Texte Libre

Bienvenue sur le blog du Psycho.


Ce blog est une expérience : tout dire, tout relater, ne rien cacher, le bon comme le mauvais, les victoires comme les défaites, les moments glorieux comme les autres.

Parler de tout, sans tabou : de femmes, de sexe, d'argent, de mort, de mes rencontres, de mes expériences, de mes aventures, de mes projets, de mes rêves, de mes souffrances, de mes démons, de mes joies.

Vous croiserez une gallerie de personnages tous issus de mon entourage ou de mes rencontres fortuites.

Vous lirez dans mes pensées, connaîtrez mes états d'âme, suivrez une vie comme un laboratin surveille le déroulement de son expérience.

Tout ceci, sans complaisance, sans hypocrisie, avec ironie, cynisme parfois, mais toujours avec sincérité : tout ce qui est relaté dans ce journal de bord est authentique.

Bienvenue dans cette aventure.

Que le rideau se lève.

Pour m'écrire en privé : psychonication@yahoo.fr


Jeudi 1 octobre 2009
14h10

Je viens de terminer de déjeûner.

Ce matin après avoir posté le chèque ici, j'ai été le déposer à la banque, puis direction salle de sport ou j'avoue avoir bossé sans envie ni passion.

En plus, c'était une séance consacrée aux jambes et je déteste ces séances là !

J'avais pas trop envie de parler, à la salle, alors je suis resté dans mon coin à m'entraîner tout seul.

En sortant, je me suis senti fatigué, envie de pas grand chose.

Je suis rentré à pieds, j'avais envie de marcher, de prendre l'air, de ne pas me retrouver assis enfermé dans un wagon sordide de métro.

Marcher m'a fait du bien et durant tout le trajet j'étais dans mes pensées.

Mon portable professionnel a sonné à quelques reprises : je n'ai pas décroché.

Pas envie de parler aux clients, pas maintenant.

Qu'ils me laissent des messages s'ils sont motivés et je les rappellerai plus tard, quand le coeur y sera.

Là, pour l'instant, j'ai envie de parler à personne.

Suis rentré donc, et n'ai pas trop parlé à mon père : une fois encore, je me suis retrouvé depuis que j'ai ouvert les yeux ce matin dans un humeur peu encline à la parole.

Je me suis fait mon déjeûner de sportif (si vous saviez ce que je mange, vous trouveriez ça austère lol), puis là je rédige ce message, me disant que je n'ai pas envie de passer des appels pour démarcher des proprios.

Je me sens très fatigué, alors une fois n'est pas coutume, je m'en vais aller me reposer 2h.

Une bonne sieste des familles comme cela fait bien longtemps que je n'en ai pas eue.

J'aurai des choses à vous dire en fin de journée, des articles à poster.

J'ai donc plutôt intérêt à être en forme ! ;)

Allez, à tout à l'heure dudes, votre serviteur est vraiment claqué et s'en va se requinquer le corps (et si possible l'esprit) quelque peu.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : Divers
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Mercredi 30 septembre 2009
Funky 1er octobre qui permet de toucher ceci :


En fait, comme vous pouvez le constater, le chèque date du 9 septembre.

Je l'ai touché ce jour là, à l'occasion d'une vente qui se signait.

Mais comme mon mois de septembre était déjà bon, que je savais que je devais toucher des commissions de locations par la suite, et qu'au final en effet septembre a affiché un solde positif de 3906.42€, j'avais décidé de reporter l'encaissement du chèque ci-dessus au mois d'octobre.

Octobre affiche donc aujourd'hui un solde positif de : 7608.70€

Je pense que ce solde me suffit amplement pour ce mois ;)

Dès lors, tout ce qui peut tomber désormais sera différé en encaissement au mois prochain (comme la commission de loc' que j'ai touchée hier).

Psychologiquement cela est mieux pour moi car je me dis du coup que tous les mois je gagne de l'argent (ce sera utile pour les mois creux d'hiver).

Bonne journée à tous, je vais au sport, je posterai plus tard à nouveau.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : Le taf, putain fait chier !
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Mercredi 30 septembre 2009
20h45, je rentre à la maison à l'instant.

La journée a commencé tôt pour moi : mon père étant fébrile, je dois m'occuper de Charly, ma boule de poils et le sortir.

Je remonte, la tête dans le cul. Même pas eu le temps de prendre un café.

Le docteur de famille vient ausculter mon père qui ne se sent pas bien depuis quelques jours (lire ici). Il n'explique pas trop, et prescrit de nouvelles analyses de sang pour vendredi (super, pff).

Je pars pour la salle de sport, je suis pas particulièrement happy.

Je vais m'éclater le dos un peu. C'est important pour un mec d'avoir un beau dos.

Remarque, de beaux bras, un beau torse, de belles épaules, aussi.

Surement parce que tout est important que je vais si souvent à la salle.

Sauf que parfois je me demande pourquoi je me sue à y aller 1h six fois par semaine pour avoir un corps potable, vu à quel point ça sert (mdr).

Je croise Hans à la salle, encore un mec qui veut changer de vie. Hans est gardien d'immeuble, il en peut plus de Paris. Il rêve de sud, de soleil, et envoie des cvs à qui veut bien les lire (c'est à dire pas grand monde pour l'instant).

Je rentre, Madame D me laisse un message sur mon portable, chiote, il manquait plus que ça.. J'y reviendrai dans un prochain article.

