Texte Libre

Bienvenue sur le blog du Psycho.


Ce blog est une expérience : tout dire, tout relater, ne rien cacher, le bon comme le mauvais, les victoires comme les défaites, les moments glorieux comme les autres.

Parler de tout, sans tabou : de femmes, de sexe, d'argent, de mort, de mes rencontres, de mes expériences, de mes aventures, de mes projets, de mes rêves, de mes souffrances, de mes démons, de mes joies.

Vous croiserez une gallerie de personnages tous issus de mon entourage ou de mes rencontres fortuites.

Vous lirez dans mes pensées, connaîtrez mes états d'âme, suivrez une vie comme un laboratin surveille le déroulement de son expérience.

Tout ceci, sans complaisance, sans hypocrisie, avec ironie, cynisme parfois, mais toujours avec sincérité : tout ce qui est relaté dans ce journal de bord est authentique.

Bienvenue dans cette aventure.

Que le rideau se lève.

Pour m'écrire en privé : psychonication@yahoo.fr


Vendredi 9 octobre 2009
J'avais rendez-vous avec James aujourd'hui, en fin de journée, juste avant une dernière visite.

Je le retrouve, on s'assied à une terrasse de café, on se met à discuter.

Pour la faire très brêve, James était avec Ysa.

Leur histoire a duré 1 an, peut-être un peu plus.

Ils sont passés par toutes les couleurs de l'arc en ciel, avec une relation orageuse, passionnelle, à base de "je t'aime, moi non plus".

J'ai assisté en spectateur distant à toutes les phases de leur relation qui s'est mal terminée.

Ysa en effet devait partir un an en Australie.

James le savait dès le début de leur relation, mais il espérait qu'avec leur histoire, elle mette fin à ce projet, ce qu'elle n'a pas fait.

Aussi, lorsque l'échéance de départ s'est rapprochée, James s'est comporté en sale con, ignorant Ysa et la faisant souffrir.

Ils ont rompu et Ysa est partie en Australie.

Sauf que depuis, ils continuent à se parler sur msn, s'échanger des sms etc, et j'ai indiqué à James que ce n'était pas sain.

Mais James est croque d'Ysa, s'aperçoit (comme toujours) une fois qu'elle n'est plus là qu'il a été un con, qu'elle lui manque, et a commencé à déprimer.

En même temps, Ysa souffle le froid et le chaud, tantôt étant ambigue, tantôt indifférente, ce qui bien entendu est une façon pour elle de lui rendre la monnaie de sa pièce.

Bon, je dresse le paysage à très gros traits, car dire que James est le con et Ysa la sainte est totalement faux.

Mais bon, pour ne pas tomber dans 14 pages d'explication de leur relation du début à la fin sur une année, je suis contraint de faire court pour aller à l'essentiel.

                                             ***                      ***

Il y a deux jours, James m'appelle :

- Angelo, je me casse en Ukraine.
- C'est quoi ce pastis ???
- Je suis sérieux..
- Tu pars quand ?
- Vendredi 16. On se voit avant ?
- Je suis ton homme.

Hier, je lui envoie un sms : "avant de te laisser partir pour la Taïga, il faut qu'on cause. Demain 17h ?".

Il me répond immédiatement et rdv est pris.

                                                 ***         ***
Aujourd'hui, quelque part dans Paris, 17h..

- Bon, alors c'est quoi ce délire de partir en Uraine ? Toi, ça va pas..
- A la fac, c'est pas top, je me suis échauffé avec un prof.
- Qu'est ce qui s'est passé ?
- Il est gay, il m'a fait des avances trop explicites, et comme en ce moment je suis à fleur de peau, je l'ai mal pris, l'ai bousculé et insulté.
- Ouais enfin...
- Nan et puis, y a des mecs qui me font chier.
- Comment ça ?
- Je les connais depuis un bail, ils m'ont tiré de la merde, pour moi je leur ai rendu la pareille, mais pour eux je leur suis redevable à vie. Ils me font chier..
- Ca peut aller jusqu'ou ? Te faire mal ?
- Non, mais ils veulent que je fasse des trucs et je veux pas céder.
- Hmm...
- Quoi ?
- Une question.
- Ouais ?
- Si tu étais dans la merde avec ces gars, et cette galère à la fac, mais que tu étais toujours avec Ysa, tu partirais toujours en Ukraine ?

Il esquisse un sourire avant de répondre

- Bah, non..
- Evidemment que non ! Prof, types, tout ça ça alourdit un climat peut-être, mais si tu pars c'est à cause d'elle. D'ailleurs, pourquoi tu ne pars pas la rejoindre en Australie ?
- Hors de question !
- Sur ?
- Certain !
- Ok..

Pause.. Je réattaque :

- Et pourquoi pas l'Australie ?
- Ca va, c'est bon, c'est terminé avec Ysa.
- Faudrait savoir.. Vous continuez bien à vous contacter.
- Si je pars la rejoindre, elle va m'envoyer se faire foutre.
- Et ?
- J'ai pas envie.
- Autre chose ?
- Et puis si je pars là bas, elle va se dire que ça y est, que c'est du tout cuit...

Je le coupe

- Ecoute, si tu penses ça, alors je vais te dire : tu ne mérites plus rien avec elle, et c'est que vous avez rien capté les gars.

Il me regarde sans comprendre. Je continue :

- Durant des mois, durant un an, vous avez voulu jouer à l'égo, à celui qui domine, à ces conneries de jeux et faux-semblants. Ou cela vous a-t-il mené ? A la rupture. Vous n'êtes plus ensemble aujourd'hui, alors si ce break ne vous sert pas de leçon pour arrêter vos conneries de jeux débiles de combats d'égo à la noix, et bien tant pis pour vous, c'est que vous méritez cette merde !

