La vie...

Vendredi 13 novembre 2009
J'y pensais depuis un moment : offrir une semaine de vacances à mon père.

Loin d'ici, au soleil, au bord de la mer, dans un bel hôtel.

Une semaine à se faire servir comme un Prince, à ne pas avoir à sortir le chien, à pouvoir se reposer sans penser à rien.

Aussi, passais-je les soirées récentes à regarder des destinations pour lui, en hôtels de standing, en marge de mes propres recherches de départ.

J'avais récemment arrêté mon choix sur Cuba, un bel hôtel à Varadero en bord de mer :


J'étais prêt à acheter le billet ce we pour qu'il parte fin novembre.

Tout à l'heure cela dit, je me retrouve sur le balcon avec lui (en effet, mon père est rentré hier de la campagne, et repart mardi prochain).

- Au fait papa, à l'époque tu me parlais de croisières. Tu m'en parles plus.
- Moui..
- Ca te dit pas d'aller au soleil ?
- ...
- Nan ?
- Bof..
- On te proposerait de partir quelque part au soleil, à glander que ça te dirait pas ?
- Pas en ce moment, Angelo.
- ???
- Je suis bien à la campagne, avec l'équipe de foot, les joueurs. Je suis entouré, je suis pas seul.
- Bon..

Et voilà comment en 3mns, mon idée de cadeau à mon papa s'est volatilisé.

Cela étant, il a dit "pas tout de suite", et pas "non".

C'est vrai que là bas, à la campagne, il a une vraie vie sociale, il est entouré, souvent invité à droite ou à gauche, participe à la vie sportive du village etc..

Lorsqu'il est rentré hier, il était bien du coup, car il ne s'ennuie pas là bas, il ne tourne pas en rond, à toujours quelque chose à faire ou quelqu'un à voir.

Alors, je mets mon projet en suspens (mais en suspens seulement), attendant le moment ou je le sentirai aller peut-être un peu moins bien, pour lui tendre 1 billet d'avion et lui dire : "allez papa, demain tu prends l'avion pour 1 semaine de soleil et de plage !".

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 4 novembre 2009
Il y a deux jours, durant le we de la Toussaint, je vous avais fait part de ma mélancolie concernant mon passé, ma mère (lire ici).

Il s'est produit quelque chose de particulier cette nuit.

Durant un de mes rêves, j'ai vu ma mère.

Le phénomène est suffisamment rare pour être souligné : j'ai du, depuis 2006, rêver d'elle 3 fois seulement.

Dans ce rêve, cette nuit, j'étais allongé, non pas dans mon lit mais sur le canapé.

Ma mère est là, elle est belle et en pleine forme, radieuse, et s'approche de moi

Elle me prend alors dans ses bras et me fait un calin.

Je sens l'émotion monter.

- Je t'aime, maman !
- Moi aussi je t'aime.

Je serais incapable de dire combien de temps cela a duré. Pas longtemps.

Je me souviens pleurer dans mon rêve.

L'émotion fut si forte que je me réveillais ce matin dans mon lit.

Et comme cela était prévisible, j'étais en larmes en ouvrant les yeux.

J'ai continué à pleurer 2 ou 3mns après avoir ouvert les yeux, très ému par ce rêve.

Nous pouvons dégager 2 explications : une rationnelle, l'autre pas.

Selon la première explication, le fait d'avoir éprouvé le manque de ma mère le jour de la Toussaint et d'avoir pensé à elle, m'a conditionné pour que mon subconscient crée ce rêve de réconfort.

Selon la seconde explication, qui a bien entendu ma préférence puisque je crois à ce genre de choses, ma mère s'est manifestée pour me réconforter, me voyant depuis le we dernier ainsi triste et esseulé.

En tout état de cause, il s'est agit d'un très beau rêve, très émouvant pour moi comme vous pouvez l'imaginer.

Et lorsque j'y repense, notamment à ce moment fort ou nous nous prîmes dans les bras pour nous faire un calin, je ne peux m'empêcher de ressentir un pincement au coeur et à l'âme.

C'est vraiment moche quand un truc pareil vous arrive, dudes.

Vraiment.. Et je vous souhaite de ne connaître ça (car hélàs nous y passons tous) que le plus tard possible dans vos vies.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 1 novembre 2009
Le sentiment qui m'a accueilli au réveil était une forme d'apathie.

Je n'avais pas envie de grand chose, et lorsque j'ai passé un oeil au travers de la fenêtre de ma chambre, la pisse de singe tombant du ciel acheva de me mettre d'humeur maussade.

Bien entendu, la fatigue accumulée des semaines passées du fait du travail, de même que mes (quasi) nuits blanches dernières doivent sans aucun doute jouer un rôle dans ma petite forme.

Mais il y a plus encore.

Depuis un petit moment, je me noyais dans le travail, et vu que ce dernier allait bien, on va dire que je continuais à avancer tant bien que mal.

Je faisais en sorte de ne pas trop me poser de questions.

Aujourd'hui, et allez savoir pourquoi aujourd'hui, j'ai éprouvé une distance énorme avec ma vie telle qu'elle se déroule.

En outre, j'ai réalisé que nous étions en pleine Toussaint et que cela devait jouer dans ma mélancolie.

Cela fait un moment déjà que je repense à de nombreux épisodes de mon/mes ancienne(s) vie(s), et avec une nostalgie importante.

Lorsque je regarde ma vie aujourd'hui, je ne peux que contempler un vide abyssale.

Vendredi dernier, j'étais à l'agence, et j'indique à une cliente qu'elle peut m'appeler à n'importe quelle moment, je suis à sa disposition :

- Vous n'avez pas de vie ? répond elle avec humour.
- C'est juste que je suis attaché au service client, lui réponds je.