Je miam vite fait, promène mon chien, vais voir Madame D, puis reviens à la maison, parle un peu avec mon père sur le balcon, puis repart pour l'Agence.

Je dois signer une location.

Dans les couloirs du métro, je n'arrête pas de tomber sur cette affiche :


Ce qui, bien sur, aigri comme je suis sur le sujet (lol), me fait pester tout le long du trajet.

Ces deux mains qui se tiennent, ça me déprime.

Vraiment, c'est ce que je vous disais hier : j'ai le sentiment que plus jamais ça ne m'arrivera.

J'arrive à l'Agence, prépare la signature. 40mns plus tard, les clients arrivent : deux mecs.

Je les suspecte de se faire autre chose que la bise, surtout vu comment l'un d'eux me regarde durant toute la signature.

"Pff, c'est ce que je dis toujours : les homos ou les boudins. Je suis condamné à ne plaire qu'à ça.".

Néanmoins, je reste professionnel, ne montre rien, encaisse ma commission.

Je la posterai pas ce mois-ci : je vous expliquerai ça dans un prochain article.

Ils se cassent.

Mon responsable était parti un peu avant, aussi je suis tout seul à l'Agence.

Il est 19h45.

Je regarde par delà la fenêtre les gens qui regagnent leur domicile ou qui sortent, de même que les automobiles.

L'Agence est en effet sur les Champs, ça grouille donc de vie, de gens, de bruits.

Je tiens dans ma main mon chèque, tout en regardant la vie à l'extérieur.

Le sentiment est étrange, je me sens totalement déconnecté de tout.

Au bout d'un moment, je me décide à rentrer.

Sur le chemin, je suis dans mes pensées.

Je repasserai un nombre incalculable devant :


Ce qui me fera pester à nouveau, groumpf !

Je rentre à la maison, doit envoyer quelques mails professionnels, puis je vais dans ma chambre, dépose mon chèque sur le bureau.

J'ai bien sur salué mon père, caressé ma boule de poils, sorti la poubelle atrocement pleine (merci papa du cadeau), et ai regagné mon antre pour commencer à écrire cet article.

21h15, faut que je sorte le chien. Bougez pas, je reviens.

......

(10 putain de minutes plus tard)

De retour.

Pas encore bouffé.

Suis explosé, mes yeux peinent à rester ouverts.

Journées chargées + sport + promenades du toutou = DEAD :-(

Moi qui aime tant veiller le soir et la nuit, fait chier la vie.

Je repensais à cette blogeuse qui me mail depuis un certain temps et me demandait il y a quelques jours si j'avais choisi ma destination.

Je lui ai pas encore répondu, faut que je le fasse (et que je trouve une réponse lol).

A propos de voyage, j'ai croisé un client il y a quelques jours, qui bosse pour une Cie aérienne et qui a fait un break de 2 ans pour faire le tour du monde.

Totalement allumé le gars.

Lorsque je l'ai vu, il venait à peine d'attérir à CDG une heure plus tôt et n'avait dormi que 2h en une journée.

Le retour à la "vraie" vie semblait pas forcément évidente, et j'avoue que c'est assez flippant.

Mais c'est quoi de toute façon la "vraie" vie ? Rester ici à taffer comme un boeuf, un mouton, une oie, peu importe l'expression, ou partir, se casser, n'en faire qu'à sa tête, vivre comme on souhaiterait vivre ?

Ah zut, j'y pense maintenant, j'ai pas fait circuler les richesses ce soir, pas trouvé quelqu'un dans le besoin.

Pour les nouveaux arrivés, j'ai édicté la règle suivante : à chaque fois que je touche une commission, je dois à mon tour donner un peu d'argent à un sans abri, histoire de faire "tourner les richesses" et circuler les énergies.

Faudra que je donne demain.

21h40, je commence vraiment à avoir la dalle, vais aller me faire à miam.

Amis du soir, bonsoir..

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : La vie...
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Mardi 29 septembre 2009
Petit mot bref de 00h10.

Pas trop envie d'écrire depuis 2-3 jours, en effet.

La radio des poumons de mon père n'a rien révélé d'anormal, comme je le disais, tant mieux.

L'analyse de sang en revanche n'est pas très bonne et plusieurs lignes de résultats sont en deçà ou au dessus des normes.

Ses globules blancs sont en surnombre, ce qui est révélateur d'une attaque.

Car globules blancs = défense de l'organisme, donc s'ils prolifèrent c'est pour pour faire face à une attaque virale ou microbienne.

On en saura plus demain, mais cela expliquerait pourquoi mon père manque de tonus depuis quelques temps.

Le taf avance bien, et j'ai encore bouclé une loc' aujourd'hui.

Je suis en passe d'en boucler une seconde dans la semaine, et une visite de vente pourrait peut-être aboutir à une offre.

En conclusion : niveau taf, le ciel est toujours bleu et j'en parlerai plus en détails lorsque les affaires se concrétiseront par de jolis chèques.

Pour le reste, je rumine, je groumpf, je peste.

Tout me fatigue et je reprends doucement le chemin du repli.

Je compte plus que jamais me tailler en décembre ou janvier, faire un break, aller respirer l'air ailleurs.

Mon célibat subit me fatigue de plus en plus, commence sérieusement à me porter sur le système.

J'ai le sentiment que PLUS JAMAIS je ne serai avec quelqu'un.