Je suis lancé, et poursuis :

- Depuis ta rupture tu es malheureux. Et regarde ce qui se passe ? T'es suspendu à la fac pour tel cours, t'as les gars qui te tombent dessus. Bref, la vie te donne 1000 raisons de te casser. Tu es libre. Pourquoi tu n'en profites pas pour aller la rejoindre en Australie ?

- J'ai dit à mon père que j'allais le rejoindre en Ukraine.
- Et tu peux me dire ce qui t'empêche de faire une halte de 10/15 jours en Australie et d'aller ensuite en Ukraine ?
- Ben...
- Personne t'empêche d'aller en Ukraine. Mais après. Règle ce qui doit être réglé.
- Euh...
- Ce n'est que mon avis, et tu feras ce que tu veux, mais tu as tout à gagner à partir la rejoindre.
- Mais et si ça se passe mal ? Si elle me reçoit pas bien ?
- Justement, c'est ce que je te dis : tu as tout à gagner. Tu gagnes elle et une reprise de votre histoire sur des bases plus saines, ou alors ta liberté. Liberté d'esprit si ça se passe mal, parce qu'alors tu sauras que tu auras tout fait, même aller à plus de 10 000kms pour aller la rejoindre, et que si ça ne marche pas, alors tu ne pouvais plus rien faire.
- C'est vrai.
- Evidemment. Tu es gagnant quoi qu'il arrive (même si on préfèrerait que cela marche entre vous bien sur).
- Oui, mais attend, si ça se passe bien, tu me vois revenir ici à l'attendre ? Ce sera horrible !
- Justement, tu sauras pourquoi tu l'attends si vous vous retrouvez là bas. Parce qu'alors tout sera clarifié entre vous, que vous saurez être à nouveau ensemble, et que ce sera toujours mieux que la situation actuelle ou tout est flou et ou personne ne sait ou il va.

James ne répond rien, il réfléchit. Je continue :

- Et imagine qu'il se passe quoi que ce soit, je ne sais pas, elle rencontre quelqu'un, ou elle décide de ne plus te contacter. Tu te diras toute ta vie : "et si j'étais parti la rejoindre lorsque j'en avais la possibilité ?". Et crois moi, tu n'as pas envie de te poser cette question. Alors agis, profite de ta liberté actuelle pour aller la rejoindre. Tu te diras que tu as fait TOUT ce qu'il était possible de faire.

- En effet..
- Et puis tu sais, toutes les femmes ont une princesse qui sommeille en elle, et qui attend le Prince Charmant. Alors ne crois tu pas qu'elle ne sera pas touchée, émue, émerveillée de te voir avoir pris un avion à Paris pour la rejoindre en Australie ?? Est ce que nous-même les mecs, nous n'aimerions pas qu'une femme fasse cela pour nous ?
- Bien sur que si.
- Alors fonce. Et tu auras alors tout fait, et les cartes dépendront alors d'elle. Et si elle te reçoit mal ou recommence ses manigances, tu sauras que c'est bien fini, que tu t'es trompé sur elle, sur vous, et alors ce sera elle qui pourra se mordre ensuite les doigts si un jour elle regrette. Mais toi, tu auras l'esprit tranquille.

Il ne dit rien, l'air pensif. Je continue :

- En revanche, James...
- Quoi ?
- Si tu te décides à aller la rejoindre, ne tombe pas dans le piège de te dire que parce que tu as fourni l'effort toi, tu es intransigeant et qu'elle doit être à tes pieds. Sois ouvert d'esprit, soit tolérant et ne t'emballe pas si tout ne se passe pas comme tu veux. Laisse la respirer. Et si tu vois qu'elle recommence à vouloir jouer, dis lui simplement que tu es venu parce que tu tiens à elle et à votre histoire, que tu aimerais que cette histoire franchisse un nouveau cap et passe à quelque chose de supérieur, et que tu ne veux plus de ces jeux, intrigues et manigances. Demande lui alors si elle-même désire la même chose que toi. Mais ne t'emalle pas, ne deviens pas un tyran parce que c'est toi qui aura fait le 1er pas : parce qu'alors elle se sentirait prisonnière, oppressée et crois moi qu'elle se dépêcherait de faire tout le contraire de ce que tu souhaites en réaction.

J'en ai terminé. J'ai dit tout ce que j'avais à dire.

Un long silence s'étire, et durant lequel James est plongé dans ses pensées.

Il relève alors ensuite la tête, me regarde :

- Putain, tu sais que t'es chiant, Angelo ?!!
- C'est ce que je me dis tous les matins en ouvrant les yeux.
- Pfff..

Bref pause avant qu'il n'enchaîne :

- T'as raison, je vais la rejoindre. Je n'ai plus rien à perdre.
- En effet. Tu auras donné toutes ces chances à cette histoire, le reste ne dépend plus de toi, ce qui, tu me l'accorderas, est très libérateur pour l'esprit.

A partir de là, James n'aura de cesse, avec des mots différents à chaque fois de répéter :

- Je vais y aller.. Je vais la rejoindre.
- Tu fais bien. On aimerait tous avoir des secondes chances, moi le 1er. Tu as cette possibilité là, ne la gache pas avec des conneries d'égo, et fonce la retrouver.

Je regarde ma montre, l'heure tourne, je dois partir. Je sors mon portefeuille pour payer, mais James m'en empêche.

Je me lève.

- Faut que j'y aille, une visite.
- Attend ! Tu m'as pas dit.
- Quoi ?
- Et toi, les nanas ?
- J'ai une visite je t'ai dit. Ca répond à ta question ? ;)
- lol. Tu cherches pas ?
- Encore moins que ça. Bon, tiens moi au jus, James.
- Merci Angelo.
- Merci à toi pour le verre.

Et je partirai à ma visite dans un coin nauséeux du 18è arrt de Paris.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : Divers
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Jeudi 8 octobre 2009
Pas eu envie de poster hier.

Je suis rentré passablement énervé de m'être pris toute le déluge sur la tête, au point que je me suis demandé si ça vallait vraiment le coup que je prenne une (vraie) douche à la maison..

