a bien donné envie de réïtérer la chose.

Il est vrai que je suis du genre hyper actif, j'adore bouger partour, faire 1 milliard de choses, voir pleins de gens, enchaîner les activités, rencontres et rdvs..

Je reconnais cependant que se branler la nouille (si vous me permettez l'expression, et ce n'est pas un mauvais jeu de mots par rapport à ma journée avec Gwendolyne), c'est pas mal non plus :-)

Psycho

Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : La vie...
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Mercredi 28 octobre 2009
La journée aura été bien longue hier, me faisant rentrer chez moi à 23h, à cause du taf'.

J'ai fini à l'Agence à 19h45 et jusque 22h, puis le temps de marcher jusque Saint Lazare, d'attendre ce damné RER E (vous savez, celui qui n'arrive jamais..), et de marcher ensuite jusque la maison, je me suis pris 1h en plus dans la tronche.

Autant dire que je suis KO.

                                                 ***                       ***
Samedi dernier.

Je rencontre 2 soeurs, des clientes pour un appart' à louer.

D'origine péruviennes, l'une plus jolie que l'autre (forcément), elles m'expliquent qu'elles cherchent depuis des mois.

La plus grande des soeurs, graphiste informaticienne me raconte qu'elle vivait au Canada avec son chéri depuis 4 ans, et que suite à leur rupture, elle revient à Paris, d'ou la recherche d'appart'.

Vu qu'elle est indépendante et non salariée, cela effraie les proprios, et depuis des mois et des mois elles cherchent en vain.

La situation est urgente, car leur préavis pour leur appartement actuel, s'achève la semaine prochaine.

En me racontant tout cela, l'émotion monte et elle se met à pleurer.

Wow ! Je m'attendais pas à ça !

- Ne vous en faites pas, je suis sur qu'il va vous arriver de belles choses. Tout vient toujours à point nommé, et la vie est pleine de surprises, leur dis-je.
- Merci.. Peut-être serez-vous notre ange ?
- Je ferai le nécessaire en tout état de cause pour vous aider. Comptez sur moi.
- Même si cela ne marche pas.. merci pour l'accueil.
- Je vous en prie. Et dites vous que votre tristesse là, c'est l'orage avant le beau temps. Vous verrez..

Nous nous quittons, je rentre chez moi et contacte le propriétaire.

Entre temps, j'avais examiné le dossier des soeurs, dossier atypique certes, mais pas mauvais.

Je vous passe les détails : je plaide à fond la cause des soeurs, et obtient l'accord du proprio.

J'appelle les deux soeurs pour leur apprendre la bonne nouvelle.

Elles sont totalement ébahies, n'en reviennent pas, elles qui cherchent depuis des mois, avec un préavis qui se termine dans une semaine, les voilà assurées d'avoir un 3 pièces !

Autant vous dire qu'elles sont aux anges (c'est le cas de le dire).

Rendez-vous est pris pour signer hier soir, mardi.

En fin de journée, j'envoie un mail à celle des soeurs qui s'était mise à pleurer :

"
Je vous avais bien dit qu'il se passerait quelque chose, et qu'il ne faut jamais désespérer dans la vie ;)

Je suis ravi pour vous, et je suis convaincu que la vie vous réserve d'autres belles surprises.

A mardi soir.
Bon we,
Angelo
"

Elle me répond :

"
Angelo,
Il y a des moments dans la vie, où l'on est tenté de laisser sortir des émotions que nous gardons bien trop souvent à l'intérieur de nous... et cela a été mon cas Samedi...
Refaire sa vie dans une ville comme Paris peut parfois paraître difficile, mais il est vrai que la vie met sur notre chemin de belles rencontres qui permettent de nous accomplir et nous redonne espoir.

Aujourd'hui, c'est vous qui nous êtes envoyé, j'espère que la vie vous le rendra. Je suis persuadée que l'on récolte ce que l'on sème :)
Merci pour votre confiance.

En vous souhaitant une belle journée,

À Mardi
"

Le we peut se dérouler tranquillement.

                                                ***                      ***
Mardi, 12h.

Mon portable sonne, je décroche.

- Angelo ?
- Oui
- C'est xxx (la soeur qui avait pleuré et m'avait répondu en mail)
- Bonjour !
- Je suis ennuyée... On ne va pas signer ce soir. On a eu la réponse pour un autre appartement.
- Ca, c'est pas sympa du tout.
- Je sais. Ecoutez, je me sens vraiment mal par rapport à vous. Tout ce que vous avez fait..
- Et moi je suis mal maintenant envers le propriétaire. Contractuellement vous n'êtes pas liées. C'est juste moralement que c'est pas top.
- Je me sens mal, vraiment. Ce qui se passe, c'est qu'après que vous nous ayez dit qu'on avait l'appartement, on a plus cherché. Mais une Agence nous a rappelé. On avait visité un appartement mais il nous était passé sous le nez. Or, les clients retenus se sont désistés, et l'Agence nous rappelle. Et comme l'appartement est plus grand, moins cher, et mieux placé...
(sur un ton un peu sec) : Ecoutez, je vais pas vous accabler ok ? Le principal c'est que vous ayez un toit.
- Vous avez été exceptionnel Angelo. Vraiment. La vie vous le rendra 1000 fois plus. Si vous voulez que je paie les frais de publicité..
(toujours sec genre dèg) : C'est bon. Je suis content pour vous. Vous avez un nouvel appartement, c'est le principal. Au revoir.

Et je raccroche, dépité sur le coup.

Tout ça pour ça !

M'être fendu le citron pour elles, avoir défendu leur dossier bec et ongles, l'avoir vue pleurer devant moi, tout ça pour que la signature soit annulée 2 jours plus tard à quelques heures de l'échéance, ça fait mal aux entournures.

Je me pose, puis réflexions faisant, me dis que l'essentiel en effet est que la miss soit sortie de ses galères.

Et puis, chose primordiale à mes yeux et bien plus importante que toucher une commission, c'est le fait de me dire que j'ai agi comme ma conscience me dictait de le faire, pour les aider : avoir agi de la manière qui me semblait la plus juste est ce qui prime par dessus tout...                     

                                                   ***                    ***
- Angelo, j'ai un service à vous demander.
- Je vous écoute monsieur x
- Voilà, j'ai une locataire qui... comment dire.. a eu quelques soucis avec la drogue. Elle était partie de l'appartement, en cure, et l'appartement avait été scellé. Pour tout vous dire, je ne m'attendais plus à la revoir. Sauf qu'elle vient de me téléphoner pour me dire qu'elle revient. Bien entendu, je ne suis pas ravi. Elle m'a posé plusieurs fois des problèmes sérieux dans l'immeuble. Aussi, je lui ai suggéré de trouver un autre appartement. Alors, je voulais savoir si...
- ...je pouvais lui trouver ce fameux appartement.. Elle paie combien de loyer ?
- 300€.
- !!!
- Je sais que vous ne trouverez pas si bas, c'était un cas spécial. Mais elle est suivie par une tutrice et peut payer un loyer "normal". Je sais que je vous tends un baton merdeux Angelo [ndlr : nan, de quoi tu parles, juste une junkie qui ne bosse plus, sort de désintox, est suivie par l'aide sociale, et faut que je trouve un proprio qui lui ouvre la porte. EASYYYYYY CAKE bien sur !!], mais ça me rendrait vraiment service.
- Je ne peux pas vous donner de garantie de résultat. Mais les moyens, je les mettrai.

On se met d'accord qu'il refile mon numéro à la dame.

Quelques jours plus tard, elle m'appelle.

Je vous passe les détails, elle vit à l'hôtel, n'a plus d'appartement, et cherche urgemment.

Elle m'aura appelée au moins 3 fois la même journée, et franchement je me rendais compte à quel point ce serait difficile.

En même temps, elle me touche cette femme qui me dit à un moment :

- Vous savez, je suis bac+5, je suis infirmière, j'ai les diplômes, mais je me suis totalement effondrée au fond du trou..

Ca m'a touché... Ce recul sur elle-même, cette simplicité à faire état de sa chute vertigineuse, j'ai eu envie de l'aider là ou je sais que la plupart des gens auraient toutes les lumières rouges allumées, se disant : "oulà, c'est un plan galère ce truc, allez on se casse".

Mais ce n'est pas ainsi que le monde deviendra meilleur, me semble-t-il.

Je lui demande de me faire appeler par sa tutrice le jour ou elle doit aller la voir (c'était 2 jours plus tard), pour que je vois avec sa tutrice les moyens financiers à disposition pour louer, et pour me faire remettre un dossier de location.

2 jours plus tard, le jour ou la tutrice doit m'appeler, c'est un monsieur qui m'appelle.

J'appréhendais un peu cet appel, car cela signifiait le début du lancement de la machine pour trouver un appart' à un cas social, et cela fait peur bien entendu car on sait que cela va être beaucoup d'emmerdes.

Ce monsieur n'est pas la tutrice bien sur. Il m'explique que la dame (celle qui cherche un appart'), ne s'est pas présentée au rdv, et que sa collègue (la tutrice) m'appellera.

- On se mettra en rapport avec vous.

Et il me salue et raccroche.

- Angelo, alors quoi de neuf avec ma locataire ?
- Et bien, j'ai fait ce qu'il fallait, lui ai parlé, l'ai écouté, puis lui ai demandé qu'elle me fasse appeler par sa tutrice pour que je vois avec elle ce qu'il était possible de faire.
- Bien.
- Le jour J hélàs, la réunion entre votre locataire et la tutrice n'a pas eu lieu, et un de ses collègue m'a appelé à la place, m'informant qu'ils me contacteraient à l'avenir.
- Bon... Merci en tout cas Angelo.