Le sentiment n'est pas agréable.

J'attends quelque chose qui n'arrive pas : une grâce, une rédemption, une nouvelle chance, un tournant important.

La fatigue accumulée, liée tant à mon activité professionnelle qu'à mon manque chronique de sommeil chaque nuit, me dévore un peu plus chaque jour.

Et me voici dès lors à traîner ma besace, accablé d'un ennui certain.

Allez, je vais au lit, pas envie de me lamenter sur 10 pages, c'est déjà assez comme ça.

Et puis, je suis crevé, et il serait peut-être un peu temps que je m'écoute un peu et que j'aille me reposer lorsque le corps me rappelle à l'ordre.

Je vous dis à demain dudes, je serai (je le souhaite) en meilleure disposition pour discuter avec vous.

Psycho
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Mardi 29 septembre 2009
Hier en fin de journée, alors que je terminais une visite et parlais avec la cliente, mon portable personnel sonne.

Sur le coup, je ne peux décrocher.

Une fois la cliente partie, j'écoute mon message.

Mon père, une voix très glauque, m'indique se sentir mal.

Je l'appelle tout de suite.

Il décroche, mais peine à parler.

Il parvient juste à me dire qu'il grelotte et qu'il se sent mal, avant d'être pris d'une quinte de toux et de spasmes pour vomir (je vous laisse imaginer ce que la conjugaison des deux rendait en terme de bruit flippant !).

La communication se coupe alors, me laissant sur les Champs Elysées, loin de chez moi, totalement désoeuvré.

J'appelle en urgence le SMUR, mais ce dernier ne répond pas !

Je les maudis de tout mon sang, et appelle le SAMU.

Une opératrice prend mes coordonnées, téléphone de mon père, me demande de lui expliquer la situation, ce que je fais.

Elle me met en relation avec un docteur qui s'engage à l'appeler.

J'appelle mon père, il décroche, et ne va pas bien du tout. Une fois encore, la communication se coupe !

Je m'engouffre dans le métro, me faisant tous les films du monde dans ma tête : c'est pour ça que j'avais le cafard dimanche, je pressentais que quelque chose allait arriver, et là je vais rentrer à la maison et trouver mon père raide mort, et je vous annoncerai que ce blog est fermé pour cause de drame familial etc etc

Je me fais mille films, totalement inquiet.

J'arrive à la maison, mon père est au lit.

Il me dit aller un peu mieux.

Je suis rassuré, il est toujours vivant.

Le médecin du Samu arrivera en soirée, il n'a pas pu indiquer d'heure.

Je reste avec mon père, je suis inquiet.

- Tout ça depuis l'opération de la thyroïde, me dit-il.

En effet, cette opération a totalement achevé mon père, qui depuis, voit sa santé fragilisée : il n'a plus de souffle, ne récupère plus, est fatigué en permanence etc.

Dans la soirée, le médecin arrivera après 21h, et prescrira une radio des poumons (mon père tousse gras) et une prise de sang pour vérifier la présence d'un microbe/virus.

Je me retrouve avec mon père, dans la cuisine, je suis songeur, mon père s'en aperçoit et me lance :

- Ne t'inquiète pas, fiston. Je suis solide.
- Je sais papa, mais imagine si tu avais été à la campagne (mon père devait en effet repartir pour la campagne depuis 3 jours) et que cela t'était arrivé là-bas !
- J'y ai pensé moi aussi.
- Qu'est ce que j'aurais pu faire ?!
- Je ne partirai pas là bas tant que je ne serai pas à 100% bien.

Je le prends dans mes bras et on se fait un calin.

                                           ***                   ***
Bien plus tard encore dans la soirée, et alors que mon père s'est endormi, je repense à ces événements.

Je me dis que je m'inquiète de plus en plus pour mon père qui voit sa santé se fragiliser depuis le décès de ma mère (influence psychologique) et physiques avec ses 3 opérations rapprochées les unes des autres (pancréas, aorte et artères, thyroïde).

Je me dis que je n'ai plus que lui, qu'il n'est pas éternel, et que ça va bien arriver un jour.

Je me dis aussi que c'est dans ces moments là, comme ce soir ou j'ai eu peur pour lui, que j'aimerais avoir une petite fée à mes côtés. Juste là, à me prendre dans ses bras et à me dire dans le creux de l'oreille : "ne t'en fais pas, tu n'es pas seul".

Au lieu de cela, je regarde par delà la fenêtre de ma chambre, et contemple les lumières allumées au loin, dans un silence assourdissant.

                                        ***                       ***
La radio des poumons est vierge, dieu merci, mon père a été la faire ce matin et a eu les résultats instantanément.

J'irai chercher les analyses sanguines de mon père un peu plus tard, elles n'étaient pas disponibles après qu'il les ai faites.

Elles devraient déceler la raison de son malaise hier et de son état fébrile soudain, du moins je l'espère.

Nous verrons bien.

Psycho
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Dimanche 27 septembre 2009
Lorsque j'étais enfant, je me souviens que je n'aimais pas le dimanche.

C'était un jour ennuyeux.

Mais plus encore, je détestais le dimanche soir.


C'était le moment ou je savais que le lendemain je devrais retourner à l'école, avec toutes les angoisses qui y étaient liées et je me souviens que je regardais l'heure passer le soir avec effroi, guêtant le moment ou je devrais aller au lit.