Mais, je dois avouer que sa remarque a fait mouche, même si je suis le premier à dire ici depuis un certain temps que je surcompense tous mes manques par le travail.

"Oui madame, vous avez raison, je n'ai pas de vie : j'essaie d'oublie celle du passé, et aspire à celle du futur, sans vivre dès lors celle du présent".

Telle pourrait se résumer mon existence.

                                                 ***                    ***

C'est vainement que je tente d'oublier ma vie passé et lorsque comme ce we elle se rappelle à ma mémoire, cela n'est pas sans mélancolie.

Cette Toussaint en tout premier lieu me remémore ma mère bien entendu, et j'ai eu une pensée pour elle ce jour.

On prend l'habitude de vivre dans l'absence de l'autre. Ou du moins, on se contraint à prendre l'habitude.

Une sorte de déni automatique, de refoulement mental permanent qui permet de conserver la tête hors de l'eau et de ne pas sombrer dans le désespoir.

Mais le vernis s'écaille parfois, et dans ses interstices se dessinent alors des images et souvenirs douloureux pour le coeur et l'âme.

On prend alors conscience que l'autre a disparu, et ce, comme si on l'avait oublié.

On se souvient alors qu'il est parti, comme si cela n'était jamais arrivé.

Ca m'a fait ça aujourd'hui, au sujet de ma mère.

Le son d'une voix, une expression de visage, un parfum, le souvenir d'un calin ou d'un moment complice sont alors autant d'épines qui viennent vous meurtrir l'esprit.

Je me souviens ainsi mon exaspération lorsque ma mère m'appelait 4 fois par jour pour des broutilles, pour rien du tout.

Tout était pretexte pour qu'elle m'appelle : me dire qu'elle m'avait acheté un paquet de gâteaux, qu'elle avait repassé mon linge et que je pouvais venir à la maison le chercher, qu'elle m'avait fait un bon plat que j'aime,  savoir quand est ce que je passerai à la maison etc.

J'étais exaspéré, et le lui disais clairement.

Aujourd'hui, j'aimerais qu'elle continue à m'appeler 4 fois par jour pour rien du tout..

Je repense à Chypre aussi. Ces dernières vacances pour ma part, et les seules passées avec ma mère depuis que j'étais enfant.

Ces vacances furent les seuls moment de bonheur à la fin de sa vie, ce fut la seule fois ou je la vis vraiment heureuse, elle qui ne riait plus, elle qui avait toujours mal au corps et à l'esprit.

Chypre restera pour moi le symbole du bonheur, même si ce fut là bas qu'un sinistre 10 août 2006 le téléphone vint apporter une bien horrible nouvelle :on venait de retrouver le corps sans vie de ma mère à l'appartement en France là ou 3 ou 4 jours après elle devait me rejoindre en vacances.

Chypre aura été durant 3 années de suite mon paradis, ce lieu magique ou je peux enfin dire que "j'étais heureux".

Je ne pense pas vraiment l'avoir été avant - ou par légères bribes -, et je peux affirmer ne plus jamais l'avoir été depuis.

Je revois cette vie passée, ne pouvant m'empêcher de me demander ce que serait ma vie aujourd'hui, si tout ceci n'était jamais arrivé : ma mère ne serait pas décédée, je n'aurais pas pêté les plombs, n'aurais pas trompé mon ex, elle ne m'aurait pas quittée, on serait toujours ensemble, fiancés ou mariés qui sait, je continuerais mon ancienne activité surement et aurais toujours ce cercle social que j'ai perdu depuis, et aujourd'hui tout serait différent.

                                                ***                      ***
Je ne pense pas suffisamment à ma mère, du moins pas de manière consciente.

Je pense nécessairement à elle en étant ce que je suis, en vivant comme je vis, en traînant mon vague à l'âme sur cette planète comme je le fais : ce sont des conséquences de sa disparition.

Mais je ne me pose pas assez pour penser directement à elle, lui parler, échanger.

Il m'arrive parfois d'avoir une discussion mentale avec elle, lorsque je suis dans le métro ou à l'occasion de longues marches. Mais ces moments sont (trop) rares.

Je ne la rends pas suffisamment présente dans ma vie, et je dois à l'avenir m'ouvrir d'avantage pour la ressentir plus souvent près de moi.

Car nous qui étions si proches, je me suis toujours étonné de ne pas la sentir d'avantage à mes côtés.

Il n'est qu'à l'occasion de certains moments délicats et clés de ma vie que j'ai pu sentir une présence positive qui me donnait des ailes : je savais alors que c'était elle.

Mais hors de ces quelques moments, ce que je ressens surtout est le vide, le silence, et le trou noir froid de son absence.

                                         ***                         ***
Pourrais-je seulement être à nouveau heureux malgré sa disparition ?

L'idée de tout bazarder pour un exil loin de France est revenu avec d'autant plus de force.

Et c'est peut-être ainsi que l'histoire s'achèvera.

Surtout qu'hélàs un jour, ce sera au tour de mon père de me quitter.

Et inutile de vous dire que je n'aurais alors définitivement plus aucune raison de rester ici.

Mais même sans nécessairement en arriver là, j'éprouve à nouveau avec force ce désir du départ.

L'idée n'a jamais disparu, mais elle a laissé place quelques temps à ma suractivité professionnelle qui m'empêchait de réaliser à quel point je ne voulais plus rester ici.

Mais en ce we de la Toussaint, et alors que je prends le temps du recul et de la réflexion, le désir du "partir ailleurs" se fait ressentir à nouveau avec vigueur, et je vous avoue que je n'ai pas, mais alors pas du tout envie de reprendre le travail en cette nouvelle semaine.

                                          ***                            ***
Tel que je suis lancé, je pourrais vous parler pendant des heures, écrire des dizaines et des dizaines de pages.