Aujourd'hui, j'ai ouvert les yeux totalement défoncé.

Je suis crevé.

Certes, je me couche tard, aux alentours de 2h du mat' (ce qui, cela étant, n'est pas si tard eu égard à mon mode de vie), et dès lors ai peu de sommeil.

Mais la fatigue est autre, et je me retrouve à nouveau agacé par tout et tous.

Me suis barré pour une visite, et voilà que sur le chemin, 25mns avant la visite, la cliente m'appelle pour annuler.

"Hé bé, encore une journée qui s'annonce merveilleuse", me suis-je dit.

Dans un genre différent, mais tout aussi déplaisant, je devais signer un bail ce soir, et cela a été annulé.

Groumpf, une commission en moins..

Je ne suis pas de mauvais poil, c'est juste que je suis agacé, blasé, que je me laisse porter par-ci, par-là.

A 17h, j'ai rdv avec James, un pote qui a des emmerdes. Je vous en parlerai ce soir dans un article qui lui sera consacré.

Je ne sais pas encore ce que ça va donner, mais ça promet d'être cocasse.

Sinon, vivement le we. J'ai envie de glander (chose que de toute manière je ne pourrai pas faire demain puisque j'ai quelques visites), de traîner en savatte et à poil chez moi, téléphones coupés, peinard, sans prise de tête.

Dans ces moments là, l'image suivante me vient immédiatement à l'esprit :


Ouais, je sais, ça fait cliché, mais des clichés comme ça, j'en veux bien tous les jours !

Maintenant, si vous préférez ça :



...ça fait peut-êtrer moins cliché, mais c'est votre choix et votre choix seulement !

J'ai reçu le mail d'une personne qui me demandait si j'avais des nouvelles de Daniel : non, je n'en ai pas et c'est tout aussi bien.

Et Samy ? Je vous en parlerai dans un prochain article ce we, mais c'est pas jojo...

Pff...

Tout ça me tue, je vous jure, ou du moins, c'est usant, et c'est sans doute la raison pour laquelle la plupart des gens ne pensent qu'à leur pomme : ça évite les tracas, et c'est beaucoup plus reposant.

Bon, après, je ne suis pas comme ça, alors..

Mais force est de reconnaître que s'impliquer dans les emmerdes des autres, par amitié et humanisme, ce n'est pas de tout repos.

14h34, mon dieu la journée ne fait que débuter et je suis déjà làs avec une envie furieuse d'aller dormir.

Mais je dois voir James à 17h, et avant ça promener mon toutou Charly, donc pour la sieste je pense que ce sera pour une prochaine fois.

Bon, j'ai quelques appels à passer.

Plusieurs articles à poster ce soir.

D'ici là, bonne journée dudes.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : Divers
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Mercredi 7 octobre 2009
Un nouvel "épisode" démarre sur Psychonication, à l'instar des "clients" ou d'autres récits.

Qui sait jusqu'ou cet épisode ira ?

                                             ***                  ***

Comme beaucoup, je me suis inscrit sur FB.

Après une période de "wow, c'est génial", FB m'a vite gonflé, au point que je n'y vais plus, sauf lorsque je reçois un mail me disant que j'ai un message.

Lire autant d'inepties me désole au plus haut point.

Il y a 3 jours, un mail me prévient que j'ai un message sur FB de la part d'une certaine Lana (on l'appellera ainsi).

"Hmm, c'est qui elle ? Elle m'veut quoi ?"

Je me connecte sur FB et m'en vais lire le message qui, en italien, et à peu de choses près ressemblait à ça :

"Bonsoir Angelo, je te contacte juste au cas ou.. je suis ravie de voir que tu viens de Naples. A bientôt j'espère. Lana ".

Je regarde la photo de la gonzesse, qui ressemble (en terme de genre) un peu à ça :


Ouais, je sais ce que vous vous dites : "il a fumé Angelo, ouais c'est ça bien sur !".

Mais je vous assure !

Bon, je dis pas qu'elle lui ressemble au niveau des traits, mais l'allure générale, ce qui en ressort, l'impression qui en est faite est celle là.

Il serait simple pour moi de copier les photos de la miss et de les mettre ici, mais je ne peux pas faire un truc pareil, vous imaginez bien.

"C'est quoi ce binz ?!" me dis je.

Avant de lui répondre, je vais me promener sur la page de la demoiselle (me souvenais pas l'avoir accepté dans mes amis, mais bon, faut croire que si puisque j'ai accès à sa page), histoire de voir un peu à qui j'ai à faire.

A priori, c'est pas un scam : la nana participe à des discut', échange des messages publics, a pleins de photos d'elle, photos qui me semblent être des photos de mode plutôt sexy.

Je lui réponds un truc sobre, quelques lignes basiques, de pure courtoisie et m'en vais dormir.

                                                 ***                       ***

Le lendemain, Lana m'a répondu.

Elle n'a pas perdu de temps, et son message est très (trop ?) aimable, avec des "merci de m'avoir répondu", "j'espère te lire très vite" etc..

Rien de vulgaire, pas de drague ouverte, mais une tonalité ultra amicale qui change de l'humeur parisienne.

Son prénom et nom sont italiens, aussi ai-je été un peu surpris de lire qu'elle était roumaine (cela étant roumains et italiens ont historiquement toujours été proches, d'ou le terme de "romains").

Je pensais qu'elle vivait en Italie, et bien non : la miss étudie en droit à Paris.

Ce qui est rigolo c'est que sur sa page, vous avez tous les gars de service qui se la jouent beaux gosses, à entrer dans une séduction amusante à lire et tellement évidente.

Je demeure pour ma part on ne peut plus en retenue, rien de séducteur dans mes réponses, sympa et cool mais neutre et sobre.

Lana semble vouloir que nous fassions connaissance, et pour l'heure je n'ai pas d'objection particulière.