Ce moment tant redouté coïncidait avec la fin du 1er film, étant entendu qu'il était déjà bien tard pour le petit garçon que j'étais.

J'allais me mettre au lit, totalement angoissé, la porte de ma chambre volontairement ouverte, afin d'entendre le bruit de la télévision émanant de la chambre de mon père qui lui, pouvait se permettre de regarder le film de seconde partie de soirée.

J'étais là, dans mon lit, cafardeux, le moral en berne, enviant mon père et tentant de trouver un peu de réconfort dans le bruit qui s'échappait de son téléviseur.

                                    ***                       ***
00h03.

Je me sens ce soir comme le petit garçon que j'étais, chaque dimanche soir.

Oui, ce soir, pour une raison inconnue, je sens cette chappe de cafard sur moi.

Qu'est ce qui me rend si morose ?

Qu'est ce qui rend l'ambiance si pesante ?

Ce ne peut être la reprise du travail demain puisque je fais un peu ce que je veux de mon taf, et puis ce travail ne me porte pas du tout sur les nerfs, au contraire je l'apprécie.

Alors pourquoi cette petite humeur que je sens bien présente depuis le début du soir ?

L'analogie avec le dimanche soir petit est évidente : je me sens dans le même état qu'alors.

Est-ce la fatigue ?

Est-ce la solitude ?

Est-ce mon inquiétude pour mon papa que je vois prendre de l'âge chaque jour ?

Est-ce le fait qu'il reparte dans les jours qui viennent, et pour tout l'hiver ?

Est-ce que je tourne en rond ? Dans ma tête ? Dans ma vie ?

Qu'est ce qui fait que ce soir je me sente si bluesy ?

J'espère que la semaine va apporter de nouvelles couleur à mon spectre d'humeur actuelle.

Quelques petits événements devraient intervenir ; je vous en parle bientôt.

Pour l'heure, je vais surfailler sur le net, histoire d'occuper mon insomnie.

Psycho
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Dimanche 27 septembre 2009
Trois jours que je lutte contre une saloperie de virus ayant choisi de venir roupiller dans mon ordinateur.

Trois jours et deux nuits écourtées pour mener cette lutte sans relache.

Saloperie de virus de m...

Dieu sait comment c'est arrivé, mais un matin, ce matin là il y a 3 jours, quelque chose ne tournait pas rond dans mon pc : ultra lent, la moindre page ou action mettant 3 plombes, messages d'erreur, reboots impossibles etc etc...

J'ai bien envoyé tous mes petits soldats au front, mais l'ennemi était coriace, et en fait venu en nombre !

Voici ce qu'un scan m'indiquera en cours de travail :


197 VIRUS !!!

Et je précise que c'était en cours de scan : au final il y en aura 300 !

J'efface ces merdes, je reboot en mode sans échec, nouveau scan et là : 600 VIRUS !

Mon ordinateur est totalement ravagé, rongé, infesté, et avec dégout j'opte pour la solution ultime : le formatage et réinstall de Windows, ce qui me prendra des plombes.

Car bien entendu, il faut tout réinstaller ensuite, pour découvrir finalement que mon système est toujours infesté de virus !

What the hell ?!!!

Bref, je vous passe les détails mais la nuit dernière fut la nuit ou sur le champ de bataille, le sang a coulé jusque 5h30 du matin.

Une nuit entière à croiser le fer avec ces armées de renégats.

Lorsque le chant du coq retentit au petit matin, le dernier ennemi était mort, vaincu par mes troupes qui elles-mêmes essuyèrent de lourdes pertes.

Le champ de bataille était alors calme, plus un bruit et j'observais, épuisé mais soulagé, le terrain jonché de cadavres de l'ennemi.

Le repos du guerrier s'imposait, et les yeux rougis de fatigue j'empruntais le chemin de Morphée, pour quelques heures, juste quelques heures d'un repos bien mérité.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : Divers
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Dimanche 27 septembre 2009
Madame D est la mère d'un copain de classes primaires, O.

J'ai retrouvé O fortuitement, c'était en 2007, dans un petit supermarché près de là ou je vis.

- Ca alors, O ! m'écriais-je

Ca faisait en effet plus de 15 ans que je ne l'avais plus vu. Nous étions ensemble durant notre enfance, dans les mêmes classes, puis chacun étions allés dans une école différente ensuite.

Il avait l'air pas bien le jour ou je l'avais revu au supermarché :

- Mon père vient de mourir, me dit-il.

Ce fut un choc pour moi, d'autant plus que c'était un an après le décès de ma mère.

O est originaire d'amérique du Sud, il a été adopté puis élevé par ceux qui devinrent son papa et sa maman.

Aussi, son père adoptif est pour lui comme son père biologique : il a été adopté bébé.

La disparition du papa laissait O, sa soeur, et sa mère seuls.

Le hasard fit que je retombai de temps à autres sur O, essentiellement au supermarché, mais pour autant et malgré un échange de téléphones, nous ne gardîmes pas contact.

Quelques mois plus tard, j'appris que sa maman venait emménager dans la résidence ou je vis.

C'était il y a 18 mois environ.

Juste l'immeuble en face du mien.

Elle m'a connu lorsque j'étais tout petit et ce fut un plaisir pour moi que de la recroiser pour la 1ère fois dans les jardins de ma résidence.

Madame D est une femme de Toulouse dont elle a gardé l'accent.

Elle vit seule dans son appartement, avec sa chienne.