J'ai beaucoup de choses à étaler, à dire, à partager avec vous, mais il
est tard - 0h30 -, et je préfère en rester là pour ce soir.

Je vais retourner à mes pensées de ce we de la Toussaint, à mes mélancolies nocturnes, et en attendant de vous retrouver demain, je vous souhaite à tous une excellente fin de soirée.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 29 octobre 2009
J'ouvre les yeux hier avec une furieuse envie de ne rien faire.

Surtout pas de boulot, siouplait !

Ca tombe bien, il fait super beau.


Un peu trop d'ailleurs : pas de doute, la fin du monde est proche pour faire un temps pareil fin octobre ("y a plus de saison ma p'tite dame, le monde est complètement déréglé que voulez vous ?").

Me connecte rapido sur msn et voit Gwendolyne, la fameuse, celle qui va et vient, apparait et disparait avant de réapparaître au moment ou on s'y attend le moins.

Bref, la miss avait repris contact avec moi et on s'était revu, c'était la semaine dernière. Tout s'était très bien passé.

Nan et puis, je suis total relaché par rapport à elle, pas comme il y a 1 an.

J'ai bien évolué et aujourd'hui je ne veux plus me prendre le chou, avec personne.

Je cherche juste la paix, la tranquillité, être bien et surtout éviter tous les conflits et complications, j'ai assez donné.

Bref, on tchatche et je lui propose de passer la voir.

Elle habite à Pétaouchnok, super loin, et je n'y suis jamais allé (à cause de la distance d'ailleurs), alors c'est l'occasion.

Je me prépare et me casse.

Je mettrai 40mns pour arriver à Gare d'Austerlitz.

Là, je me dirige vers la correspondance pour prendre un RER, et m'arrête à une machine pour me prendre un aller/retour.

"Somme à introduire : 11,70€".

WHAT ?!!

Nan mais #%ù^$@&! quoi !!

Totalement dégouté j'introduis ma CB dans l'appareil et compose à contre-coeur mon code, avant de récupérer mes billets.

Je les regarde un instant : "12€ pour deux bouts de papiers cartonnés à la con ?" me dis-je.

Pfff !

Je me dirige sur le quai ; pas de bol le RER vient de partir.

Ok, pas grave je prendrai le suivant : je regarde le tableau pour voir quand passe le prochain Rer.

Alors, voyons voir...il passe dans...

WHAT ????

30mns !!!

Nan mais #%ù^$@&! quoi !! (bis)

Là sérieux, j'en ai ma claque : j'ai passé 40mns dans le métro pour arriver là, ai dépensé 12€, dois attendre 1/2h, et lorque le RER sera arrivé j'en aurai encore pour 45mns de voyage.

Pfff !

Comme je l'indique à Gwendolyne en sms : moi qui voulait me repose aujourd'hui, je pense que j'aurais été moins crevé si j'avais taffé.

Bref, j'attends...

                                            ***                   ***
La première chose qui m'a marquée lorsque je suis enfin arrivé à destination, c'est l'odeur de "non Paris".

L'odeur de frais, d'arbres, de nature.

Et pour le parisien que je suis, c'est immédiatement constatable, et très agréable.

Je marche un peu en dehors de la Gare et je vois Gwendolyne arrivant dans ma direction.

J'avoue qu'à ce moment là je commence à gargouiller sévère (il doit être 13h30 je pense).

J'ai droit à un petit tour dans le coin, avant d'aller prendre un rapide café chez elle, ce qui me permet de découvrir son antre.

Je comprends pourquoi elle a consenti à vivre loin de Paris : son chez elle est tout mimi et super bien fouttu, avec en plus un balcon avec vue dégagée, exposé plein sud.

Bref, un beau petit appartement, au calme, au vert, clair et calme (comme on dirait en immobilier).

On va s'acheter à manger chez un traiteur asiatique puis nous posons dans un parc ou nous passerons un petit moment.

C'est Gwendolyne qui régale le déjeûner, ce que j'accepte volontiers.

Tout ceci est vraiment très très agréable, et le fait de ne pas courir partout et de prendre ce temps pour moi, me fait vraiment du bien.

Nous terminerons chez elle pour nous poser autour d'un café, avant qu'elle me propose de monter partager sa mezzanine...

                                                  ***                 ***
Je dois repartir.

Non pas que j'en aie envie, mais 2 clientes m'attendent dans le XIIè arrt de Paris à 19h30 pour visiter un appartement à vendre.

Bah vi, c'était pas 100% sans taf..

Je me retape 45mns de retour par RER, je suis bien crevé à ce moment là (mais reposé et détendu ;-)

Une cliente annule avant la visite (merde, me déplacer que pour 1 visite, fait chier la vie !)

J'arrive sur place, et ô malheur : la cliente a déjà visité l'appartement avec une autre agence.

Je me suis déplacé pour rien et j'aurais pu rester avec Gwendolyne !

Oh non !!

Bon bah, retour à la maison alors, et me voilà à en avoir à nouveau pour 40 bonnes minutes de métro avant d'attérir totalement défoncé chez moi.

A ce moment là il doit être 20h30.

                                              ***                         ***
La soirée se passera tranquillement.

Je serai vraiment total relax, et réfléchirai à ma journée.

Je prends conscience à quel point je me malmène au quotidien, ne prenant aucun moment de répit pour passer du bon temps, toujours la tête dans le guidon, à bosser encore et encore.

Je me tue à la tache, comme si je voulais me punir de quelque chose, refusant de m'accrorder le moindre moment de plaisir.

J'ai un travail à effectuer sur moi-même à ce sujet.

Je DOIS prendre plus de temps pour moi.

Cette journée break time m'a fait un bien fou, et m'a bien donné envie de réïtérer la chose.