Bon, si je vois que la miss est une sorte de Glenn Close dans "Liaison fatale", je pense que je prendrai mes distances (quoique... lol), mais bon pour l'instant c'est cool.

Qui vivra verra.

En tout cas, je suis intrigué par cette rencontre on ne peut plus inattendue et imprévisible.

Je vous tiens au jus de l'évolution des choses avec Lana.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : Le sex, les femmes
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Mercredi 7 octobre 2009
Article bref.

Il restait une valise pleine d'affaires de mon ex.

A contre-coeur, je me suis décidé à les jeter.

Cette fois, contrairement à la première vague de mise au rebus la semaine dernière, j'ai tout mis à la poubelle.

Je ne voulais pas que d'autres personnes les porte, alors, ça a été poubelle.

Le moment n'a pas été rigolo, mais il fallait le faire.

En revanche, il me reste toujours ce carton avec les affaires de sa grand mère et ses papiers pour la retraite ; carton que je dois garder, on sait jamais si un jour elle souhaite le récupérer.

Est ce que cette mise au rebus m'aide à couper envers mon ex ? Rien de moins certain.

Je repense souvent à elle en effet, je n'y peux rien, c'est ainsi.

On fait vraiment de belles conneries dans la vie, parfois et ma vie ne sera pas assez longue pour me mordre les doigts de mon erreur passée.

Il parait qu'on appelle ça l'expérience.

On se console comme on peut.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : Divers
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Mardi 6 octobre 2009
Je ne vais pas relater la discut' dans le détail parce que le moment fut pénible et que je ne souhaite pas ressasser un truc négatif.

En deux mots, je décide aujourd'hui de jouer au loto, choisis mes numéros, tend le billet avec une seule grille de jouée, une pièce de 2€, récupère mon ticket original et le reçu, et là, le buraliste demande à vérifier un truc.

Il regarde mon reçu et me dit de manière peu aimable que c'est 4€.

Je suis étonné car 1 grille = 2€.

Je regarde le ticket et constate qu'il y a 2 numéros chance qui ont été sélectionné.

Tiens, étrange, j'ai du faire une erreur en en cochant deux.

- On fait quoi maintenant ? me lance-t-il

Je lui indique qu'on annule le billet et que je vais en refaire un autre avec un seul numéro chance.

Je passe le truc vite fait parce que c'est gonflant, juste pour vous dire que le buraliste a commencé à piquer sa crise de nerf, à me dire qu'on annule pas un ticket, que j'ai qu'à faire attention, que ça lui prend la tête etc..

Je me contente de lui dire :

- pourquoi vous devenez agressif ?
- gfhghgfvchfghdghfg
- vous vous emportez là
- tertretertertertergdfgdfgfdgd !!!!!!
- Vous êtes parfait ? Vous ne commettez jamais d'erreur ?
- fdgjfdgkjdfmkgjdfkmgjfdkjgdkmfgjd !!!!!!
- Vous redevenez agressif monsieur... Vous savez qu'entre adulte on peut se parler calemement ?
- fddglldfgdfkgjdfkgfgdfgdf!!!
- Dites moi, est ce que c'est grave de toute façon ?

Là, le mec s'emporte et me fout dehors de son tabac, me disant d'aller jouer ma grille ailleur.

- Wow, vous êtes vraiment très commercant... lui dis-je
- C'est ca, allez, allez jouer ailleur !

Tout ça parce qu'il fallait annuler un ticket de loto, si c'est pas tragique de se mettre dans des états pareils pour si peu.

Bien sur, plus j'étais calme, plus il s'emportait (classique).

Bon, calme calme, je veux bien, enfin à l'intérieur en tout cas je bouillonnais, et je ne vous cache pas qu'en sortant de son rade, je tremblais de partout tellement l'adrénaline m'était montée au pif, et il me faudra 20 bonnes minutes d'exercices de respiration pour faire retomber le tout.

Ce qui s'est produit ce matin n'est pas grave du tout en soit, et à la limite : on s'en cogne.

En revanche, il traduit une fois de plus hélàs tout ce que j'ai pu déjà vous dire déplorer ici à Paris en terme de qualité de vie.

On ne vit plus à Paris, les gens ne se parlent plus, ils s'aboient dessus en permanence.

L'agressivité est pregnante partout, les gens sont stressés, courent dans tous les sens, se rongent le frein et s'emportent pour un rien, se mettant dans tous leurs états.

Encore maintenant, avec le recul qui plus est, je suis ulcéré et complètement ahuri de me dire que je me suis fait traiter comme une merde par un buraliste tout ça parce qu'il y avait 2 numéros chance validés au lieu d'un et qu'il fallait annuler le ticket.

A une époque (au tout début de ce blog) j'aurais moi-même basculé dans l'agressivité face à ce buraliste, tant j'étais pêtri de rage non contenue et de colère.

Mais j'ai pris le parti de me détourner de l'agressivité ambiante et de ne m'entourer de choses et de gens qui me tirent vers le haut et engendrent de bonnes vibrations.

Aussi, j'ai pris sur moi pour rester zen, et voir notre cher "ami" s'empêtrer dans sa colère ridicule.

Et le plus drôle dans l'affaire, c'est qu'à l'extérieur j'ai pris mon ticket original pour voir si j'avais bien coché 2 numéros chance au lieu d'un : même pas !

En gros, c'est bien le buraliste qui a commis une erreur, lui qui n'avait de cesse de me dire que j'avais fait une erreur, que c'était scandaleux, que si tout le monde sur terre se trompait tout le temps on s'en sortait plus et bla bla..

Quoi qu'il en soit, cette facon de vivre, ou plutôt de "non vivre" à Paname, je ne la supporte plus.

Et c'est bien la raison pour laquelle je vais aller voir si l'herbe n'est pas plus verte ailleurs.

Bien sur, le paradis n'existe pas, du moins pas sur Terre, et nul lieu de ce monde ne peut se vanter d'être parfait.