Madame D est très malheureuse, elle a perdu l'homme de sa vie, et conserve une tristesse non dissimulée en elle.

Chaque fois que je la croise dans la résidence, je m'arrête et nous discutons quelques minutes.

Sa fille est partie à Toulouse, elle se marie le mois prochain ; son fils (O) vit avec une femme avec deux enfants (pas les siens).

Elle est très proche de sa fille mais souffre de la solitude et du fait qu'elle soit à Toulouse ; quant à O, il se consacre pleinement à sa vie affective et voit peu sa mère.

Dès lors, Madame D est seule.

Elle n'a que sa chienne, les voisins, sa fille lorsqu'elle descend dans le sud, et son fils quelques rares fois.

Elle a emmenagé dans ma résidence, partant du pavillon ou le drame est arrivé, pensant que cela lui ferait du bien.

Rien n'y fait : Madame D promène sa tristesse et solitude ici et n'est pas heureuse.

                                              ***                 ***

- J'ai croisé Madame D, me dit mon père en début de semaine.

En soi, rien d'exceptionnel : Madame D passe beaucoup de temps en promenade avec sa chienne dans la résidence. Mon père poursuit :

- Elle m'a indiqué vouloir vendre son appartement. On a parlé de toi. Je lui ai dit que tu pouvais l'aider.

Madame D connait mon activité professionnelle. Une fois nous nous étions croisés et échangés nos téléphones pour prendre un verre ensemble, et je lui avais donné ma carte.

- Elle m'a dit que tu pouvais l'appeler pour en parler.

J'ai laissé passer quelques jours. Bien sur, je serais ravi de pouvoir aider Madame D, j'apprécie et respecte beaucoup cette femme.

Hier samedi, je m'ennuyais ferme à la maison.

Bloqué entre 4 murs, pas envie d'aller au sport, crevé, et luttant depuis 3 jours avec mon pc infesté de virus, m'empêchant de surfer sur le net, je me décidais à l'appeler.

- Allô ?
- Bonjour madame, c'est Angelo.
- Qu'est ce que vous voulez, monsieur ?
- euh... c'est Angelo..
- Qui ? [ndlr : pas de surdité particulière chez Madame D]
- Angelo..
- Ahhhh ! Angelo ! Comment vas tu ?
- Très bien, merci. Je vous appelle, mon père m'a indiqué que vous aviez eu une discussion ensemble s'agissant de votre projet de vente d'appartement.

Nous discutons 10mns au téléphone puis elle m'invite à en parler autour d'un apéritif, à 18h.

                                               ***                    ***
18h.

Je sonne à la porte de Madame D qui m'ouvre tout sourire.

C'est une femme d'une soixantaine d'année, bien conservée pour son âge.

Elle m'accueille toulousainement et j'entre dans les lieux.

Je n'avais jamais vu son appartement : en fait, depuis qu'elle avait emménagé il y a un an et demi, je n'avais encore jamais été chez elle, nos contacts étant à l'extérieur dans la résidence.

L'appartement est beau, tout en parquet, joli balcon, exposé ouest.

Elle l'a acheté xx € à un moment ou les prix étaient au plus haut, et souhaite revendre aujourd'hui ou période post-crise immobilière/économique faisant, les prix sont au plus bas (et continueront de baisser).

Durant toute la 1ère partie de l'entrevue, nous parlons de son projet de départ.

Madame D n'est plus heureuse ici, elle souhaite retrouver ses racines en repartant pour Toulouse.

En outre, elle sera proche de sa fille, de son frère, de la famille en somme, à l'exclusion de son fils O qui vit au Près Saint Gervais.

Et puis là bas, à Toulouse, les prix sont très intéressants et elle a vu de beaux appartements bien moins chers qu'ici..

On discute prix de vente de son appartement ici.

Je lui explique que nous commencerons en fourchette haute, afin de tater le marché, voir comment les clients réagissent, mais que ce n'est qu'un prix d'appel.

Je lui fais état du marché, lui sors des offres comparables à des prix inférieurs, mais l'assure que je ferai le maximum pour qu'elle vende son bien au meilleur prix.

Si déjà elle peut ne pas perdre d'argent, ce sera bien ; si elle peut avoir un petit bonus, ce sera extra.

De toute façon, il est évident que je ne vais pas saigner le prix de vente par une commission de taré : tout travail mérite salaire, mais Madame D est une amie, et une fleur s'impose.

La seconde partie est consacrée à discuter d'elle.

- Apéritif ! dira-t-elle pour amorcer le moment détente.

Elle s'absente quelques instants et revient avec 1 bouteille de Porto, une autre de Muscat, et des amuse-gueules.

Je choisis du Porto, elle se sert du Muscat, et nous amorçons la discussion.

Madame D, comme beaucoup de personnes seules, a besoin de parler.

La solitude est la mal de ce siècle, l'absence de communication son émissaire, et nombreux sont ceux qui souffrent de ne pouvoir parler, échanger avec autrui.

J'ai bien saisi cette solitude, aussi je l'écoute, la relance en lui posant des questions, m'investis dans la discussion.

Elle me parle de sa fille qui va se marier, de son futur gendre, de son fils et sa compagne, de leurs relations à eux trois (maman, fille, fils), puis de leurs vies à chacun d'eux.

Puis, elle me parle de son frère, de sa famille, prend des photos qu'elle me montre, le moment est chaleureux entre nous.