Il est vrai que je suis du genre hyper actif, j'adore bouger partour, faire 1 milliard de choses, voir pleins de gens, enchaîner les activités, rencontres et rdvs..

Je reconnais cependant que se branler la nouille (si vous me permettez l'expression, et ce n'est pas un mauvais jeu de mots par rapport à ma journée avec Gwendolyne), c'est pas mal non plus :-)

Psycho

Par Carnet de bord d'un psycho
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 28 octobre 2009
La journée aura été bien longue hier, me faisant rentrer chez moi à 23h, à cause du taf'.

J'ai fini à l'Agence à 19h45 et jusque 22h, puis le temps de marcher jusque Saint Lazare, d'attendre ce damné RER E (vous savez, celui qui n'arrive jamais..), et de marcher ensuite jusque la maison, je me suis pris 1h en plus dans la tronche.

Autant dire que je suis KO.

                                                 ***                       ***
Samedi dernier.

Je rencontre 2 soeurs, des clientes pour un appart' à louer.

D'origine péruviennes, l'une plus jolie que l'autre (forcément), elles m'expliquent qu'elles cherchent depuis des mois.

La plus grande des soeurs, graphiste informaticienne me raconte qu'elle vivait au Canada avec son chéri depuis 4 ans, et que suite à leur rupture, elle revient à Paris, d'ou la recherche d'appart'.

Vu qu'elle est indépendante et non salariée, cela effraie les proprios, et depuis des mois et des mois elles cherchent en vain.

La situation est urgente, car leur préavis pour leur appartement actuel, s'achève la semaine prochaine.

En me racontant tout cela, l'émotion monte et elle se met à pleurer.

Wow ! Je m'attendais pas à ça !

- Ne vous en faites pas, je suis sur qu'il va vous arriver de belles choses. Tout vient toujours à point nommé, et la vie est pleine de surprises, leur dis-je.
- Merci.. Peut-être serez-vous notre ange ?
- Je ferai le nécessaire en tout état de cause pour vous aider. Comptez sur moi.
- Même si cela ne marche pas.. merci pour l'accueil.
- Je vous en prie. Et dites vous que votre tristesse là, c'est l'orage avant le beau temps. Vous verrez..

Nous nous quittons, je rentre chez moi et contacte le propriétaire.

Entre temps, j'avais examiné le dossier des soeurs, dossier atypique certes, mais pas mauvais.

Je vous passe les détails : je plaide à fond la cause des soeurs, et obtient l'accord du proprio.

J'appelle les deux soeurs pour leur apprendre la bonne nouvelle.

Elles sont totalement ébahies, n'en reviennent pas, elles qui cherchent depuis des mois, avec un préavis qui se termine dans une semaine, les voilà assurées d'avoir un 3 pièces !

Autant vous dire qu'elles sont aux anges (c'est le cas de le dire).

Rendez-vous est pris pour signer hier soir, mardi.

En fin de journée, j'envoie un mail à celle des soeurs qui s'était mise à pleurer :

"
Je vous avais bien dit qu'il se passerait quelque chose, et qu'il ne faut jamais désespérer dans la vie ;)

Je suis ravi pour vous, et je suis convaincu que la vie vous réserve d'autres belles surprises.

A mardi soir.
Bon we,
Angelo
"

Elle me répond :

"
Angelo,
Il y a des moments dans la vie, où l'on est tenté de laisser sortir des émotions que nous gardons bien trop souvent à l'intérieur de nous... et cela a été mon cas Samedi...
Refaire sa vie dans une ville comme Paris peut parfois paraître difficile, mais il est vrai que la vie met sur notre chemin de belles rencontres qui permettent de nous accomplir et nous redonne espoir.

Aujourd'hui, c'est vous qui nous êtes envoyé, j'espère que la vie vous le rendra. Je suis persuadée que l'on récolte ce que l'on sème :)
Merci pour votre confiance.

En vous souhaitant une belle journée,

À Mardi
"

Le we peut se dérouler tranquillement.

                                                ***                      ***
Mardi, 12h.

Mon portable sonne, je décroche.

- Angelo ?
- Oui
- C'est xxx (la soeur qui avait pleuré et m'avait répondu en mail)
- Bonjour !
- Je suis ennuyée... On ne va pas signer ce soir. On a eu la réponse pour un autre appartement.
- Ca, c'est pas sympa du tout.
- Je sais. Ecoutez, je me sens vraiment mal par rapport à vous. Tout ce que vous avez fait..
- Et moi je suis mal maintenant envers le propriétaire. Contractuellement vous n'êtes pas liées. C'est juste moralement que c'est pas top.
- Je me sens mal, vraiment. Ce qui se passe, c'est qu'après que vous nous ayez dit qu'on avait l'appartement, on a plus cherché. Mais une Agence nous a rappelé. On avait visité un appartement mais il nous était passé sous le nez. Or, les clients retenus se sont désistés, et l'Agence nous rappelle. Et comme l'appartement est plus grand, moins cher, et mieux placé...
(sur un ton un peu sec) : Ecoutez, je vais pas vous accabler ok ? Le principal c'est que vous ayez un toit.
- Vous avez été exceptionnel Angelo. Vraiment. La vie vous le rendra 1000 fois plus. Si vous voulez que je paie les frais de publicité..
(toujours sec genre dèg) : C'est bon. Je suis content pour vous. Vous avez un nouvel appartement, c'est le principal. Au revoir.

Et je raccroche, dépité sur le coup.

Tout ça pour ça !

M'être fendu le citron pour elles, avoir défendu leur dossier bec et ongles, l'avoir vue pleurer devant moi, tout ça pour que la signature soit annulée 2 jours plus tard à quelques heures de l'échéance, ça fait mal aux entournures.