Mais il est des lieux qui me correspondront bien plus que toute cette merde parisienne.

Alors oui, je veux quitter la France, me tirer ailleurs, ne plus subir tout ce stress, toute cette agressivité, et ce manque de communication entre les gens.

En tant qu'être humains, nous devrions avoir un minimum d'égard les uns envers les autres, et ce n'est pas être un doux-dingue que de le souhaiter.

Un événement comme cette petite anecdote ridicule du loto ce matin ne devrait même pas arriver...jamais.

Alors, bon courage à ceux qui supportent tant bien que mal cette "Parisian attitude" : pour ma part, mon choix est fait.

Ce n'est qu'une question de temps..

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : Bye bye la France !
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Mardi 6 octobre 2009
Je suis au supermarché, c'était vendredi dernier.

Je déambule dans les rayons, comme le pauv' seule mec seul de tout le supermarché que je suis.

"Un peu de chocolat, ce serait fun".

Et me voilà à me diriger vers vraissemblablement l'un de mes rayons préférés.

J'arrive et me pose devant l'étal à je ne sais combien d'étagères, toutes remplies de moultes sortes diverses de chocolats.

Le moment serait presque magique, si ma concentration n'était pas soudainement dérangée par les pleurs d'un tout petit dans sa poussette.

Il doit avoir 2 ans, je ne sais pas, je ne suis pas très bon pour élucider ce genre de choses.

La mère stoppe la poussette et fait quelques pas pour chercher un paquet de bonbons pour le petit qui ne cesse de pleurer.

Je me tourne et regarde le petit.

A ce moment il me regarde, et je lui fais un beau sourire.

Il s'arrête alors de pleurer d'un coup, et me dévisage de ses gros yeux ronds.

Je lui refais un sourire et passe devant la mère qui n'a rien vu de la scène.

                                      ***                ***

Lundi dernier, je sors d'une visite.

Je m'arrête sur le bord du trottoir pour noter quelque chose dans mon agenda.

Un mec passe devant moi avec un chiot de quelques mois.

Dès que le chiot me voit, il glapit et me saute dessus.

"Oh bah alors toi ?", lui réponds-je

Le maître s'arrête et me fait un sourire, nous commençons à discuter.

Le chiot ne cesse de me sauter dessus, glapissant de joie.

- Apparamment il vous aime bien !
- J'ai un chien, surement pour ça.

On termine la discut' et le maître s'en va.

Je me retourne pour terminer de noter ce que je devais noter, puis suis interrompu par un truc qui vient heurter ma jambe.

Je tourne la tête, et c'est à nouveau mon pote le chiot qui a fait marche arrière et continue à me faire des fêtes en remuant la queue.

"Mais oui, t'es tout mignon, moi aussi je t'aime", balance-je au chiot.

Le maître revient :

- Ben dis donc, y a quelque chose là avec vous.

On continuera à discuter 2mns, puis je m'en irai.

                                            ***                   ***
Aujourd'hui, je reviens de la salle de sport et marche tranquilou dans la rue.

Une maman discute avec une dame dans la rue, sa poussette devant elle avec une toute petite fille.

Je passe, regarde la fille qui me regarde à son tour et me sourit tout en poussant des "a-ga, a-ga !".

                                        ***                   ***

Toujours dans la même rue, au bout, un café.

Je sortais de la salle de sport, c'était il y a un petit moment déjà : il y a 1 mois.

Je bois mon sirop de kiwi, à la fraîche lorsqu'un mec entre avec un chien.

Il se pose à côté de moi.

Je ne me souviens plus du contexte mais au bout d'un moment on se met à discuter.

Tandis qu'on discute, le chien (ou plutôt la chienne pour être plus précis) me fait une léchouille à la main.

Le maître ouvre grand ses yeux :

- Ca alors !
- Hmm ? Quoi ?
- C'est la 1ère fois qu'elle fait ça à un inconnu.
- Quoi, le bisou ?
- Je l'ai adopté il y a quelques années. Elle était chez des maîtres qui la battaient. Elle était traumatisée la pauvre. Depuis, mis à part moi, elle craint tout le monde.
- La pauvre, ça a du être dur en effet..
- Allez-y, mettez votre main pour la caresser, pour voir ?

Je m'exécute, j'avance ma main en direction de la chienne, pour la caresser, et elle me lèche la main ; je la caresse ensuite.

- Ca alors ! J'en reviens pas ! me dit le maître
- En général, les animaux m'aiment bien
- Ils sentent tout vous savez ! On ne peut pas leur mentir, à eux !

Je terminerai mon verre, le saluerai de même que sa chienne et m'en irai.

                               ***                      ***

Ces 4 intermèdes se sont déroulés à divers moments depuis 1 mois.

Bébés et animaux m'ont à la bonne, c'est comme ça.

Et aussi loin que je m'en souvienne, cela a toujours été le cas.

Je me dis que tout n'est pas perdu, les carottes sont pas encore cuites ! :)

Nan parce que sincèrement, à force de vous retrouver seul, vous commencez à vous demander si ce n'est pas mérité, si ce n'est pas parce que vous êtes un sale con qui ne mérite que ça.

Peut-être pas, finalement.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : En direct de la rue
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Mardi 6 octobre 2009
Pour la première fois, le fruit de mon travail m'a permis de faire mon premier cadeau.

Mais un cadeau à mon père, pas à moi.

Cela me faisait de la peine de le voir aller sur internet avec son Iphone : écran petit, limitations sur ce qu'on peut faire (ça reste un téléphone), et puis lenteur des connexions.

Du matin au soir il était là, vautré dans le canapé, ce petit téléphone à la main, tentant tant bien que mal de surfer, mettant 30mns pour voir 3 pages là ou un click de souris est suffisant.

Alors samedi en journée, je me suis décidé et ai été lui acheter ça

Je suis rentré, en faisant bien attention à ce qu'il ne me voit pas, ai sorti la bête de son carton, l'ai configurée, installé des logiciels (firewalls et autres utilitaires) pris sur le net, puis ai prétexté me sentir mal pour que mon père descende mon chien (c'était à moi de le faire en principe).

Il grommele un peu et sort le chien.

Durant ce temps, je pose la bête sur le fauteuil de telle sorte à ce qu'il tombe dessus en ouvrant la porte du salon.

L'attente me semble interminable.

Au bout d'1/4 d'heure, il revient.

Je reste là, à faire genre je fais des trucs, alors qu'en fait pas du tout, j'attendais juste qu'il ouvre la porte du salon et qu'il voit le portable.

Il part se changer, se met à l'aise, puis revient dans le salon.

A cet instant, lorsqu'il ouvre la porte et voit le portable allumé, face vers lui, le bel écran rutilant neuf lui souriant, il reste totalement coi.

Il me regarde, ahuri :

- C'est quoi ça ???
- C'est pour toi, papa. Pour que tu puisses utiliser internet dans de bonnes conditions, regarder des films, écouter de la musique, enfin tout ce que tu veux faire quoi.

Mon père était comme un gosse à qui on offrirait un cadeau à Noël, c'était super touchant.

- Merci, mon fils !

Ca fait 2 jours maintenant, mon père est ravi.

Il peut enfin aller sur internet comme il faut, avec de confortables conditions de surf, regarde des videos et des films, tchat etc.

Je le brief car il savait un peu se servir d'un ordinateur, mais sans plus, aussi je lui montre comment on fait ci, ou encore comment on fait ça, et il progresse bien.

Il est heureux, j'ai l'impression d'avoir un petit enfant à mes côtés.

Pour la première fois depuis longtemps, je le vois heureux.

Lui qui est si seul, il est relié au monde désormais et se sent ainsi moins seul, les journées sont moins longues, il se cultive, se divertit.

- Je suis bien, Angelo ! J'ai un bon fils. Je t'aime.
- Moi aussi, je t'aime papa.

Et c'est vrai que je l'aime fort fort mon papounet.

Je donnerais tout pour qu'il soit à mes côtés éternellement.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : Divers
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Lundi 5 octobre 2009
Cela faisait un moment que je n'avais plus de nouvelle de Daniel, ce pote largué par son amie Anna et qui avait plongé dans les méandres du désespoir (et de l'alcool).

Divers articles lui ont été consacrés sur ce blog.

Samedi en journée, je reçois un sms de sa part : "petite soirée chez moi avec quelques potes, tu veux venir ?".

Ok, why not, ça fait un moment que je n'ai pas relevé la tête du boulot, alors autant souffler un peu et accepter.

Je lui réponds donc que je serai là, non sans appréhension tout de même : la dernière fois que j'ai vu Daniel, il était au 36è dessous, totalement îvre, et j'espère que la soirée ne va pas se barrer en sucette.

Le reste de la journée se passe sans accroc, et me voilà arrivé devant la porte de chez Daniel : il est alors 21h.

Daniel m'ouvre, et là premier constat : il a l'air pas trop mal.

"Il est pas déchiré, c'est déjà ça de gagné", me dis-je alors.

- Angelo !! C'est cool que tu sois venu ! Entre !
- C'est rien, merci à toi.

Dans l'appart' de Daniel, 7 à 8 personnes max, filles/mecs à égalité environ, petite zic en fond d'ambiance, et petit buffet de circonstance organisé par Daniel.

Je regarde non sans crainte les bouteilles d'alcool qui s'offrent à nous et me mets à mon aise.

Je ne connais qu'un mec dans le lot, le reste je ne les connais pas.

C'est marrant de voir de nouvelles tronches, et pour l'essentiel les gens qui sont là ce soir doivent avoir 27 à 35 piges, tous employés dans diverses boites, allant au ski en hiver et à la mer en été.

Je parlotte avec le gars que je connais vaguement puis me laisse porter par la soirée sans me prendre la tête.

Tout le monde se connait, aussi je suis le petit intrus, le petit nouveau, et je sens bien que ma présence intrigue ce petit groupe de gens.

Tandis qu'ils sont en train de discutailler de trucs inintéressants, je les observe, me demandant combien d'entre eux sont venus au chevet de Daniel durant les 2 à 3 mois ou il était au fond du trou..

Peut-être tous après tout, même si j'ai des doutes.

Tous ont l'air en effet tellement dans leur confort, que je les imagine mal répondre au pied levé à un appel de Daniel totalement torché, à 23h ou minuit.

Mais bon, les apparances sont parfois trompeuses, la preuve : vu comment je suis sapé, qui penserait que le boulot marche si bien ?

Bref, la soirée se passe sans encombre, les gens grignottent et boivent.

Ils boivent surtout en fait, c'est la réflexion que je me fais à un moment.

C'est peut-être parce que j'ai arrêté de boire que cela me marque autant, mais en effet, j'ai vraiment le sentiment qu'ils boivent tous comme des trous.

Aussi, arrivé à un moment tout ce petit monde est passablement gai et j'ai le sentiment d'être le vilain petit canard à être sobre comme un jésuite.

Il est pas très tard, peut-être 23h30 lorsque Daniel va pour se servir un nouveau verre.

Et c'est là que le drame éclate.

- Vas-y mollo Daniel, fais-je l'erreur de lui dire.
- Qu'est ce qu'il y a Angelo ? C'est quoi le problème ?

Je suis surpris par sa réaction agressive. Les gens ne sont même pas gênés, ils sont dans leur bulle, tous gais et éclatent de rires, ce qui a pour effet de renforcer Daniel, qui enchaîne :

- T'es qui pour me dire si je dois picoler ou pas ? T'es pas mon père, si ?
- Pourquoi t'es agressif, Daniel ?
- Parce que tu me fais chier Angelo !

Je suis totalement secoué par la rudesse de Daniel.