Je sens le Porto qui commence à faire effet alors que je n'ai bu qu'un demi-verre, et Madame D est plus volubile que jamais.

Je resterai un bon moment avec elle, je suis ravi d'être là avec elle, de lui parler, je sens que cela lui fait du bien.

Et puis, je la regarde attentivement : je comprends cette femme.

Je comprends sa solitude, sa douleur, ses envies aussi.

Je suis sensible à ce qu'elle est, tout simplement.

Avant de partir, je la remercie chaleureusement pour son accueil et lui dit que je reprendrai un verre avec elle à l'avenir avec plaisir.

- Quand tu veux Angelo ! Et si tu veux venir dîner un soir, tu m'appelles et tu me dis "je peux venir ce soir dîner ?", et la porte sera grande ouverte !

- Merci beaucoup, Madame D.

Je repartirai ravi de ce moment.

Madame D est une femme bonne, la gentillesse se lit sur son visage, et je suis ravi de pouvoir l'aider à concrétiser son projet de retour dans le sud.

Je reverrai Madame D : pour les visites futures bien entendu, mais aussi pour passer du temps avec elle.

Oui, Madame D est une personne qui m'a touchée.

Psycho
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Jeudi 24 septembre 2009
Ca faisait un bail que je disais qu'il fallait que je mette de l'ordre sur mon balcon.

Des cartons sacs pleins d'affaires en vrac en jonchaient le sol.

Je le disais, je le disais, et je ne faisais rien.

Aujourd'hui, j'en ai eu marre de voir autant de bazar et me suis décidé à faire le grand ménage.

J'ai dès lors été amené à mettre dans plusieurs sacs de 100L les affaires de mon ex : des vêtements et chaussures.


Cela faisait 2 ans que je les gardais pour les lui rendre, et ce, nonobstant son refus affirmé de les récupérer.

Mais cela me faisait de la peine de devoir les jeter.

2 ans plus tard, que voulez-vous, il fallait bien que je m'en débarrasse.

Bon, je ne vous cache pas que cela m'a fait quelque chose, et comme je l'ai dit à mon père qui était là et me voyait faire : "j'ai l'impression qu'une seconde personne est décédée", en référence à la mise au rebus des affaires de ma mère sitôt son décès connu.

A chaque vêtement que je mettais dans les sacs poubelles, je la revoyais - mon ex - dans telle ou telle circonstances ; je la revoyais vêtue de l'habit en question que je fouttais en l'air, ça m'a pas rendu bien.

Il me reste encore quelques unes de ses affaires non encore jetées.

Le reste à été remplir un espace relais : au moins ses vêtements, à défaut de l'habiller elle, iront habiller d'autres sans ressources.

Il est tout de même une chose que je ne jetterai pas, et ce, même s'il est peu probable que mon ex ne se manifeste à nouveau dans ma vie : un carton.

Mais pas n'importe quel carton : un carton contenant des documents pour ses points de retraite, et des affaires de sa bien aimée grand-mère décédée et qui lui revenaient.

Je sais qu'elle tenait à ce carton, et ce n'est pas faute de lui avoir proposé de le laisser à la loge de mon gardien pour qu'elle le récupère sans avoir à me revoir.

Mais à chaque fois, elle ne répondait pas, alors je l'ai gardé ce carton blanc, et il est venu faire la sieste depuis 2 longues années sur mon balcon..

Je ne jetterai pas ce carton : trop d'affaires importantes pour elle, notamment sentimentale.

La vie est incroyable, imprévisible, folle, alors qui sait : peut-être un jour se manifestera-t-elle à nouveau ? Et alors je pourrai faire en sorte qu'elle reprenne possession de ces affaires importantes.

Pour l'heure, l'humeur a été à la nostalgie, et mon unique source de joie est d'avoir un balcon à peu près potable et utilisable à nouveau.

Pour le reste, cette séance de mise au rebus des affaires de mon ex aura été un moment pas très sexy.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : Divers
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Mercredi 23 septembre 2009
Tout à l'heure, je me retrouve à la Gare St Lazare en vue de prendre un train pour Courbevoie y faire une visite (ouais, je sais, la misère !).

Je vais aller à l'essentiel et être plutôt bref dans le descriptif de cette aventure qui me laisse un goût amer, aussi je ne souhaite pas ressasser cette triste expérience.

La visite terminée, je me dirige sur le quai de la Gare de Courbevoie, ticket à la main.

J'accède au quai par le bout, le train est là, porte ouvertes.

"Merde !"

Je me dépêche, tout en parlant au téléphone à un client, et monte dans le train avant que les portes ne se ferment.

La sonnerie retentit et j'ai juste le temps de sauter dans le wagon.

Les portes se referment.

Je continue à discuter avec le client.

Des contrôleurs arrivent, un mec et une nana.

La gonzesse se pointe vers moi.

Je termine ma discussion, raccroche, puis lui tend mon ticket non composté.

La triste suite, en substance la voici :

- C'est 25€ !
- Pardon ???
- Vous n'avez pas composté votre ticket, donc une amende de 25€.
- Attendez, je vous explique : je suis arrivé sur le quai, j'étais au téléphone pour le travail, le train était là, pas de machine à disposition pour composter, je devais me dépêcher pour le prendre, donc en effet mon ticket n'est pas composté, mais je n'en ai pas eu l'occasion..
- Désolé, mais ça ne change rien. C'est 25€ si vous payez maintenant, majoré des frais de dossier autrement.
- Vous avez entendu ce que je viens de vous dire ??
- Oui.
- Je ne suis pas de mauvaise foi, j'ai mon ticket, je n'ai juste pas eu le temps de le composter.