Je me pose, puis réflexions faisant, me dis que l'essentiel en effet est que la miss soit sortie de ses galères.

Et puis, chose primordiale à mes yeux et bien plus importante que toucher une commission, c'est le fait de me dire que j'ai agi comme ma conscience me dictait de le faire, pour les aider : avoir agi de la manière qui me semblait la plus juste est ce qui prime par dessus tout...                     

                                                   ***                    ***
- Angelo, j'ai un service à vous demander.
- Je vous écoute monsieur x
- Voilà, j'ai une locataire qui... comment dire.. a eu quelques soucis avec la drogue. Elle était partie de l'appartement, en cure, et l'appartement avait été scellé. Pour tout vous dire, je ne m'attendais plus à la revoir. Sauf qu'elle vient de me téléphoner pour me dire qu'elle revient. Bien entendu, je ne suis pas ravi. Elle m'a posé plusieurs fois des problèmes sérieux dans l'immeuble. Aussi, je lui ai suggéré de trouver un autre appartement. Alors, je voulais savoir si...
- ...je pouvais lui trouver ce fameux appartement.. Elle paie combien de loyer ?
- 300€.
- !!!
- Je sais que vous ne trouverez pas si bas, c'était un cas spécial. Mais elle est suivie par une tutrice et peut payer un loyer "normal". Je sais que je vous tends un baton merdeux Angelo [ndlr : nan, de quoi tu parles, juste une junkie qui ne bosse plus, sort de désintox, est suivie par l'aide sociale, et faut que je trouve un proprio qui lui ouvre la porte. EASYYYYYY CAKE bien sur !!], mais ça me rendrait vraiment service.
- Je ne peux pas vous donner de garantie de résultat. Mais les moyens, je les mettrai.

On se met d'accord qu'il refile mon numéro à la dame.

Quelques jours plus tard, elle m'appelle.

Je vous passe les détails, elle vit à l'hôtel, n'a plus d'appartement, et cherche urgemment.

Elle m'aura appelée au moins 3 fois la même journée, et franchement je me rendais compte à quel point ce serait difficile.

En même temps, elle me touche cette femme qui me dit à un moment :

- Vous savez, je suis bac+5, je suis infirmière, j'ai les diplômes, mais je me suis totalement effondrée au fond du trou..

Ca m'a touché... Ce recul sur elle-même, cette simplicité à faire état de sa chute vertigineuse, j'ai eu envie de l'aider là ou je sais que la plupart des gens auraient toutes les lumières rouges allumées, se disant : "oulà, c'est un plan galère ce truc, allez on se casse".

Mais ce n'est pas ainsi que le monde deviendra meilleur, me semble-t-il.

Je lui demande de me faire appeler par sa tutrice le jour ou elle doit aller la voir (c'était 2 jours plus tard), pour que je vois avec sa tutrice les moyens financiers à disposition pour louer, et pour me faire remettre un dossier de location.

2 jours plus tard, le jour ou la tutrice doit m'appeler, c'est un monsieur qui m'appelle.

J'appréhendais un peu cet appel, car cela signifiait le début du lancement de la machine pour trouver un appart' à un cas social, et cela fait peur bien entendu car on sait que cela va être beaucoup d'emmerdes.

Ce monsieur n'est pas la tutrice bien sur. Il m'explique que la dame (celle qui cherche un appart'), ne s'est pas présentée au rdv, et que sa collègue (la tutrice) m'appellera.

- On se mettra en rapport avec vous.

Et il me salue et raccroche.

- Angelo, alors quoi de neuf avec ma locataire ?
- Et bien, j'ai fait ce qu'il fallait, lui ai parlé, l'ai écouté, puis lui ai demandé qu'elle me fasse appeler par sa tutrice pour que je vois avec elle ce qu'il était possible de faire.
- Bien.
- Le jour J hélàs, la réunion entre votre locataire et la tutrice n'a pas eu lieu, et un de ses collègue m'a appelé à la place, m'informant qu'ils me contacteraient à l'avenir.
- Bon... Merci en tout cas Angelo.

 Je ne sais pas si ils me rappelleront, et j'ignore pourquoi le rdv entre la locataire et sa tutrice a été annulé.

En tout état de cause, même chose que pour le cas précédent : l'issue importe peu (pour l'instant, je n'ai pas de nouvelle), l'essentiel étant de faire ce qui nous semble juste, non ?

                                       ***                      ***
Je ne sais ou va le monde. J'ignore comment sera notre société demain. Je déplore l'évolution (ou plutôt l'involution) des rapports sociaux et des moeurs.

Mais je pense que nous ne sommes pas condamnés à vivre dans un monde en décomposition.

Je pense que nous pouvons tous, à notre petit, tout petit niveau, créer des conditions propices à une meilleure existance commune sur cette planète.

Il est des milliers, des millions de gens qui chaque jour, tentent de faire avancer le monde dans une meilleures directions.

Tout n'est pas perdu, et tous ne sont pas pourris.

Il n'y a aucune fatalité à vivre dans la société moderne telle que nous la connaisons aujourd'hui et à subir toute cette violence, tout cet individualisme, toute cette morosité.

Nous avons chacun la possibilité de faire pencher le bon plateau de la balance.

Il suffit de le vouloir.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 26 octobre 2009
Ca y est, mon père est parti pour la Normandie avec notre chien.

Il est 10h30 du matin.

Une journée à combler et je n'ai envie de rien.

La journée à venir me semble déjà sans fin, et je ne sais ce que je vais en faire.

Pas envie de travailler, de bouger mon cul.

Juste envie de rien. Y a des jours comme ça.

Et puis, la semaine passée a été effroyablement chargée, aussi je me verrais bien ne rien foutre aujourd'hui.

