Divers

Jeudi 12 novembre 2009
Ca fait un bail, c'était en septembre.

Samy, un pote de mon "ancienne vie", totalement en galère, endetté jusqu'au cou, et que j'ai fait entrer à l'Agence pour qu'il gagne de la thune, et à qui j'ai prêté 500€.

Quoi de neuf depuis septembre ?

Dur dur pour Samy.

Tellement dur que mon responsable a du lui filer un premier appart' à louer.

Conditions on ne peut plus privilégiées puisqu'il s'agissait d'un bien à louer en exclusivité : autant dire que Samy était certain de le louer.

Le deal entre moi et lui était le suivant : il gardait la 1ère commission (pour se renflouer un peu), et la 2nde me remboursait des 500€.

A force de visites, Samy a loué l'appartement et s'est empoché 250€ (c'est pas énorme mais bon, quand on a besoin de thunes..).

Le souci avec Samy étant qu'il n'a vraissemblablement pas la discipline de se prendre en mains, de démarcher des proprios, de faire entrer des biens etc..

Du coup, mon responsable a du lui déléguer un nouvel appartement à louer.

Un petit truc à 550€.

Avec le temps, Samy l'a loué.

Cette fois, sa part me revenait en début de remboursement, soit 229€.

Sauf qu'un nouveau problème apparut.

Lorsque j'ai aidé Samy en lui prêtant un mois de loyer, j'ai été à ma banque, j'ai retiré 500€ que je lui ai filé.

Mais Samy lui, ne peut pas retirer de l'argent à sa banque.

Il ne peut pas me rembourser directement.

C'est donc mon responsable qui doit me faire des chèques (correspondant à la part de Samy).

Or, sur toute commission que je touche, j'ai à reverser 20% de charges sociales (22% en réalité, mais bon, gardons 20% pour faciliter le calcul).

Ce qui signifie que pour être remboursé de 500€ net, je dois recevoir 600€ desquels je reverse 100€ à l'Etat.

Samy a compris.

Cela étant, j'ai réfléchi puis ai indiqué à Samy que je ne voulais pas qu'il me soit redevable de 600€ au lieu de 500€ (même si les 100€ de plus ne vont pas dans ma poche mais à l'Etat).

Je lui ai indiqué qu'il avait assez de dettes, de galères comme ça, sans en plus en rajouter.

Je pense en effet que psychologiquement, savoir que l'on doit 100€ de plus à quelqu'un, lorsqu'on croule sous les dettes, ça doit ficher le moral en l'air.

Je me ferai rembourser de 500€ dont 100€ à l'Etat, ce qui me fera toucher 400€ net au lieu de 500.

Mais c'est pas grave, le principal étant que Samy puisse sortir la tête de l'eau, et sortir de ce cycle infernal des dettes.

Je ne suis pas à 100€ près, et c'est pour l'aider en plus, alors..

A ce jour, Samy me doit donc : 500 - 229 =  271€.

Il était mignon d'ailleurs Samy, me disant que j'étais un "bonhomme", et que des mecs comme moi "ça n'existait plus que dans les musées".

Nan, en fait c'est un geste amical tout ce qu'il y a de plus normal, et n'importe qui aurait fait pareil.

Mon responsable lui a encore délégué un appart' à louer.

Ce qui m'inquiète un peu c'est que j'aimerais que Samy devienne autonome sans devoir attendre que mon responsable lui file des apparts'.

En tout cas, je n'ai eu de cesse de lui dire que j'étais là, pour lui, à sa disposition, qu'il ne me dérangeait jamais, et qu'il n'hésite pas à m'appeler.

Il m'a fait état de sa gratitude, ce qui pour moi est tout à fait naturel entre amis/bons potes.

Demain, je vais le voir un peu à l'Agence.

Je lui ai dit que je passerais des appels à des propriétaires, pour lui prendre des rdvs de mandats.

Il n'est pas encore au top dans sa technique de démarchage téléphonique pour prendre des rdvs, alors je vais l'aider un peu demain.

J'espère juste que prochainement toutes ses galères de fric seront un mauvais souvenir.