Son collègue qui entend le grabuge montant, arrive. J'enchaîne :

- Monsieur, je sais bien que vous devez avoir affaire à des gens qui tous les jours vous racontent n'importe quoi, mais en ce qui me concerne je suis de bonne foi, je ne vous raconte pas de mensonge, j'ai mon ticket, le train était là et allait partir, j'ai sauté dedans, je n'ai pas pu faire autrement.

- Le souci monsieur, c'est que si je fais ça pour vous, pourquoi je le ferai pas pour les autres ?

- Parce que vous ne pouvez pas appliquer le réglement de manière aveugle et indifférenciée ! Chaque situation est différente ! Je n'ai pas fraudé, j'ai mon ticket, je vous explique que je n'ai pas pu le composter.

- On est là pour faire appliquer le règlement !
- Vous savez qu'appliquer la loi et rien que la loi dans l'histoire, ça a pu aboutir aux pires tragédies ? Vous pouvez être sensible à l'humain.
- Ecoutez monsieur, si je voulais faire du social, je ferais autre chose.
- Mais vous êtes des êtres humains !
- Si je voulais faire de l'humanitaire, je ne ferais pas ce métier !
- Mais vous en faites, ou plutôt vous devriez en faire parce que je suis un être humain, vous êtes un être humain, nous sommes tous des êtres humains ! On est pas des machines ! Vous ne pouvez appliquer les règlements aveuglément, à la lettre, en dehors de toute autre considération !
- Je suis intègre monsieur !
- Et bien non, ce n'est pas de l'intégrité, désolé.

Le contrôleur s'emporte :

- Vous faites quoi dans la vie, monsieur
- Agent immobilier
- HA ! Vous n'êtes pas humain dans l'immobilier, et c'est vous qui parlez d'humanisme ?

ps : là, il marque un point. Par envers moi (même s'il ne me connait pas donc pour lui : tous pourris), mais il est vrai que les agents immobiliers sont pour la plupart de beaux enfoirés et je comprends sa réaction.

Pour autant, je me défends :

- Oui justement je parle d'humanisme ! Parce que c'est important dans ma conception du métier, et que c'est pour ça que je m'insurge là de votre comportement !

La communication est coupée, plus rien à faire.

- Votre pièce d'identité svp, me demande la contrôleuse.
- Je n'en ai pas et je ne paierai pas !
- Je vais devoir appeler la police.
- Ben faites donc ça, appelez les.
- Ca va vous coûter plus cher, je vous préviens !
- M'en fiche, je ne paierai pas, question de principe, appelez les !

Elle les appelles.

Durant tout ce bordel, le contrôleur a mis la main sur un autre contrevenant. Mais hélàs pour cette personne là, ça chauffe d'une autre manière.

En effet, le contrôleur lui a remis un ticket pour que le client note son nom et adresse, afin que l'amende lui soit envoyée.

Le gars n'a pas de ticket.

Sauf que le contrôleur a capté (me demandez pas comment, je pourrai pas vous dire, j'ai pas suivi leur affaire jusque là) que le mec a écrit un faux nom et adresse.

Du coup, il s'emporte

- Monsieur, vous avez fait une fausse déclaration ! Vous savez combien ça va vous coûter ?
- Attend, je fais des journées à 60€, je peux pas me permettre une amende.. répond le gars.

Je vous passe les détails les concernant.

Le train arrive en gare.

On descend.

La police ferroviaire arrive, ils sont trois mecs.

- Quel est le souci ? demande l'un d'eux.

Je suis obligé de reprendre mon speech :

- Le souci monsieur, c'est que j'ai acheté mon billet que je n'ai pas eu le temps de composter car le train allait partir, que j'étais au téléphone pour le travail, et qu'il n'y avait pas de machine sur le bout du quai ou je suis arrivé, et que cette charmante dame refuse de comprendre quoi que ce soit et tient à me verbaliser.

- Vous savez monsieur, nous on fait ce qu'on nous dit. Si vous n'avez pas votre titre composté, vous êtes en infraction à la loi.
- Justement monsieur, la loi ne s'applique jamais à la lettre, il y a des circonstances qui font que..

Pause.. Je reprends

- Ecoutez, vous avez plus que marre, je le sais : dans votre taf, on vous barratine à longueur de journée, on vous dit sans arrêt "c'est la 1ère fois je vous jure !", vous avez sans cesse affaire à des rigolos, mais là vous avez un mec qui paie ses tickets, ses navigos et qui juste n'a pas été dans la possibilité de composter son ticket ! Chaque situation est différente, vous ne pouvez pas être sourd aux cas individuels.

- Je vous comprends monsieur (ndlr : il semblait sincère, c'était le sympa du groupe), mais on ne peut pas faire des exceptions.

- Justement, si ! Un simple "écoutez monsieur, vous êtes en effraction, c'est bon pour cette fois-ci mais soyez attentif la prochaine fois" est tout à fait possible. Parce que je suis sincère, et je sais que vous sentez bien que je suis sincère et que je ne suis pas en train de vous mentir.

Les gars ne peuvent rien répondre à part "c'est la loi, on doit faire ce qu'on nous dit, vous êtes en tort" bla bla bla.

Le "méchant" flic m'apostrophe :

- Bon, monsieur, on va pas rester 1h ici. Soit vous présentez votre pièce d'identité, soit c'est au poste et ça va prendre 4h. Vous décidez quoi ?

- Pff ! J'ai ma carte d'identité bien sur (pause)... Ok, ok, tenez (je la tends à la contrôleuse), mais tout ceci est parfaitement injuste.

A côté de moi, à quelques pas, le fameux grugeur.. Je fais un signe en geste du fraudeur et reprend :

- Voilà, parfait exemple : vous avez là 2 contrevenants (moi et l'autre). Un a délibérément décidé de frauder, l'autre n'a pas pu composter son ticket pour les raisons que j'ai indiqué. Pour autant, les deux sont verbalisés de la même manière. Comme quoi, égalité ne veut pas dire justice, et traiter de manière égale des gens et cas différents ce n'est justement pas de l'égalité.

Bref silence. Le flic ne peut rien répondre. Il se contente de me dire :

- Monsieur, s'il n'y avait pas de machine sur le quai là ou vous êtes arrivé, vous pouvez faire une réclamation. La SNCF se doit de permettre à chacun de composter son billet sans problème.

- Ouais, right, et bien sur ce sera ma parole contre celle de la SNCF, pff !

Pendant tout ce temps, notre chère contrôleuse a rempli le petit papier adoré qu'elle me tend.

Je m'adresse à la contrôleuse :

- Je vais vous dire, vous faites peut-être votre métier, mais lorsque je vous ai tendu mon ticket non composté, tout de go et sèchement vous m'avez dit "25€ !" Il y a une façon de parler aux gens.

Les flics se cassent, elle se tire aussi sans répondre.

- Bonne journée ! lui dis-je
- Vous aussi me répond elle sèchement et s'en va.

                                             ***                   ***

Je suis vraiment partagé par cette triste expérience.

D'un côté, je suis consterné d'avoir eu affaire à "La loi et rien que la Loi".

On ne peut appliquer les textes aveuglément, abstraction faite de tout le reste.

Et pour tout vous dire, ils avaient bien envie de mettre des amendes, point barre.

On ne me fera jamais croire qu'un contrôleur n'a jamais, depuis que le monde a été crée,  été compréhensif ou tolérant face à un usager.

C'est juste que je suis tombé sur des zélés qui étaient trop ravis de pouvoir aligner, comme des machines, sans aucune autre considération humaine.

A ce titre, je suis révolté du système dictatorial "la loi ou crêve sale con".

Je vais vous dire : si j'avais été à leur place et qu'un mec m'avait dit dans le blanc des yeux comme je l'ai fait :

"écoute, je suis un être humain, toi aussi, t'es pas un robot, tu peux pas être sourd à ce que je suis en train de te dire, je t'explique ourquoi je n'ai pas pu compoter mon ticket et je suis sincère avec toi"....

...et bien j'aurais été troublé. En tant qu'homme. En tant qu'être humain. Et j'aurais vraissemblablement répondu à ce mec :

"écoute, j'entends ce que tu me dis. Ok. Mais je te préviens, fais gaffe la prochaine fois, parce que si ça se reproduit, tu ne tomberas peut-être pas sur quelqu'un de compréhensif comme moi. Allez, va-t-en, c'est bon."

D'un autre côté, que voulez-vous dudes... je les comprends aussi.

Ils se font insulter, agresser, prendre pour des cons, bobardés du matin au soir, tous les jours.

Alors vous imaginez bien que les histoires, prétextes, raisons, appelez ça comme vous voulez, des gens, et bien ils s'en fichent au bout d'un moment, ils n'en peuvent plus d'entendre "c'est pas de ma faute", "c'est la 1ère fois", "s'il vous plait bla bla" etc.

Alors bon...

Et puis, moi qui estime que les règles c'est important tout de même, qu'il faut une discipline dans les rapports sociaux à défaut de quoi ce serait le chaos, quelque part je suis rassuré de voir qu'il existe encore des gens qui font respecter la loi.

Maintenant, Loi et Justice sont deux choses différentes...

Bref, je suis donc très mitigé ce soir, même si la consternation aurait tendance à primer.

Je me retrouve donc avec une amende de 63€ à payer sous deux mois.

Cela dit, je n'ai pas signé l'amende, elle me l'a juste donnée (pressée d'en finir et de se casser), aussi je me demande si ce papier a une quelconque valeur sans ma signature, s'il n'y a pas de vice de forme.

En même temps, je me demande s'ils ne sont pas assermentés, auquel cas leur parole prévaut de toute façon.

Bon, je vais voir, je me connais, je vais leur faire leur p.. de chèque, même si ça fait mal au c.. (vous avez le choix entre deux mots commençant par "c", je vous laisse choisir).

Voilà dudes l'aventure de la journée.

C'était pas rigolo à vivre cette histoire et je me suis bien outrée dans le train et sur le quai.

Il est vrai que ce genre de mésaventure peut vous conduire à vous dire : "et merde, la prochaine fois je frauderai vraiment, comme ça si je me prends une amende, je saurai pourquoi !".

Ce qui ne serait pas une façon intelligente de réagir, mais ce serait humain.

Or, comme je l'ai dit : "nous sommes des êtres humains !"

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho - Publié dans : En direct de la rue
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