D'autant plus que demain je signe 2 nouvelles locations (= $$$), donc je pense que je peux me permettre de me gratter la nouille un jour, même si c'est LE jour symbolique de la reprise du travail pour le monde entier.

Putain de lundi matin, je déteste.

J'en parlais avec mon père tout à l'heure : je pense que j'ai un problème avec le taf en général.

En effet, j'ai touché 2 locs la semaine passée, je vais en toucher deux autres demain, j'ai assez d'argent pour 1 voire 2 mois d'avance : et bien non, si je ne fais rien, je me dirai tout de même que je suis un glandeur et que je gache ma journée !

C'est fou d'être comme ça tout de même !

Tu peux pas apprécier une journée sans taffer, Angelo ? Juste apprécier le fait de laisser aller ? De glander ? Sans penser au taf, sans culpabiliser parce que t'es pas en train de courir par monts et par vaux ?

Pfff, putain de psycho..

                                               ***                          ***
Alors cette journée ?

En plus il fait beau, ce serait le prétexte idéal pour aller me promener.

Bon, faut tout de même que je passe à l'Agence vite fait déposer un document et en prendre un autre pour ma journée de demain (qui elle, sera chargée, raison de plus peut-être pour me lacher la grappe aujourd'hui ??).

Sinon, rien de prévu.

Ah si, aller au sport 1h et 1h30 à la boxe ce soir.

Je pense que je vais regrouper les deux, genre 1h de muscu enchaînant ensuite avec la boxe, histoire de bien me crever, me lessiver le corps et l'esprit, me défouler.

Ce qui fait que j'aurai donc toute ma journée de libre.

Mon dieu... lol

Bon allez, y a des millions de gens sur Terre aujourd'hui qui geignent de la reprise du travail et d'une nouvelle semaine, alors je vais pas me plaindre ^^

Mais comme je vous le disais : une journée non travaillée, une journée sans courir partout = journée perdue.

Je sens que ça va se terminer en sieste de 3h, à même pas profiter du beau temps, c't'histoire, pfff...

                                            ***                            ***
Bon... donc je suis seul à l'appart', mon père est parti.

...

Remarque, ça passera vite deux semaines.

Si on me disait qu'il ne me restait que deux semaines à vivre, je pense que je trouverais pas ça long du tout..

Relativité à la con.

Bon allez, je vais prender ma douche et faire un aller/retour à l'Agence.

Pour le reste, je ne sais pas encore, on verra ce que la vie décide pour moi aujourd'hui.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Dimanche 25 octobre 2009
C'est demain matin que mon père part à la campagne.

Il devait partir jeudi dernier mais a préféré rester encore quelques jours.

Ce soir, j'avoue me sentir triste.

Je vais me retrouver seul dans cet appartement et mon père va cruellement me manquer.

Je m'en fiche d'avoir la trentaine et de vivre avec mon père : nous avons traversé des épreuves douloureuses communes et sommes bien l'un avec l'autre.

Je sais que mon père aime m'avoir présent à la maison, et de mon côté de même je suis ravi de partager le même toit.

Je le vois vieillir à vue d'oeil, sa dernière opération de la thyroïde l'a totalement fouttu en l'air.

Aussi, je suis inquiet également de le voir partir demain à la campagne.

Il part pour 2 semaines : on pourrait se dire que ce n'est pas beaucop, mais il suffit d'une fois pour que ce soit la bonne.

Et d'ici, je ne pourrais pas faire grand chose si hélàs il arrive quoi que ce soit là bas.

Mais même sans forcément penser à tragique, je suis triste tout court qu'il parte.

J'aime tellement mon père.

Et c'est tellement mon unique repère désormais dans ce monde, et mon unique rempart que je prie souvent dieu pour qu'il lui donne la vie éternelle, car sans lui, je ne donne pas cher de ma pauvre existence.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 20 octobre 2009
7h du mat' au moment ou j'écris ces lignes, mais réveillé depuis 5h.

Mis au lit à 2h, ce qui vous donne une idée de mon temps de sommeil, et ce, malgré la journée très chargée d'hier (lire ici).

Bien entendu, cette journée aura été agrémentée de quelques visites supplémentaires, la rendant d'autant plus chargée encore.

Je suis rentré à la maison à 22h passés, et à mon grand désappointement ressentais une certaine fatigue sans pour autant tomber raide de sommeil.

Bon an, mal an je me suis tout de même mis au lit, mais ai ouvert les yeux quelques heures plus tard.

Je vous avoue que je me sens vraiment faible ce matin et le manque cruel de sommeil se fait méchamment ressentir.

Je tiens sur les nerfs, ce qui, nous le savons tous, n'est jamais très bon ni très viable sur le terme.

Aujourd'hui encore, j'ai une grosse journée et j'ignore dans quel état je serai lorsqu'elle sera terminée.

Ainsi, ce jour, la liste de mes obligations est la suivante :

- passer à l'Agence en matinée pour déposer des dossiers de locations
- accessoirement, récupérer quelques chèques liées à des locations effectuées récemment.

ps : le second point est plutôt motivant pour bouger mon cul à l'Agence déposer de nouveaux dossiers.

- faire une visite dans le 19è arrt à midi.
- trouver un moment pour bouffer.
- faire une visite dans le 12è arrt à 15h
- trouver un moment pour 1h de sport
- trouver un moment pour voir James au moins 1h, c'est demain qu'il part en Ukraine.
- trouver un moment pour voir ma grand-mère pour prendre un café
- 18h-19h30 : une quinzaine de visites pour 3 appts différents dans le 19è
- 20h15 : rejoindre mon père et ma grand-mère dans un resto dans le 19è
- 22h : retour à la maison.

Bien entendu, une fois encore, toute cette journée sans compter les multiples appels passés et reçus, de même que la consultation et envoi de mails via mon téléphone.