Je ne sais que trop en effet à quel point les soucis financiers sont une réelle source de tracas.

Je n'oublie pas d'ou je viens et la galère que j'ai connu pendant plus de 12 ans.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
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Mercredi 11 novembre 2009
Je me suis levé aujourd'hui la tête dans le bidet.

L'impression d'être plus fatigué au réveil que je ne l'étais en me mettant au lit la veille (je déteste quand ça m'arrive).

J'espère souvent ouvrir les yeux, et découvrir que j'ai rêvé toute cette vie, voyant par ma fenêtre un lagon d'un bleu profond bordé d'une belle plage de cocotiers, tournant la tête et voyant mon habitation spacieuse et cossue.

Mais non.

Je regarde par ma fenêtre et vois les mêmes immeubles que d'habitude, la même rue que d'habitude, les mêmes arbres (qui ne sont hélàs pas des cocotiers) que d'habitude.

Après une brêve pause déjeûner, je ressens la fatigue me peser de tout son poids, et suis parti pour une sieste.

2h plus tard, j'ouvre les yeux, maudissant les clients qui vont me faire m'habiller et sortir un jour férié.

J'ai la tête dans le pâté, la sieste n'ayant pas aidé.

En effet, je me sens ENCORE plus fatigué que ce matin ou je me suis senti je vous le rappelle ENCORE plus fatigué que la veille en m'endormant : autrement dit, c'est pas la fête.

Non sans grommeler, je sors affronter le froid, le métro, les gens, le bruit, la pollution.

J'envoie un sms à Gwendolyne, lui indiquant que je vais me reposer après mes visites : on aurait peut-être pu se voir, mais je suis vraiment explosé et ne serais pas entièrement disponible pour elle si je la voyais avec un tonus si faible.

Je fais mes 3 visites pour 1 appart' à louer :

- une mignonette originaire d'Amérique du Sud à en croire son nom de famille, et qui nous arrive tout droit de Guadeloupe ;

- deux jeunes musiciens : eux déjà, même pas en rêve ils vont louer l'appart' ;

- deux jeunes actifs, sympathoches ma foi.

Les visites se terminent et je rentre à la maison.

Je prends le métro.

Bourré de monde.

"Même un jour férié, faut subir toutes ces tronches de cake.."

Pff.. !

En face de moi, une petite fille d'origine étrangère avec sa "maman".

Celle-ci lui parle mal : "t'es obligée de te coller à moi ?!!" lui lance-t-elle sèchement.

La petite fille (qui doit avoir 9 ans) ne répond rien..

Elle baisse la tête, puis se met à chantonner pour elle.

Je regarde la "maman"...

....

"mais c'est un transexuel !"

Des mains d'homme, de gros doigts virils avec de gros ongles, et lorsque je regarde son visage.... :

"c'est un homme avec une perruque, c'est pas possible !", me dis je

"Elle" sent que je "la" regarde et me regarde : j'esquive le regard, quelque peu gêné.

"Elle" retourne à son occupation (écrire un sms avec ses gros doigts boudinés), tandis que la petite fille joue toute seule dans son coin, chantonnant un air.

Je regarde cette petite fille et dieu sait pourquoi dudes, j'ai éprouvé un immense sentiment de tristesse.

Voir cette petite fille laissée à elle-même, jouer toute seule, qui fait comme si de rien n'était alors qu'elle doit bien sentir que sa "maman" est agacée par elle et qui la néglige au profit de son portable, me rend très très triste.

Je regarde cette petite fille et à cet instant, il me semble éprouver sa solitude et sa tristesse dissimulée.

Surement ça qu'on appelle l'empathie qui, comme vous le savez, signifie "souffrir avec".

La "maman" va s'asseoir sur une banquette juste derrière, laissant la petite fille seule, qui au bout d'un moment, va la rejoindre sur la banquette.

La "maman" ne daigne même pas s'occuper d'elle, ni la regarder, et continue à être occupée par son portable.

"J'aimerais vraiment pas être petit, dans ces conditions", me dis je.