Un mec intervient :

- C'est vrai, laisse le boire s'il en a envie.

Je lui fracasserais bien une bouteille sur la tête à lui, mais je me dis que ce n'arrangera probablement pas les choses, aussi je sers les dents et ne réponds rien.

Du coup, mon silence agace encore plus Daniel qui rempile une fois de plus :

- Tu te crois meilleur que tout le monde, hein ? C'est ca ? Monsieur je donne des leçons.
- Je donne de leçons à personne. Je te conseillais juste de...
- Hé ben tes conseils tu te les fous au cul, t'as pigé ?!

Daniel est désormais fou de rage, et je suis ko par la tournure que prennent les événements, je ne m'attendais pas à ce que ça vole en sucette comme ça et n'arrive toujours pas à comprendre comment on a pu en arriver là.

T'as forcément les bouffons de service qui interviennent :

- Cool Daniel, laisse le (dit un x#^&%@), c'est pas grave.

Je sens bien que l'auditoire n'est clairement pas de mon côté, aussi je me lève et me dirige vers l'entrée pour prendre mon manteau.

Daniel n'en vole pas une miette et poursuit :

- C'est ça, casse toi, tu sais faire que ça de toute manière !
- Je m'en souviendrai la prochaine fois que tu m'appelleras à la rescousse.
- Allez dégage ! me vomit-il en pleine tête.

Totalement dégoûté par autant de haine gratuite, je mets mon manteau et me tire.

Dans la rue je n'aurai de cesse de revoir la scène et le déversement de toute cette agressivité.

Daniel a peut-être raison : j'aurais peut-être pu faire plus lorsqu'il était au fond du trou, totalement désemparé par la rupture avec Anna ?

J'ai peut-être mérité tout ça après tout.

Quoi qu'il en soit, il est certain que ma patience a des limites, et que me faire traiter de la sorte a quelque peu calmé en moi les ardeurs d'avoir à nouveau à faire avec Daniel.

Pour autant, je serais bien embêté s'il se remanifestait, car je sais qu'il est pas bien, et qu'il ne se remet pas de sa rupture.

C'est pas que je veuille tout excuser, mais une fois de plus, je l'avais déjà dit, je suis passé par là, je sais ce que c'est que de se sentir abandonné, et sans personne.

Alors, est ce que je peux en vouloir à Daniel ?

Oui et non, c'est compliqué en fait.

En tout cas, de mon côté je ne chercherai pas à le recontacter. Je cherche des relations saines et épanouissantes avec les autres, pas des psychodrames à la pelle.

Les pensées n'ont pas arrêté de tourbillonner dans ma tête durant tout le trajet retour, et je fus bien ravi d'être accueilli par ma petite boule de poils qui manifestement n'a pas de moi la même image que Daniel.

Psycho
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Lundi 5 octobre 2009
Salut à tous,

Un rapide coucou, je suis à peine rentré que je dois repartir.

Le genre de journée ou vous n'avez pas le temps de penser tellement les choses vont vite.

Le we fut pas mal, et plusieurs articles à venir ce soir.

Bonne journée en attendant :)

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : Divers
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Jeudi 1 octobre 2009
Je vous disais très récemment que Madame D, la mère d'un ami d'enfance (que je ne vois plus, mais peu importe) envisageait de vendre son appartement dans ma résidence.

Aussi, fit-elle appel à moi pour m'en charger.


Les détails de la présentation liminaire de Madame D sont ici.

Je lui trouve un jeune couple très intéressé et la visite se passe à merveilles.

La visite se passe trop bien justement, et le lendemain je trouve un message de Madame D me disant qu'elle ne souhaite plus vendre.

MERDE !

Car bien entendu pile poil à ce moment là j'ai un message des clients me disant qu'ils sont prêts à faire une offre !

Groumpf !!

J'appelle Madame D et lui propose de passer la voir après mes visites pour que nous en parlions en face.

Je vais être franc : mon but n'était aucunement de pousser Madame D à partir de chez elle, mais juste d'entendre ses motivations pour ne plus souhaiter vendre, elle qui désirait tant retourner dans le sud de la France.

Je vous passe les détails de la journée et j'arrive chez Madame D.

Elle me reçoit toute gênée, et m'explique avoir eu une violente querelle avec sa fille (personnage au tempérament de feu, quelque peu bipolaire par ailleurs) qui vit dans le sud.

- Tu comprends Angelo, avec ma fille c'est compliqué. Ca peut se passer très bien, mais elle peut être très violente avec moi. Qu'est ce que je ferais alors là bas, dans le sud, quand ça se passera mal ?
- Mais je pensais que la vie parisienne ne vous plaisait plus ? Et que justement, vous souhaitiez vous rapprocher de votre fille et de votre frère.
- Mon frère n'est pas à xxx. Il est à yyy (ndlr : à 1h je dirais par la route). Et puis, ici j'ai mes amis tu comprends ? Là-bas, je serais plus seule.

Bien entendu, je ne peux que comprendre. Elle poursuit :

- J'ai toujours envie de partir. Mais je veux prendre mon temps. Ne pas précipiter les choses. Et là, ça va un peu vite.
- Surtout que j'ai une mauvaise nouvelle.
- ???
- Les clients que je vous ai amenés hier étaient prêts à faire une offre.
- Ah...

Pause. Elle reprend

- Je suis tellement navrée pour toi, Angelo. Tu as travaillé, tu as été très efficace, et je te dis aujourd'hui que je ne vends plus.
- Ne vous en faites pas Madame D. Il n'y a pas de souci entre nous. Ôtez-vous ce poids.
- Merci. Tu sais, mon fils est venu aujourd'hui, il m'a dit : "prend ton temps, maman".
- Il a raison.
- Je vais aller à xxx. Je vais regarder aux alentours, les appartements et les maisons. Mais c'est une décision importante tu comprends, et je réalise aujourd'hui que je ne suis pas prête.
- Je vous comprends. Lorsque vous le serez, faites moi le plaisir de ne pas appeler Century 21 et faites moi signe.
- Je ne passerai que par toi !

Et puis nous continuons à discuter. Madame D, comme je vous le disais lors du 1er article qui lui était consacré, a besoin de parler.

Elle n'est plus toute jeûne : plus de 70 ans, on a envie de parler, de partager des choses arrivé à ce moment de la vie.

Je ne pourrais plus vous dire comment le sujet est arrivé sur la table, mais nous nous sommes mis à parler de ses parents.

Son récit de vie m'a littéralement glacé les os.

Jugez-en plutôt :

- Tu sais, ces dernières années, la vie ne m'a pas gâtée, me dit-elle.

Je la regarde sans rien dire. Que pouvais-je dire ? Elle poursuit :

- Quand mon père s'est suicidé, ça a été difficile.
- Oh... désolé... je ne savais pas.
- Il s'est donné la mort à 94 ans..
- QUOI ??
- C'était en 2004.
- Pardon mais... ça parait... tellement "bête" d'en finir à 94 ans !
- Il n'en pouvait plus de voir sa femme devenir impotente, et ne supportait pas l'idée de devoir avec elle aller à l'hospice. Maman n'allait pas bien. Je me souviens ce soir là. Il allait bien pourtant, on avait mangé tous ensemble, on avait discuté. Durant la nuit lui et moi on s'était occupé de maman. Et puis, durant la nuit, j'ai entendu un bruit sourd. Mais il avait choisi la chambre du bas, celle qui donnait sur le jardin. Ca lui permettait d'aller et venir tranquillement. Alors, je me suis dit "c'est papa qui rentre et claque la porte".

Elle s'arrête un instant, je suis captivé par son récit.

- Et puis, le lendemain matin, je me lève et je demande à ma soeur "ou il est papa ?". On l'avait pas vu de la matinée. Je me dirige vers sa chambre, j'ouvre la porte. Je le vois, allongé sur le lit. Là Angelo, j'ai tout de suite eu une intuition que quelque chose s'était passé. Je me suis approché en l'appelant "papa ?", mais il ne répondait pas. Je me suis approché encore, et c'est là, à ce moment que j'ai vu la carabine.

- Carabine ??
- Oui (ndlr : elle me fait un geste en simulant le bout de la carabine sous son menton, c'est en se tirant une balle sous le menton que le drame s'est produit).
- ...
- J'ai eu de la "chance". Je n'ai vu que le "bon" côté, il était de profil. Car des semaines plus tard, au moment des obsèques, la personne des pompes funèbres me dira : "vous n'avez pas vu l'autre côté, dieu merci, car je peux vous assurer que ce n'était pas joli du tout...".
- J'imagine. Ca a du être dur pour votre maman aussi.
- Oh ben maman, tu sais, ça n'a pas été compliqué.. Elle était malade, âgée déjà. Il a fallu la faire hospitaliser pour qu'on s'occupe d'elle en permanence. Le médecin nous a dit : "il faut la faire interner, c'est pour son bien". Elle nous en a toujours voulu. J'allais la voir à l'hôpital et je lui disais "maman, c'est moi, c'est ta fille", elle ne répondait pas, elle ne me parlait plus, elle gardait la tête baissée, le regard au sol, sans rien dire.

Je suis totalement absorbé par son témoignage et ne dis rien. Elle continue :

- Elle était là, dans cet hôpital horrible, entourée de personne totalement gagas. Elle s'est laissée mourir. Un an après la suicide de papa, elle disparaissait à son tour... Elle n'avait plus envie de vivre, ne mangeait plus, s'est totalement laissée dépérir. C'était en 2005.
- Et en 2007...
- En 2007, c'est mon mari qui décède.. Alors tu vois, Angelo, ici j'ai mes repères, mes amis. A xxx, dans le sud, c'est vrai que la vie est plus agréable, le temps meilleur, que j'ai ma fille, mais ce n'est pas si simple pour moi.
- La vie ne vous a pas préservée, Madame D. Je suis vraiment désolé.
- Tu es mignon. C'est la vie, justement.

Ses yeux deviennent humides, elle est émue. Parler de tout ceci l'a forcément remué.

Je resterai encore un moment, juste à l'écouter.

Au moment de partir, je lui dis :

- Je reviendrai prendre l'apéritif avec vous, Madame D.
- Tu es gentil, Angelo. Tu ne m'en veux pas pour l'appartement ?
- Je vous l'ai dit : ôtez-vous tout souci avec ça. Prenez votre temps avant de partir. C'est une décision importante. Ne vous précipitez pas. De toute façon, on se croise souvent dans la résidence, on va se revoir vite.
- Merci beaucoup, Angelo.
- Prenez bien soin de vous, Madame D.

Et je pars.

Madame D est la preuve même du courage face aux adversités de la vie.

En l'espace de 3 années, elle a perdu ses deux parents et son mari.

Elle vit seule aujourd'hui, dans son grand 3 pièces, avec sa chienne.

Son fils vit sa vie avec sa compagne, il l'appelle 2 fois par jour, mais est absorbé par sa vie de couple.

Sa fille se marie dans 10 jours, vit dans le sud, et a un caractère très difficile et une relation houleuse avec Madame D.

Comme le dit Madame D : "xxx n'est pas méchante, elle souffre c'est tout. C'est un chat écorché.".

Je respecte beaucoup Madame D.

Si je puis l'aider d'une façon ou d'une autre, je le ferai.

Elle a tout mon affection, tout mon soutien, et toute mon admiration.

Oui dudes, la vie est compliquée, la vie est difficile, et il est des âmes comme Madame D qui montrent le chemin du courage.

Et ce, malgré la souffrance, malgré la solitude d'une fin de vie dévastée par les drames humains de l'existence.

Ici se clôt cet article.

C'était "Les drames de Madame D".

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : La vie...
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