 Je ne sais pas si ils me rappelleront, et j'ignore pourquoi le rdv entre la locataire et sa tutrice a été annulé.

En tout état de cause, même chose que pour le cas précédent : l'issue importe peu (pour l'instant, je n'ai pas de nouvelle), l'essentiel étant de faire ce qui nous semble juste, non ?

                                       ***                      ***
Je ne sais ou va le monde. J'ignore comment sera notre société demain. Je déplore l'évolution (ou plutôt l'involution) des rapports sociaux et des moeurs.

Mais je pense que nous ne sommes pas condamnés à vivre dans un monde en décomposition.

Je pense que nous pouvons tous, à notre petit, tout petit niveau, créer des conditions propices à une meilleure existance commune sur cette planète.

Il est des milliers, des millions de gens qui chaque jour, tentent de faire avancer le monde dans une meilleures directions.

Tout n'est pas perdu, et tous ne sont pas pourris.

Il n'y a aucune fatalité à vivre dans la société moderne telle que nous la connaisons aujourd'hui et à subir toute cette violence, tout cet individualisme, toute cette morosité.

Nous avons chacun la possibilité de faire pencher le bon plateau de la balance.

Il suffit de le vouloir.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : La vie...
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Mardi 27 octobre 2009

23h

23h

Je rentre à peine à la maison.

Je suis très fatigué.

Me suis préparé un truc rapide à grailler.

Je posterai un article avant d'aller au lit.

A tout à l'heure :)

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : Divers
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Lundi 26 octobre 2009
Ca y est, mon père est parti pour la Normandie avec notre chien.

Il est 10h30 du matin.

Une journée à combler et je n'ai envie de rien.

La journée à venir me semble déjà sans fin, et je ne sais ce que je vais en faire.

Pas envie de travailler, de bouger mon cul.

Juste envie de rien. Y a des jours comme ça.

Et puis, la semaine passée a été effroyablement chargée, aussi je me verrais bien ne rien foutre aujourd'hui.

D'autant plus que demain je signe 2 nouvelles locations (= $$$), donc je pense que je peux me permettre de me gratter la nouille un jour, même si c'est LE jour symbolique de la reprise du travail pour le monde entier.

Putain de lundi matin, je déteste.

J'en parlais avec mon père tout à l'heure : je pense que j'ai un problème avec le taf en général.

En effet, j'ai touché 2 locs la semaine passée, je vais en toucher deux autres demain, j'ai assez d'argent pour 1 voire 2 mois d'avance : et bien non, si je ne fais rien, je me dirai tout de même que je suis un glandeur et que je gache ma journée !

C'est fou d'être comme ça tout de même !

Tu peux pas apprécier une journée sans taffer, Angelo ? Juste apprécier le fait de laisser aller ? De glander ? Sans penser au taf, sans culpabiliser parce que t'es pas en train de courir par monts et par vaux ?

Pfff, putain de psycho..

                                               ***                          ***
Alors cette journée ?

En plus il fait beau, ce serait le prétexte idéal pour aller me promener.

Bon, faut tout de même que je passe à l'Agence vite fait déposer un document et en prendre un autre pour ma journée de demain (qui elle, sera chargée, raison de plus peut-être pour me lacher la grappe aujourd'hui ??).

Sinon, rien de prévu.

Ah si, aller au sport 1h et 1h30 à la boxe ce soir.

Je pense que je vais regrouper les deux, genre 1h de muscu enchaînant ensuite avec la boxe, histoire de bien me crever, me lessiver le corps et l'esprit, me défouler.

Ce qui fait que j'aurai donc toute ma journée de libre.

Mon dieu... lol

Bon allez, y a des millions de gens sur Terre aujourd'hui qui geignent de la reprise du travail et d'une nouvelle semaine, alors je vais pas me plaindre ^^

Mais comme je vous le disais : une journée non travaillée, une journée sans courir partout = journée perdue.

Je sens que ça va se terminer en sieste de 3h, à même pas profiter du beau temps, c't'histoire, pfff...

                                            ***                            ***
Bon... donc je suis seul à l'appart', mon père est parti.

...

Remarque, ça passera vite deux semaines.

Si on me disait qu'il ne me restait que deux semaines à vivre, je pense que je trouverais pas ça long du tout..

Relativité à la con.

Bon allez, je vais prender ma douche et faire un aller/retour à l'Agence.

Pour le reste, je ne sais pas encore, on verra ce que la vie décide pour moi aujourd'hui.

Psycho
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Dimanche 25 octobre 2009
C'est demain matin que mon père part à la campagne.

Il devait partir jeudi dernier mais a préféré rester encore quelques jours.

Ce soir, j'avoue me sentir triste.

Je vais me retrouver seul dans cet appartement et mon père va cruellement me manquer.

Je m'en fiche d'avoir la trentaine et de vivre avec mon père : nous avons traversé des épreuves douloureuses communes et sommes bien l'un avec l'autre.

Je sais que mon père aime m'avoir présent à la maison, et de mon côté de même je suis ravi de partager le même toit.

Je le vois vieillir à vue d'oeil, sa dernière opération de la thyroïde l'a totalement fouttu en l'air.

Aussi, je suis inquiet également de le voir partir demain à la campagne.

Il part pour 2 semaines : on pourrait se dire que ce n'est pas beaucop, mais il suffit d'une fois pour que ce soit la bonne.

Et d'ici, je ne pourrais pas faire grand chose si hélàs il arrive quoi que ce soit là bas.

Mais même sans forcément penser à tragique, je suis triste tout court qu'il parte.

J'aime tellement mon père.

Et c'est tellement mon unique repère désormais dans ce monde, et mon unique rempart que je prie souvent dieu pour qu'il lui donne la vie éternelle, car sans lui, je ne donne pas cher de ma pauvre existence.

Psycho
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Dimanche 25 octobre 2009
Je ne voulais pas tourner en rond avec Sandrine qui avait fait un retour imprévu après 9 mois de disparition (lire ici).

Je vous le disais : j'ai apprécié son audace.

Cela étant, voilà quoi, on pas y passer 2 ans non plus.

Aussi, au terme de la correspondance via Facebook dont je vous faisais état dans le précédent article en lien ci-dessus, je lui ai demandé :

- Mais qu'est ce que tu veux de moi, for christ sake ??! lol

Voici sa réponse :

"
Je vais être claire avec toi.

Les plans culs ne m'intéressent pas, comme j'ai pu te le dire déjà il y a quelques mois... ce n'est plus ce que je recherche... même si une véritable histoire commence toujours par une attirance physique et que nous avons déjà fait l'expérience une fois ensemble, tu me plais, j'ai envie de continuer à te découvrir, c'est pour ça que je t'ai toujours gardé en tête et que je te recontacte.

Je ne m'attends à rien de plus, et toi, quelle est ta position par rapport à ça ?
"

WOW !

J'avoue que je suis resté sans voix à la lecture de ce message qui s'assume on ne peut mieux.

J'ai vraiment de la graine à en prendre, moi qui suis coincé devant toute jeune femme qui m'attire vraiment et qui ai du mal à faire le 1er pas.

Cela étant, qu'est ce que je peux répondre à ca ???

Ca fait deux jours déjà que j'ai reçu ce message et je n'ai toujours pas répondu.

Je ne sais quoi répondre en réalité.

Sandrine ne me fait pas battre le coeur et bien que souffrant de ma solitude affective, je ne suis pas du genre à sortir avec quelqu'un pour ne plus être seul.

Moi et la malhonnêteté ça fait deux, et la fois ou je l'ai été (avec mon ex), j'ai payé le prix fort et vite compris pourquoi je n'avais jamais été malhonnête auparavant.

Aussi, je me vois mal me lancer dans un truc avec Sandrine dans la mesure ou elle attend véritablement quelque chose de moi.

Quelque chose que je ne peux lui apporter.

Pourquoi n'est ce pas une nana qui me plairait grave qui m'envoit un message pareil ?

Pfff !

Bon, je vais réfléchir à une réponse et vous tiens au courant.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : Le sex, les femmes
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Dimanche 25 octobre 2009
Je sors du métro pour rentrer chez moi et tombe nez à nez avec une singulière affiche représentant un mouton dans un près, regardant tout sourire l'objectif et avec écrit au dessus avec fierté :

        COMMANDEZ VOTRE MOUTON !

J'avoue avoir été interpelé.


J'avoue ne pas connaître grand chose en la religion musulmane, ses rites, ses traditions.

Je m'était promis il y a un moment de lire le Coran, mais j'avoue ne pas m'être mis au travail.

Cette affiche fut pour moi tant effrayante que rassurante, dans la mesure ou elle me mettait face à des pratiques cultuelles et culturelles qui me sont étrangères, et qui - pour l'européen que je suis - revêtent un caractère barbare.

En même temps, cette affiche est la preuve de l'intégration de la France de cultures étrangères, diverses, et une société se doit d'être ouverte à l'extérieur.

Je suis donc rentré à la maison perplexe, ne sachant quel côté primait en moi : la répulsion d'une pratique si étrangère à mes propres moeurs, ou la satisfaction de constater que je vis dans un pays ouvert sur le monde et ses pratiques différentes.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : En direct de la rue
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