Le métro arrive à mon quai, je me lève, et avant d'ouvrir la porte jette un dernier regard sur la "maman" et la petite fille cote à cote sur la banquette, la première ignorant totalement la dernière qui continue de chantonner (je sais pas pourquoi mais le fait que la p'tite chantonne alors que c'était pas la fête me rendait vraiment triste pour elle).

Je me suis demandé tout le reste de mon trajet si la fille n'était pas adoptée.

Elle n'était pas européenne, or la "maman" l'était (en plus de ressembler à un homme avec une perruque) : elle n'était clairement pas sa fille de sang.

                                             ***                     ***
Je suis très attentif désormais aux parents et enfants dans le métro.

Peut-être parce que j'aimerais beaucoup aujourd'hui avoir des enfants.

Ce n'était pas le cas il y a quelques années, mais aujourd'hui je ressens le manque de ne pas avoir un p'tit bout qui dirait "pa...pa.." :)

Peu de fois, je croise des parents qui semblent en plein bonheur avec leurs petits.

La plupart du temps, vous avez le sentiment que l'enfant est un réel fardeau pour le/les parent(s).

Je trouve ça triste, même si élever un enfant est une mission délicate et difficile.

A croire que les parents ne se sont pas posés les bonnes questions avant d'enfanter, et réalisent après, ce qu'avoir un enfant implique et signifie.

J'ai repensé durant la soirée à cette petite fille, me demandant ce qu'elle était en train de faire.

Et à chaque fois que j'ai repensé à elle, j'ai ressenti la même tristesse que celle que j'ai éprouvé tout à l'heure en fin de journée, dans le métro.

Cette hyper-sensibilité pourra sembler disproportionnée, et peut-être en effet.

Mais je n'y peux rien : le spectacle de cet enfant négligé, envoyé dans les cordes par ce truc qui lui servait de maman m'a vraiment touché.

Il est parfois des images fugaces, des silhouettes entraperçues qui demeurent ainsi marquées dans votre esprit, sans que vous ne sachiez trop pourquoi.

Clairement cette image aujourd'hui de cette "maman" avec sa fille restera un moment vivace dans mon esprit.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
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Mardi 10 novembre 2009
La journée a commencé difficilement ce matin, puisque j'ai eu le plus grand mal à poser un pied par terre, m'offrant même le luxe d'un somme de 1h30 supplémentaire à l'heure de réveil d'origine.

Je râlais tout seul à la maison, sachant quelle journée ultra chargée j'allais devoir me tapper.

Tout commençait par une superbe visite à Suresnes, qui, entre nous soit dit, est tellement proche de chez moi qu'aller/retour je mets de porte à porte 3h de trajet.

Pff !

Déjà, la journée, je voulais pas la passer.

Je pars de chez moi à 11h25, et ne serai de retour qu'à 14h30.

Je miam un morceau et repars 30mns à peine plus tard.

Direction : salle de sport.

Demain férié, la salle est fermée, donc je dois y aller aujourd'hui, et c'est le seul moment ou je peux du fait du reste de ma journée ensuite.

Je vais donc taffer 1h à la salle de sport, ressortant dans un état de fatigue bien avancé.

Il est alors 16h45.

Je dois aller dans le 18è, pour rencontrer un proprio et m'arrête à la Place de Clichy ou je fais une amusante rencontre.

Je sors du rdv, il est 18h, je dois filer sur les Champs Elysées, aller à l'Agence pour signer un bail (= $$$$) à 19h.

Le client arrive, et je terminerai la signature vers 20h.

Je resterai un peu plus d'une heure à tchatcher avec mon responsable, et quitterai le bureau à 21h00 pour finalement retrouver la joie de mon appartement à 22h, après bien entendu avoir eu la joie de m'arrêter dans un supermarché ouvert tard me faire des courses (bien que ça à foutre après ma journée, pff !).

                                            ***                 ***
Les journées comme celles-ci, sont véritablement ce que j'appelle des journée "sans cerveau".

Si ce n'est la petite parenthèse à Place de Clichy, ce sont des journées ou j'ai le sentiment d'être un robot vaquant d'un lieu à l'autre, sans que quoi que ce soit de ma personne, de ce que je suis, ne soit engagé.

Des journées mécaniques, peu exaltantes, ou tout ce que je croise sont des gens pressés, le regard fuyant, et qui souhaitent tout sauf entrer en contact avec vous.

Nan, et puis ma fatigue chronique ne m'aide pas non plus à vivre les choses de la meilleure des façons car je la porte cette fatigue.. a bout de bras... ou plutôt à bout de jambes et de pieds je devrais dire.

Je ne les compte plus les kilometres par jour, les heures de marches, les heures passées dans le métro.

Le tout, toujours entrecoupé de la parenthèse "salle de sport", parce que je tiens à cette hygiène de vie, mais qui occasionne par définition une fatigue supplémentaire.

J'aurais bien aimé me reposer demain 11 novembre, jour férié. Mais dans le taf que j'exerce actuellement, les samedi, dimanche comme tout jour férié sont un moment privilégié pour les clients car EUX ne travaillent pas et veulent visiter (moi en revanche, ça me fait un jour de moins à me reposer).

Demain ainsi, j'ai des visites.

Je m'accroche toutefois à mes idées de départ, et de plages, de soleil, d'exotisme, lorsque je sens que les nerfs sont en pelotte du fait de ma suractivité ou lorsque je sens la fatigue me gagner au point d'avoir envie de dormir.

En règle général, l'effort est accepté lorsque :

- vous faites quelque chose que vous aimez

et/ou :

- vous faites quelque chose en vue d'un objectif.

Ce qui est mon cas (en même temps, je ne déteste pas ce que je fais, loin s'en faut, mais le but d'un avenir différent est un puissant moteur).

Je parlais l'autre jour avec une caissière au Leclerc proche de chez moi.

Cette personne ne remplissait aucune des deux conditions ci-dessus lui permettant d'accepter son travail.

Elle travaillait juste pour avoir un travail et gagner un salaire.

Du coup, elle qui était sur place depuis 6h30 du mat', et qui devait repartir à 20h (faut dire, c'est vraiment un job de merde, même si elle avait plusieurs heures de pause en journée), elle était totalement blasé, aigrie, sans plus aucune joie en elle.

J'ai vraiment plaint cette femme.

En même temps, que voulez-vous, la plupart des gens font juste un métier comme ça, de manière alimentaire, toute leur vie, sans but, sans apprécier.

Parait qu'on a pas toujours le choix, qu'on fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie.

Qu'est ce que je peux détester cette phrase et cette vision des choses, qui induit que nous subissons notre vie plus que nous ne la façonnons !

Je pense en effet que dans une certaine mesure et jusqu'à un certain seuil, nous méritons la vie que nous avons.

Je ne pense pas qu'il y ait une injustice permanente quant à nos vies qui ne sont que le produit de nos choix (ou de nos non-choix).

Bref, ne nous écartons pas du propos.

Tout ça pour dire que tout le travail que je fournis (et que j'ai fournis aujourd'hui par exemple, et demain jour férié) est motivé par un but, et que s'il n'y avait pas ce but, mes efforts me seraient véritablement insupportables.

Je m'en vais donc aller profiter du peu de soirée qu'il me reste (il est 23h30), avant de réattaquer demain une nouvelle journée de travail.

En espérant que la vôtre demain sera plus agréable, et qu'elle vous permettra de d'avantage vous reposer que moi.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
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Samedi 7 novembre 2009

Il y a quelques jours, je vous relatais comment un étrange personnage était venu sonner à ma porte (lire ici).

                ***                     ***

Ce matin, vers 11h, je suis importuné par du bruit venant de quelque part au dessus ou au dessous de chez moi.

Je m'en vais ouvrir la porte de mon appartement, pour aller sur mon pallier et tenter de déceler d'ou provient le bruit.

J'ouvre la porte, et trouve avec surprise une enveloppe pour moi juste devant ma porte.

Une enveloppe provenant de ma mutuelle.

Rien d'anormal en soit, si ce n'est qu'une enveloppe doit se retrouver dans ma boite aux lettres, pas devant ma porte pallière..

Du coup, je me demande si ce n'est pas un message m'invitant à regarder dans ma boite aux lettres si je n'ai pas un message.

Je descends, et trouve 2 enveloppes adressées à mon père, dans la boite aux lettres.

Ceci toutefois est d'autant plus suspect.

Vous ne voyez pas pourquoi ?

Aujourd'hui, le facteur a donc déposé 3 enveloppes dans ma boite aux lettres : 2 pour mon père et une pour moi.

Comme par hasard, la seule qui se retrouve devant ma porte est celle qui m'est adressée..

Hmm... weird...

Il n'y a peut-être aucun lien entre la visite de l'autre jour et aujourd'hui, mais je trouve cela curieux.

Il a bien fallu que quelqu'un vienne prendre l'enveloppe dans ma boite aux lettres, puis monte à mon étage pour me la déposer juste devant ma porte.

Alors.... qui ?

Et pourquoi ?

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
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Samedi 7 novembre 2009
Lorsque je me suis rendu à la boxe tout à l'heure, j'étais comme une pile électrique.

Tout m'agaçait et j'étais de bien mauvais poil.

La séance m'aura fait du bien.

1h30 de sport, rien de tel pour calmer le tout.

Comme d'habitude, on termine la séance par des combats, des rounds courts - 1mn - et on tourne, changeant d'adversaire.

Lors du dernier round, je me retrouve face à cet algérien, beauf comme mes pieds, un vrai taureau, belle bête, costaud sans être musculeux mais puissant et du genre à vous allonger s'il vous touche.

Un peu grosse brute sur les bords, pas fin du tout, qui revient de Thaïlande à ce que j'ai cru comprendre, ou il s'est entraîné dans des camps.

Bref, je le guêtais de l'oeil depuis un moment, et bien entendu il faut qu'il tombe en face de moi pour le dernier combat.

Ce gars est "plus tout" que moi : plus grand, plus lourd, plus expérimenté en boxe (j'en suis à mes premières séances).

Le round se déroule comme il se déroule, à savoir que je recule pas, j'avance tout le temps, et je le touche à quelques reprises (lui aussi cela dit).

Très sincèrement, je ne me rends pas compte de comment j'étais, mais à la fin du round, il me toise, manifestement pas content du tout :

- Pourquoi t'as la haine ?! Faut pas avoir la haine ! me lance-t-il
- J'ai pas la haine..
- Quand j'ai commencé, j'étais pareil, je prenais un coup, je voulais absolument rendre. Faut être cool.

Tout ça très sèchement, l'ayant mauvaise.

Je dis rien et il se casse.

Bon bah je me suis pas fait un pote lol

Clairement la prochaine fois qu'on se retrouve avec les gants, il me fera pas de cadeau.

Peu importe, c'est la boxe, et ça m'a fait du bien ! ;)

Je rentre à la maison, en âge, lorsque mon téléphone pro bip. En général, j'ai toujours mes deux portables - pro et perso - mais là j'avais oublié mon perso.

Je prends mon téléphone pour lire le sms :

- tu veux passer ?

C'est Olga. Une pouf (désolé mesdemoiselles, mais y a pas d'autres termes pour la désigner) que j'ai connu il y a 8/9 ans et que j'ai revue il y a 1 an comme ça, vite fait.

Elle habite pas loin de la salle de sport, et ma foi, elle pourrait être mon "repose du guerrier".

Le hic, c'est que j'ai pas envie de ça.

Entendons nous bien :

[ ] Angelo est gay
[ ] Angelo est oennuque
[ ] Angelo est impuissant
[x] Angelo a envie de quelque chose de plus romantique

That's it.

Je lui réponds donc simplement "non merci. biz".

Forcément, elle hallu complet : un mec qui refuse une proposition de [censored] (et par ce froid glacial qui plus est ! lol), ça doit pas courir les rues !

Aussi, en guise de réponse, j'ai juste droit à un "tant pis pour toi ! ".

Si tu le dis, Olga..

Pas envie du cul pour le cul.. le cul c'est cool mais quand y a un peu plus derrière.

J'ai donc poursuivi ma route, totalement zen du fait de ma séance de boxe, lessivé comme il faut, et tout à fait disposé à me reposer ce soir.

Si j'ai la force, j'écrirai un prochain article tout à l'heure, sinon à très bientôt !

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
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Vendredi 6 novembre 2009
Tout ce que j'avais pu prévoir pour ce we étant tombé à l'eau, voilà que je m'en vais passer un samedi et dimanche calme.

Enfin...calme...façon de parler.

Je vais en effet aller à la boxe tout à l'heure car j'ai besoin de me défouler.

Tout ce qui s'est passé depuis l'irruption du mystérieux visiteur me met les nerfs à vif.

Je suis en colère.

Aussi, j'ai besoin d'aller à la boxe, ça me fera du bien que de distribuer quelques coups et d'en recevoir par là même occasion.


Je vais jouer au loto aussi, tiens. Si ça peut me permettre de mettre les voiles plus rapidement !

Pas de bol pour moi : remporter la timbale = 1 chance sur 14 000 000.

Et dire que chaque semaine, certains se l'attrappe c'te putain d'chance.

Bon, allez, je vais me préparer, je sens la colère ruminer à l'intérieur, j'ai vraiment besoin de me défouler.

A plus tard.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
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Vendredi 6 novembre 2009
Hier matin, on sonne à ma porte.

Me lève la tête dans le cul, m'approche de la porte, mate par le judas.

Un mec à l'allure louche est sur le pallier.

Béret, blouson cuir, queue de cheval, il est là devant ma porte.

"Hmm, qui c'est lui ?".

Le gars ressonne. Puis ressonne et attend.

Dans sa main, il tient un objet contondant...je vois pas bien si c'est une lame, un tournevis, ou autre chose, mais ça m'a pas l'air très "safe" ce qu'il tient là..

"C'est quoi ce bordel ?".

Le mec sonne à nouveau.

Bon, c'est clairement pas un démarcheur :

- d'abord, je pense qu'il aurait eu la bonne idée d'avoir un costard et une cravate
- ensuite si c'était un quêteur, voyant que je n'ouvre pas, il sonnerait aux autres portes.

Alors que là, c'est clairement à MA porte qu'il s'entête à sonner.

Au bout d'un moment, je crois voir une porte pallière s'ouvrir de l'autre côté. Un voisin qui interpellé surement par le bruit de la sonnette à répétition, est venu voir de quoi il s'agissait.

Notre mystérieux visiteur se retourne, je capte pas trop ce qui se passe... la porte se ferme, et l'intriguant inconnu se met alors à siffler, genre l'air de rien, et ressonne à ma porte !

Bon, clairement ça commence à puer du boudin ce truc.

Le mec est clairement là pour moi, et il ne me semble pas animé des meilleures intentions du monde.

Je suis clairement pas en état d'ouvrir la porte : je viens de me lever, je suis à poil, j'ai pas mes lentilles, j'ai la tête dans le cul.

Il ressonne encore..

Puis, enfin, rien ne se passant, prend l'ascenseur et se barre.

                                              ***                       ***
La question est : qui ce mec pouvait-il être et que me voulait-il ?

Je réfléchis un instant... J'ai pas d'ennemi avéré, je suis pas un sale bougre, je fais de mal à personne, je taf comme un malade, pas de raison à ce qu'on veuille mon scalp.

Tic tac tic tac tic tac...

.... Bon ok, y a bien ce crétin, dégouté que j'ai bang son (ex) nana, et qui serait bien capable de faire un truc aussi courageux que d'envoyer un mec me faire la fête.

A part cette piste, je vois pas.

Hier du coup, j'ai passé toute la journée très très en colère.

Qu'on m'envoit un gars me zigouiller ou me casser la gueule, à la limite je m'en fous.

Mais c'est pour mon père que ça me met hors de moi. Il ne s'en remettrait pas s'il m'arrivait quoi que ce soit.

J'étais donc de très très méchante humeur.

De toute façon, si un gars a décidé de me faire la peau, il le fera : je peux pas être aux aguêts H24, et il suffit d'une minute d'inattention pour se faire planter dans le dos, surtout dans Paname ou l'on est en permanence entouré de monde.