Mon dernier café hier, je l'ai pris à 20h30 et je dois en moyenne boire entre 10 et 20 cafés par jour.

Je présume qu'il faut bien tenir d'une façon ou d'une autre.

Je dois toutefois faire attention car il est évident que je ne pourrai tenir ainsi avec si peu de sommeil et des journées si chargées.

Je vous mentirais cela étant, si je vous disais que je ne trouve pas une certaine satisfaction dans ces journées démentielles.

J'ai en effet parfaitement conscience de surcompenser par le travail le vide que je ressens dans ma vie et les souvenirs passés que je tente d'enfouir et/ou de refouler.

La nature a horreur du vide, c'est bien connu, et j'en suis une parfaite illustration.

Etant carencé en certains domaines, je suis dès lors en excès dans d'autres.

Simple question d'équilibre des plateaux de la balance, rien que de très classique.

Quoi qu'il en soit, j'ignore combien de temps cette course en avant va durer, mais pour l'heure, elle me permet de tenir tant bien que mal.

Demain mercredi la journé devrait être plus calme. En tout cas, je ferai en sorte qu'elle le soit.

Le côté positif de cette sur-activité est que je fais du chiffre et les prochains chèques postés ici l'attesteront.

Il faut toutefois que je me ménage d'avantage, mais ce n'est pas une nouveauté.

Je me souviens que la nana du couple récent de clients m'a dit à un moment qu'elle trouvait que j'étais dur avec moi-même.

Peut-être a-t-elle raison.

Serait-ce une façon (par ce travail excessif et sans relâche) de me punir de quelque chose ?

On peut aller loin dans ces psychologies de comptoir, et j'ignore ou est la vérité et ou est l'affabulation.

La chose qui soit vraie en tout cas, aujourd'hui mardi 21 octobre à 7h40 du mat' est le peu d'énergie que je ressens et mon envie dantesque d'aller me coucher.

Mais bien entendu - et sinon ce ne serait pas rigolo -, c'est maintenant que je dois me préparer doucement pour aller à l'Agence et entammer cette journée de Titan.

Voilà dudes, j'espère que vous vous ménagez un peu plus que moi.

J'essaierai de poster ce soir en rentrant si je ne suis pas trop défait.

D'ici le prochain article, prenez soin de vous.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 18 octobre 2009
A l'heure ou tant de gens cherchent du boulot et ou des milliers d'emplois sont détruits, je ne vais pas me plaindre de la journée que je vais devoir affronter tout à l'heure.

Il n'en reste pas moins que de telles journées, qui sont par ailleurs mon lot quotidien quasiment, expliquent bien des choses en ce qui concerne ma fatigue et mon besoin de faire un break.

Voici le programme du jour :

9h30 : réveil (ouais bon je sais, on peut penser que ça commence bien au regard de ceux qui se lèvent à 6h du mat')

9h45 : p'tit dèj rapide hyper-protéïné.

10h30 : départ de la maison

11h-12h : sport dans le 19è arrt

Jusque là, pas de boulot, donc on se demande de quoi je me plains.

12h15 : départ pour le 8è arrt.
13h-14h : visites sur les Champs Elysées
14h30 : direction le 12è arrt (si je peux avaler un sandwich vite fait, j'aurai du cul)
15h-15h30 : visite à Nation
15h45 : métro en direction du 19è arrt
16h15 : je rejoins ma grand-mère qui arrive de Lille, dans le XIXè arrt, pour prendre un café et rester un peu avec elle.
18h-18h30 : visites ailleurs dans le 19è
18h45 : métro en direction du 20è arrt.
19h30 : état des lieux d'entrée de location, pour un 3 pièces.
20h30 (estimation d'1h d'état des lieux) : fin de journée.
20h45 : attente du bus pour redescendre dans la partie du 19è ou est ma grand-mère
21h15 : je rejoins ma grand-mère au restaurant. Je pense pas y manger, mais je resterai avec elle.
22h15/30 : je prends le métro pour rentrer à la maison.
22h45/23h : retour maison, je peux manger vite fait et me détendre enfin au calme.
2h : dodo jusque 9h30 le lendemain matin.

Bien sur, ce prévisionnel sous entend que les clients arrivent tous à l'heure, qu'il n'y ait aucune couille etc.. sinon c'est retardé d'autant.

Durant toute cette journée, mon téléphone aura bien sur sonné 40 fois, j'aurai pris 15 rdvs, répondu à 78 questions, et en outre j'aurai appelé mon responsable pour faire un point (durée de communication estimée avec lui : 25mns).

Et bien sur, durant cette journée, je n'aurais eu de cesse de consulter mes mails via mon téléphone portable, ce qui engendrera encore d'autres appels téléphoniques, plus des mails.

Une journée bien chargée effectivement.

Du coup, je me pose la question : qu'est ce que je pourrais bien faire assis sur une plage à regarder les nuages passer ?

Cette quiétude future ne sera-t-elle pas un choc insurmontable ? lol

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 15 octobre 2009
Impossible de me lever aujourd'hui.

Me suis pas couché plus tard que d'habitude (2h du mat'), mais rien à faire pour ouvrir un oeil ce matin.

Pas envie de bouger du lit, d'affronter une journée supplémentaire, de parler aux gens, de bouger mon cul à la salle de sport.

3 plombes et 12 appels sur mon portable professionnel plus tard, je me décide enfin à poser un orteil par terre.

Je prends mon café, la gueule enfarinée, debout dans la cuisine, adossé à l'évier, avec mon père assis devant moi.

On parle un peu, ça me dérange pas de lui parler, je suis pas du genre "faut pas me parler le matin" : fuck ces gens là, qu'ils crèvent.

Donc, on se cause avec mon père.