Je peux être vigilant un temps, pas tout le temps.

Et puis, s'il faut que je me fasse planter, bah je me ferai planter, qu'est ce que vous voulez que je vous dise, si je dois finir comme ça, ce sera la fin, point barre.

Après "un inconnu vous offre des fleurs" (Impulse), voici "un hitman vient vous planter" lol

Ca sert à rien que je me prenne la tête, et ça se peut je me fais un film total et ce mec est pas venu pour moi, me connait pas, s'est trompé de sonnette etc.

Dans le doute, je vais tout de même rester sur mes gardes.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
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Samedi 31 octobre 2009
6h35

Passé la nuit éveillé.

Pas pu m'endormir.

Pas envie.

Surement la fin de semaine et mon envie de faire un break d'avec le taf, alors je compense en repoussant au plus loin les nuits.

Je voulais aller au sport, muscu et boxe : ça me semble compromis.

De même, j'avais une visite à 15h, mais je vais la maintenir, je peux pas l'annuler comme ça, surtout que j'ai (encore) affaire à un cas urgent d'un mec qui va se retrouver la semaine prochaine à la rue.

Ok, il s'y est pris un peu au dernier moment pour trouver un nouvel appart', mais hey, je vais faire quoi ? Le laisser dans sa merde ?

Nan... d'ou la visite.

Pour le reste, je sens que ce sera à nouveau sieste time pour compenser la fatigue liée à la nuit blanche.

Je vais pas tarder à aller me pieuter, je sens la fatigue commencer à m'attaquer comme la rouille s'en prend au métal.

J'ai pas mal regarder des destinations cette nuit. Mais pas forcément pour moi.

J'y reviendrai plus tard.

A tout à l'heure, j'ai besoin de quelques heures de repos à cesser de cogiter.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
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Vendredi 30 octobre 2009
Vendredi, 15h38

A l'heure ou vous devez pour la plupart d'entre vous être en train de travailler, j'ai décidé de m'accorder ma journée à me reposer.

Je me suis levé ce matin pour aller à l'Agence.

J'avais rdv avec une nana, une artiste connue qui cherche un appart' à acheter.

En arrivant sur place, j'ai eu la surprise de trouver Samy, le pote que j'ai fait entrer à l'Agence et à qui j'ai prêté 500€ pour le dépanner.

Je vous en parlerai ce we, dans un prochain article.

Je suis rentré à la maison à 14h, ai préparé quelques mails professionnels, et me voilà maintenant avec le choix de :

a) travailler en démarchant les proprios pour avoir de nouveaux apparts en mandat
b) aller à la salle de sport comme tous les jours précédents
c) me reposer.

Sérieux, aujourd'hui, vendredi, fin de semaine, avec des affaires de bouclées, et me sentant bien fatigué du fait de mon activité, je vais choisir l'option C, et ce, sans vergogne aucune (pour une fois).

Je vais aller me pieuter et dormir 2-3h.

C'est plus qu'une simple sieste, mais j'en ai besoin.

Et demain, même sanction : je ne fais RIEN. Pas de taf, pas de visite, rien du tout, juste du temps pour moi, à me reposer ou à me promener dans les rues de Paname.

Les clients attendront, et je ne pense pas que la face du monde s'en trouve modifiée que je prenne ce temps de repos pour moi.

Autant j'aime travailler beaucoup, bouger dans tous les sens, être overbooké, rencontrer pleins de gens, faire du business etc..., autant je ne veux pas devenir de ces esclaves du travail qui sont incapables de s'arrêter pour souffler.

Or, un we et demi (en comptant cette demi-journée aujourd'hui), c'est pas du luxe, et c'est loin - très loin même - d'être excessif en terme de "levage de pied".

Bon allez, je parle, je parle, mais il est déjà 15h50, j'ai bouffé 20mns de ma sieste :-p

A tout à l'heure pour d'autres articles, dudes.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
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Mardi 27 octobre 2009

23h

23h

Je rentre à peine à la maison.

Je suis très fatigué.

Me suis préparé un truc rapide à grailler.

Je posterai un article avant d'aller au lit.

A tout à l'heure :)

Psycho
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