Malgré ça, je me sens vraiment de petite humeur, mais alors de vraiment toute petite humeur.

Il est 12h et je n'ai envie de rien, c'est tragique à en pleurer.

Je prends mon téléphone et constate avec dépit le nombre d'appels en absence.

Bonne conscience faisant, je me décide toutefois à écouter tous mes messages et à rappeler le monde afin de prendre des rdv.

Ceci fait, je commate un peu devant mon ordi, check mes mails, puis reste là comme ça, sans rien faire, l'esprit plongé dans moultes pensées.

Mon responsable m'appelle, on se cause 30mns presque, je lui fais un point de la situation de mes affaires et raccroche toujours aussi terne.

Il est alors 13h30, je me décide à me faire à bouffer sans passion et voilà toute la journée qui s'offre à moi, me plongeant ainsi dans une abysse d'ennui sans fond, sans fin.

Je déteste 14h. Ce début de journée ou je me retrouve à la maison, avec toutes ces heures à égréner, à occuper, et ou je n'ai envie de rien.

A choisir, je préfère largement la fin de journée, vers les 18h ou tout se termine, du moins officiellement puisque je commence ma longue traversée de la soirée, moment privilégié entre tous.

Je suis donc là, chez moi, le coeur pas à la fête, je tapotte des conneries sur le net, l'esprit totalement ailleurs.

Je me décide à sortir, pour marcher un peu.

J'ai des visites mais seulement à partir de 17h45, et je dois caler une heure de sport avant.

J'ai donc 2h environ de libres devant moi.

Je sors, et marche dans les rues.

Ce froid n'aide pas. Il y a quelques jours j'étais en manches courtes. Effrayant comme tout change à la vitesse de l'éclair.

Je m'assied sur un banc, pas loin de chez moi, j'ai vraiment pas chaud, mais j'ai pas envie de marcher.

Mon téléphone sonne alors : c'est Daniel.

Je me tate pour décrocher.. Oh et puis merde, autant en finir..

J'aurai cette discussion avec lui.

Je raccroche et plonge dans les plus profondes pensées.

Depuis quelques jours, je sens le petit moral revenir.

L'ennui très certainement. L'ennui d'une vie qui avance sans avancer.

Je ne peux pas dire que je fasse du sur-place : j'ai mis fin à deux démons importants dans ma vie (l'alcool et la cigarette), je me développe bien dans le cadre du taf et financièrement parlant.

Bref, je n'en suis plus au même point que l'an dernier même époque.

Mais je cherche quelque chose, surement ce qu'on appelle le bonheur, et je ne l'ai pas encore trouvé.

Qui l'a trouvé cela dit ?

Je dis ça, en même temps il est des gens qui semblent animés de ce bonheur là, et j'avoue que je les envie.

Pour ma part, je n'ai aucune visibilité quant à mon futur, je ne sais absolument pas ou je serai dans 5 ans, dans 10, ou même dans 2.

Et tout à coup, là, sur ce banc, me voilà à subir à nouveau cette dépersonnalisation : à me voir là, sur ce banc, à prendre conscience que je vis et de ce qui m'entoure, et à trouver tout ceci "artificiel", "faux" (dur à décrire comme sentiment).

Je lève la tête et je vois qu'un mec à quelques mètres m'observe. Nos regards se croisent et il me fait un signe de la tête avant de partir.

Etrange... Mais je n'ai pas envie de chercher à comprendre et je le laisse disparaître.

Je me lève enfin, je suis gelé, crevé, j'ai la flemme d'aller au sport, mais c'est une discipline quotidienne à laquelle je me dois d'être fidèle.

20mns plus tard, je suis arrivé à la salle et bosserai le dos aujourd'hui, sans grande passion mais de manière très scolaire, donc efficace.

Je sors, il est presque 18h, et vais à mes visites pour un appart' glauque dans le fin fond du 19è arrt.

1 annulation, 3 lapins, et me voilà avec juste 3 visites qui ne donneront pas grand chose.

Les clients me posent des questions, et je réponds mais en étant sur pilote automatique.

Allez savoir pourquoi, je repense à mon ex, Lulina.

Je crois que je ne cesserai jamais de penser à elle.

Il y a des moments ou elle est moins présente que d'autre, mais elle demeure toujours dans mes pensées.

Peut-être y pense-je un peu plus aujourd'hui car nous sommes le 15, et que nous nous étions rencontrés un 15 et pris l'habitude chaque 15 de chaque mois de le fêter un tout petit peu ?

"Ce serait un mois de plus ensemble, aujourd'hui" me dis-je entre deux questions de la grosse dondon de cliente.

26 mois que tout s'est terminé, et je pense toujours à elle. C'est tout de même un truc de fou.

Je termine donc mes visites totalement blasé, mélancolique, et choisis de rentrer à la maison par les quais, en marchant, sans prendre les transports.

L'air sec me fouette le visage tandis que les gens commencent à rentrer chez eux.

L'ambiance de la rue se fait plus calme, annonciatrice de la soirée qui vient prendre ses droits.

Je marcherai 25mns, toujours plongé dans mes pensées, à me revoir il y a un an, à repenser à mon ex, à penser à ce que je vais devenir et faire dans le futur.

Je pense aussi à ma journée de demain : juste 4 visites sur les Champs Elysées entre 12h et 13h, puis 3 visites dans le 19è entre 18h et 18h30.

Je dois voir James ce we, il m'appelle demain soir.

Je vais peut-être prendre un godet avec lui. Mais ce ne sera qu'à demi-reposant puisque nous parlerons d'Ysa une partie du temps..

Je pense que je devrais faire payer mon temps d'écoute et mes conseils.

J'aurais peut-être alors aujourd'hui, de quoi arrêter de travailler pour de bon.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés