Bye bye la France !

Vendredi 6 novembre 2009
Hier, j'ai vu un pote, et parmi la discussion, mon départ hors de France.

- Ca en est ou ton voyage ? J'ai l'impression que ça traîne.
- C'est vrai, l'envie est toujours là, mais je m'en suis moins occupé, beaucoup de boulot.
- C'est pas une excuse ?
- Si, peut-être un peu. Ca me fait flipper c'est sur.
- Tu partirais ou ?
- Y a beaucoup d'endroits qui m'intéressent, mais je pense que pour le 1er départ, ce sera une ville d'Asie ou d'Amérique du Sud.
- Bon, mais tu partirais pour quoi en fait ?
- Je vais pas partir dans un complexe touristique. Rien contre, mais ça m'intéresse pas. J'ai envie de vivre une expérience particulière. M'immerger dans une ville inconnue et y vivre quelques temps, comme ça, de manière anonyme, me perdre ainsi dans cette ville, n'ayant aucun repère, aucune connaissance.
- C'est flippant.
- Bien pour ça que je suis lent au démarrage. Parmi les destinations, j'ai pensé à Bangkok.
- Pourquoi là bas ??
- Je sais pas, cette ville éveille mon imaginaire. Et de par ce que j'ai pu en lire aussi. J'en parlais avec une nana l'autre jour : je me verrais bien dans un hôtel miteux d'une rue mal famée à manger des nouilles dans des bouis-bouis douteux.
- lol.. Parait que c'est particulier comme ville.
- Une ville qui contrairement à Paris ne dort jamais et ou tout peut arriver. J'aime le concept.
- Parait que c'est pas très sur.
- Ouais enfin bon, sortir à Aubervilliers la nuit c'est pas sur non plus, je le sais : je l'ai fait.
- Et en Amérique du Sud ? Tu voulais pas partir au Vénézuela ?
- Si, mais pour l'instant ce n'est plus une priorité. Je pensais à Rio de Janeiro.
- Pourquoi pas Mexico ?
- Nan. Rio. C'est plus sensuel, intriguant, imprévisible, tout comme Bangkok. Eventuellement Bahia ou Recife. Mais passage par Rio obligé, dans une poussada ou auberge de jeunesse à croiser des voyageurs du monde entier.
- Ouais, parait que c'est top Rio. J'ai un pote qu'est parti là bas, il voulait plus partir.
- Ca m'étonne pas. Après, je te cache pas que me taper le Nicaragua ou le Salvador est une idée à laquelle je pense aussi.
- Ouais bon, t'es pas encore fixé quoi, lol !
- Nan, c'est vrai, tu as raison. Je bouillonne d'envies, mais je n'ai pas pris le temps de me poser et de concrêtement mettre en place les choses.
- Et puis tu me parles de choses très différentes, faut faire le tri avant.
- Tu as encore raison, j'en ai conscience. Quoi qu'il en soit, j'ai commencé à regarder le prix des billets, c'est pas donné. On frise les 1000€ A/R.
- Ca va, avec la thune que tu te fais !
- Et après ? J'ai pas perdu la notion de l'argent. 1000€ ça reste une somme très importante.
- C'est sur..
- Je vivrai sur place le temps qu'il faudra, tout en tenant un journal quotidien. Un journal au quotidien dans ce pays et cette ville inconnue : mes rencontres, mes états d'âmes, mes expériences, mes aventures.
- Ce serait super intéressant !
- Je sais pas, mais qui sait, peut-être que si ça en vaut la peine j'essaierai de le publier ? Le truc, vois-tu, c'est que je suis en recherche d'une liberté absolue. Je veux faire voler en éclats les carcans et limites qu'on a au quotidien ici, et partir, affranchi de toute contrainte, sans limite, sans restriction aucune, juste vivre quelque chose, quelque part, comme déconnecté du temps, hors du monde, tu vois ?
- Je comprends parfaitement ce que tu veux dire. Et si tu le fais, parce que pour tout te dire tu parles beaucoup de voyage mais pour l'instant tu n'as rien fait, ce serait génial.

Le reste de la discussion bifurquera sur autre chose.

                                                ***                      ***
Voilà un peu ou en sont mes réflexions sur le départ.

A savoir, nulle part lol.

Mon pote a raison : je dois mettre de l'ordre dans mes idées, construire mon projet de manière plus précise, et passer à l'acte sans réfléchir.

A défaut, dans 6 mois je suis encore ici à me lamenter de Paris.

J'entamme le chantier sérieusement ce we.

Je vous tiens au jus pas à pas.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
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Mardi 6 octobre 2009
Je ne vais pas relater la discut' dans le détail parce que le moment fut pénible et que je ne souhaite pas ressasser un truc négatif.

En deux mots, je décide aujourd'hui de jouer au loto, choisis mes numéros, tend le billet avec une seule grille de jouée, une pièce de 2€, récupère mon ticket original et le reçu, et là, le buraliste demande à vérifier un truc.

Il regarde mon reçu et me dit de manière peu aimable que c'est 4€.

Je suis étonné car 1 grille = 2€.

Je regarde le ticket et constate qu'il y a 2 numéros chance qui ont été sélectionné.

Tiens, étrange, j'ai du faire une erreur en en cochant deux.

- On fait quoi maintenant ? me lance-t-il

Je lui indique qu'on annule le billet et que je vais en refaire un autre avec un seul numéro chance.

Je passe le truc vite fait parce que c'est gonflant, juste pour vous dire que le buraliste a commencé à piquer sa crise de nerf, à me dire qu'on annule pas un ticket, que j'ai qu'à faire attention, que ça lui prend la tête etc..

Je me contente de lui dire :

- pourquoi vous devenez agressif ?
- gfhghgfvchfghdghfg
- vous vous emportez là
- tertretertertertergdfgdfgfdgd !!!!!!
- Vous êtes parfait ? Vous ne commettez jamais d'erreur ?
- fdgjfdgkjdfmkgjdfkmgjfdkjgdkmfgjd !!!!!!
- Vous redevenez agressif monsieur... Vous savez qu'entre adulte on peut se parler calemement ?
- fddglldfgdfkgjdfkgfgdfgdf!!!
- Dites moi, est ce que c'est grave de toute façon ?

Là, le mec s'emporte et me fout dehors de son tabac, me disant d'aller jouer ma grille ailleur.

- Wow, vous êtes vraiment très commercant... lui dis-je
- C'est ca, allez, allez jouer ailleur !

Tout ça parce qu'il fallait annuler un ticket de loto, si c'est pas tragique de se mettre dans des états pareils pour si peu.

Bien sur, plus j'étais calme, plus il s'emportait (classique).

Bon, calme calme, je veux bien, enfin à l'intérieur en tout cas je bouillonnais, et je ne vous cache pas qu'en sortant de son rade, je tremblais de partout tellement l'adrénaline m'était montée au pif, et il me faudra 20 bonnes minutes d'exercices de respiration pour faire retomber le tout.

Ce qui s'est produit ce matin n'est pas grave du tout en soit, et à la limite : on s'en cogne.

En revanche, il traduit une fois de plus hélàs tout ce que j'ai pu déjà vous dire déplorer ici à Paris en terme de qualité de vie.

On ne vit plus à Paris, les gens ne se parlent plus, ils s'aboient dessus en permanence.

L'agressivité est pregnante partout, les gens sont stressés, courent dans tous les sens, se rongent le frein et s'emportent pour un rien, se mettant dans tous leurs états.

Encore maintenant, avec le recul qui plus est, je suis ulcéré et complètement ahuri de me dire que je me suis fait traiter comme une merde par un buraliste tout ça parce qu'il y avait 2 numéros chance validés au lieu d'un et qu'il fallait annuler le ticket.

A une époque (au tout début de ce blog) j'aurais moi-même basculé dans l'agressivité face à ce buraliste, tant j'étais pêtri de rage non contenue et de colère.

Mais j'ai pris le parti de me détourner de l'agressivité ambiante et de ne m'entourer de choses et de gens qui me tirent vers le haut et engendrent de bonnes vibrations.

Aussi, j'ai pris sur moi pour rester zen, et voir notre cher "ami" s'empêtrer dans sa colère ridicule.

Et le plus drôle dans l'affaire, c'est qu'à l'extérieur j'ai pris mon ticket original pour voir si j'avais bien coché 2 numéros chance au lieu d'un : même pas !

En gros, c'est bien le buraliste qui a commis une erreur, lui qui n'avait de cesse de me dire que j'avais fait une erreur, que c'était scandaleux, que si tout le monde sur terre se trompait tout le temps on s'en sortait plus et bla bla..

Quoi qu'il en soit, cette facon de vivre, ou plutôt de "non vivre" à Paname, je ne la supporte plus.

Et c'est bien la raison pour laquelle je vais aller voir si l'herbe n'est pas plus verte ailleurs.

Bien sur, le paradis n'existe pas, du moins pas sur Terre, et nul lieu de ce monde ne peut se vanter d'être parfait.

Mais il est des lieux qui me correspondront bien plus que toute cette merde parisienne.

Alors oui, je veux quitter la France, me tirer ailleurs, ne plus subir tout ce stress, toute cette agressivité, et ce manque de communication entre les gens.

En tant qu'être humains, nous devrions avoir un minimum d'égard les uns envers les autres, et ce n'est pas être un doux-dingue que de le souhaiter.

Un événement comme cette petite anecdote ridicule du loto ce matin ne devrait même pas arriver...jamais.

Alors, bon courage à ceux qui supportent tant bien que mal cette "Parisian attitude" : pour ma part, mon choix est fait.

Ce n'est qu'une question de temps..

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
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Dimanche 16 août 2009
Malgré les perturbations de mon départ à l'étranger liées l'irruption dans ma vie actuelle de mon ancienne activité, j'envisage de partir en fin d'année.

Ce voyage sera un premier repérage concernant une première destination.

Deux zones attirent particulièrement mon intéret : l'amérique centrale/du sud ; l'asie du sud est, avec une préférence toutefois pour la première partie.


Mon agenda devrait être le suivant, sous réserve de tout événement majeur dans ma vie :

- mercredi prochain : départ pour Naples ;
- retour en septembre et reprise de mon activité à l'Agence immo pour disons 2 mois ;
- départ entre novembre et décembre en premier repérage.

Ce voyage sera en effet un premier repérage.

Si ma vie ne prend pas un tour nouveau d'ici la fin de l'année 2009, mon départ à l'étranger se consolidera de manière définitive.

Pour l'heure, la vie m'a remis sur la route de ma précédente activité, ce qui peut laisser présager des changements importants dans les mois à venir.

Si toutefois cela n'était pas le cas, je n'aurai aucun souci à tout plaquer pour partir.

Wait'n'see, dudes..

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
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Samedi 1 août 2009
Pour les réguliers de ce blog, vous savez que je dois achever de me faire vacciner si je veux me promener autour de cette planète.

J'ai déjà subi il y a 2 mois environ une vaccination de rappel pour : dypthérie, tétanos, polio, hépatite A.

J'ai rdv lundi pour me faire vacciner contre la thyphoïde, une saloperie qu'on peut choper en buvant de l'eau ou dans des verres ou un truc du genre (chépu..).

Il me restera, pour être tout à fait au point, à me faire vacciner contre la fièvre jaune et je serai invicible (ou presque).

3€ l'injection, plutôt bon marché.

Je vous reparle du projet départ prochainement, les choses ont avancé.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
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Jeudi 23 juillet 2009
Le fidèle bloggeur PProni (ps : j'adore ce pseudo !) m'a demandé en mail si j'envisagerais toujours de partir si je faisais une belle rencontre à Paris.

Hmm...le genre de question que j'aurais préféré qu'on ne me pose pas tant je peine à trouver une réponse valable (merci du cadeau dude ^^).

J'ai cogité le truc dans tous les sens, et je dois bien admettre que j'ai bien du mal à me positionner.

Bon..réfléchissons...

Tout d'abord une évidence : je dois faire une coupure, cela m'est nécessaire. J'ai accumulé beaucoup de choses sur ces 3 dernières années, et j'ai besoin de prendre un peu d'air.

En outre, comme je vous l'ai expliqué dans les articles de la rubrique "Bye bye la France", la vie parisienne ne me convient plus, et j'ai perdu beaucoup d'attaches ici.

Alors, quid si je fais une rencontre sentimentale ?

La réponse est ardue car 2 légitimités se heurtent de plein fouet :

- je ne peux pas rester à Paris
- j'aimerais vivre une jolie histoire

Les deux éléments semblent donc être en contradiction assez flagrante.

Je pourrais détourner la réponse en vous disant "on verra si ça arrive", mais ce ne serait pas rigolo pour vous ;-)

C'est d'autant plus délicat pour moi de vous répondre que je me suis vraiment mis dans une dynamique de trouver un point d'ancrage à l'étranger.

Aussi, je ne fais plus aucun effort pour trouver quelqu'un. Je peux tenter ma chance comme ça, comme avec la belle cliente, lorsque je tombe sur une jolie nana, mais parce que le truc arrive tout cuit, sans que je fasse un effort.

Mais pour le reste, ma tête est déjà à l'étranger, je passe mes nuits à travailler sur ce projet, et dieu sait qu'il n'est pas simple.

Aussi, il m'est difficile de me remettre dans une dynamique de "vivre à nouveau à Paris".

Maintenant, j'imagine que si véritablement je faisais une superbe rencontre, et j'insiste sur le terme "superbe" (à tous points de vue bien sur, je ne parle pas que de physique, mais d'harmonie, de complicité), j'hésiterais peut-être pour tout plaquer.

Je pourrais trouver aussi un compromis, à savoir partir mais pour une durée limitée, simplement histoire de recharger les batteries, et revenir ici retrouver ma petite fée.

En deux mots : pour l'heure, ma priorité est le départ, la préparation d'une installation à plus ou moins long terme à l'étranger. Si maintenant, je fais une très belle rencontre, je continuerai à travailler sur mon projet, mais donnerai la chance à l'histoire sentimentale.

Et puis, pourquoi mettre les deux en opposition forcément ? Je peux très bien avoir une très belle histoire d'amour et décider avec ma petite fée de tout plaquer pour aller à l'étranger ! C'est aussi une possibilité !

Aussi, je pense que si je faisais une belle rencontre ici, je ne la sacrifierais pas : je lui donnerais sa chance, mais tout en gardant dans le viseur mon projet de partir à l'étranger.

Je vous avoue en effet que lorsque j'étais encore avec mon ex, Lulina, nous envisagions de nous installer à l'étranger pour vivre ensemble et élever nos (futurs) enfants.

Il peut être donc tout à fait possible de trouver une personne qui comme moi en aura ras la casquette de la vie à Paname et souhaitera avoir un confort de vie, une meilleure qualité de vie ailleurs.

L'amour, tout le monde court après, tout le monde a besoin d'amour, alors vous imaginez bien que si l'amour vient frapper à ma porte, je vais lui ouvrir bien évidemment.

Pour l'instant, ce n'est pas à l'ordre du jour, pas de belle rencontre en vue, aussi je continue chaque jour à travailler sur mon projet de départ.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
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Mardi 21 juillet 2009
Hier, je faisais visiter un appart' à une poule.

Moche, mais sympa (ça va souvent ensemble).

Au détour de la conversation, voilà que j'apprends que la m'zelle rentre tout juste d'un tour du monde avec son ami.

J'avoue être resté sous le coup de la nouvelle, moi qui pense voyages, respire voyages, vit voyages en permanence depuis quelques temps.

En gros, leur trajet a été le suivant : Inde, Indonésie, Malaisie, Vietnam, Cambodge, Australie, Nouvelle Zélande, Nouvelle Calédonie, avant de terminer par l'Us du sud : Bolivie, Pérou, Chili.

6 mois à silloner le monde.

Je suis bien resté 20mns à discuter avec elle, à lui poser des questions précises sur son voyage, les préparatifs, ses impressions.

A titre d'exemple de la discussion :

- Une tour autour du monde, même en routard, et contrairement à ce qu'on pense, cela coûte de l'argent. 12000 à 20000€ par personne, non ?
- C'est de l'argent, même si ce n'est pas grand chose pour 6 mois avec tous les trajets, les billets d'avions, les dépenses etc.. Cela nous a coûté 18 000€ à deux.
- Wow, vous vous êtes bien débrouillés !
- En effet, mais c'était un peu juste, vos tarifs sont les bons.

Je me suis livré à une petite série de questions :

- Pays ou vous vous êtes senti parfois le plus en insécurité ?
- L'Inde : les indiens sont très particuliers, ils marchent au conflit, au rapport de force. Ils sont très stressés, sans gène, rentre-dedans. Je retournerai sans hésiter dans ce pays, mais il faut pouvoir s'adapter à ce monde ou l'on ne comprend rien.

- Pays le plus cool, pas d'insécurité ?
- Perché sur les sommets Boliviens, c'était le pied !

- Déjà dormi dans des chambres grouillantes de cafards ?
- Oui, en Inde..
- Et vous avez pu fermer un oeil ?
- Quand vous venez de vous faire 18h en train (indien qui plus est), et que vous arrivez en pleine nuit dans votre chambre, vous avez pas le choix, vous êtes tellement épuisé que vous dormez malgré tout.
- L'Inde est un pays sale ?
- Oui. Très. Les Indiens jettent tout par terre, ne prennent pas soin de leur pays.

- Et l'Asie du Sud Est alors ?
- La Thaïlande, c'est génial pour les vacances ! On y mange très bien, superbes plages, gens sympas !
- Et l'Indonésie ?
- Génial !!! Si je pouvais m'installer la-bas, je le ferais sans hésiter !
- Tout le monde me parle de Bali.
- Justement, je parlais de Bali... Jamais vu des gens aussi gentils et le pays est superbe.

On enchaîne sur les moustiquaires, vaccins, systèmes de thunes, organisation du voyage, rencontres qu'elle a faite durant 6 mois, l'effet du retour à Paris (notamment le fameux "spleen du retour de tour du monde" bien connu), les raisons de son départ à l'origine, etc etc..

Enormément de sujets que je ne peux tous développer ici, je me suis contenté d'esquisser quelques questions/réponses.

- Vous allez partir ?
- Oui, réponds-je
- Pas trop d'appréhension ?
- Vous rigolez ? Je crêve de trouille !
- C'est naturel. 2 jours avant de partir, j'ai failli tout annuler. C'est normal.
- Vous ne vous êtes jamais senti seuls avec votre ami ? lui demande-je
- Non. Paradoxalement, lors de tour du monde, on rencontre en permanence beaucoup de gens. Il y a beaucoup de personnes seules qui partent à l'aventure, plaquent tout, et ces personnes ne sont jamais seules non plus. La solitude, il faut la vouloir lors d'un tour du monde, sinon vous avez toujours des rencontres.
- Jamais eu le spleen ?
- Si, bien sur, cela arrive. Mais c'est plus genre "mais qu'est ce que je fous dans cette galère, à 3h du matin, perdu en pleine cambrousse, à 10 000 km de chez moi ?", plutôt que la tristesse du manque de mes amis ou de ma famille. En même temps, ces moments de spleen ou l'on se demande ce qu'on fout là ne durent jamais longtemps. En général, c'est après une journée difficile, le lendemain est une nouvelle journée et pour rien au monde vous ne rentreriez.
- Vous repartez quand ?
- Dans 10 ans ! lol On entre dans la vie active avec mon ami, on a voulu se faire ce plaisir avant.

J'ai appris beaucoup en lui parlant et elle fut d'excellents conseils.

A la fin de la visite, elle se tourne vers moi, et avant de partir, me lance :

- Au fait..
- Oui ?
- L'appartement ne convient pas, mais pour votre voyage, si vous avez besoin de conseils, appelez moi.
- Enregistré !

Et nous partimes chacun de notre côté.

Sur mon chemin, je ne pouvais m'empêcher de me dire que décidément, nous attirons à soi les gens qui correspondent à ce que nous sommes.

Je suis tout entier tourné vers l'expatriation, le départ, le voyage, et voilà que je tombe sur cette cliente.

Etrange coincidence tout de même.

Ou plutôt : chouette signe..

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
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Samedi 18 juillet 2009
Cette fois, ça y est, derniers préparatifs avant le départ.

Je me suis acheté aujourd'hui le dernier vaccin générique qu'il me restait à faire : la thyphoïde.

J'irai me faire faire l'injection chez mon médecin la semaine prochaine.

De même, j'appelle dès lundi l'hôpital Avicennes, qui prodigue des consultations en maladies tropicales, afin de me faire immuniser contre la fievre jaune.

Pour le palu en revanche, je préfère ne rien entreprendre : les effets secondaires peuvent être difficiles à supporter.

J'ai continué à chercher, scanner toute la planète, en vue d'une 1ère tentative d'immersion à l'étranger.

J'ai retenu 2 destinations, que je gardes secretes encore quelques temps.

Mon planning est le suivant : en août, je vais aller un peu à Naples, voir mon père et ma famille.

Je rentrerai ici pour pauffiner certains détails du départ, puis partirai en septembre.

Je précise que ce n'est pas encore un départ définitif.

C'est une 1ère approche d'un pays que je veux découvrir en vue de... qui sait ?

J'ignore donc le temps que j'y resterai : ce pourra être 2 semaines, comme 3, comme 3 mois ou plus.

J'ai beaucoup réfléchi et observé autour de moi et mes conclusions demeurent inchangées : je ne suis pas heureux ici, ou du moins je ne trouve pas ce que je cherche, je ressens un vide, un manque, une sensation d'oppression, d'étouffement, en bref j'ai besoin de voir du pays.

Oui, besoin de voir du pays, et de sauter le pas, affronter mes angoisses et oser partir.

J'ai différé ce départ, j'étais mort de peur, mais il est désormais temps que j'aille au delà de mes craintes, et que j'assume mon envie, celle de partir loin.

Je prends le risque de me tromper, d'être déçu, de rentrer au bout de 4 jours la queue entre les jambes.

Oui, je prends ce risque là, car rien ne serait pire pour moi que de ne pas le prendre du tout.

Je commets peut-être une grosse erreur en partant, mais je préfère faire en sorte que mes rêves dévorent ma vie plutôt que ma vie dévore mes rêves..

Je finirai par une phrase du Dalaï Lama, riche de sens.

A la question "qu'est ce qui vous surprend le plus dans l'humanité ?", voici sa réponse :

« Les hommes….Parce qu'ils perdent la santé pour accumuler de l'argent, ensuite ils perdent de l'argent pour retrouver la santé. Et à penser anxieusement au futur, ils oublient le présent de telle sorte qu'ils finissent par non vivre ni le présent ni le futur. Ils vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir….. …Et meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
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Mardi 14 juillet 2009
La liberté.

Un mot que tout le monde a à la bouche. On ne jure que par ça, on s'est battus pour cela.

Aujourd'hui, cette immense liberté, je ne sais qu'en faire.

Particulièrement concernant mon grand voyage.

Cela fait un mois - minimum - que j'écume virtuellement le globe, à me rencarder sur les forums, blogs de voyages, sites internet.

Aujourd'hui, je suis bien en peine de dire ou je vais attérir.

Il y a trop d'endroits, trop de choses à voir, à faire, à parcourir ; une vie n'y suffirait pas.

Or, je ne peux aller partout, je dois faire des choix, ou plutôt un choix.

Je sais que cela peut paraître abérrant, indescent voire même, mais c'est ainsi.

Aujourd'hui, j'ignore ou je vais aller poser mes fesses hors de France.

Je sais juste que je vais me barrer, mais je suis bien incapable de me concentrer sur un endroit.

Tel jour je me verrais bien au Guatemala, à explorer ses civillisations perdues, et hop, me voici lancé pour 3h scotché à internet à débroussailler le terrain ; tel autre jour, ce sera au tour de la Birmanie et de ses temples, et hop, à nouveau une soirée sur les forums et blogs ; et puis au fait, l'Inde doit être géniale, allez hop encore une nuit à étudier le truc ; ohhhhhh c'est beauuuuuu Mikonos !!!!! Allez hop une nouvelle soirée à étudier ça, et ainsi de suite.

Bref, c'est la merde.

En tout cas, je pense du coup avoir fait le tour du monde... par internet.

Dans la même idée, outre la destination, le type de départ n'est pas fixé : tantôt je me vois perdu dans le pays, sac à dos, routard style, juste à me poser dans le pays pour une durée indéterminée ; et parfois, je me dis que jouer au touriste au bord d'une plage à glander, juste profiter et décompresser, serait ce qu'il me faut.

Bref, je suis totalement perdu, et il va falloir que je me recentre quelque peu. Ou du moins, que je me dise que je commence par tel endroit, avant plus tard d'aller à tel autre etc.

Alors oui, trop de liberté tue la liberté, et trop de choix paralyse la prise de décision.

Nous nous plaignons souvent, tout le temps, de ne pas être libre, ou du moins suffisamment, mais cela nous est tellement pratique, cela nous évite tellement d'être pleinement responsables de nos choix, maîtres de nos vies.

Car lorsque liberté nous est accordée, et de manière absolue, bien malin celui qui pourrait prétendre savoir l'utiliser sans difficulté et à bon escient.

L'absence de liberté ou la réduction de liberté est un confort en définitive, je m'en aperçois aujourd'hui, cela nous évite de trop penser, de prendre des risques, d'oser.

La liberté, elle, est une porte ouverte sur l'inconnu, et dès lors sur nous-mêmes.

Une sorte de miroir qui nous renvoit à ce que nous sommes et désirons vraiment.

Tous ne pourrait l'assumer.

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
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Mardi 30 juin 2009
Après avoir envisagé les raisons d'un départ à l'étranger (1ère partie, 2nde partie), il est judicieux de se demander ou aller.

Il est difficile de répondre à cette question, et ce, pour les raisons suivantes :

- le choix de l'endroit dépend en fonction que l'on parle d'un voyage touristique, ou d'une installation.

Il est évident que si je devais indiquer tous les endroits de la planète qu'il me plairait de visiter, la liste serait longue, et pour autant tous les pays que je pourrais citer ne me plairaient peut-être pas du point de vue d'une installation définitive.

- il est difficile a priori de dire à quel endroit on souhaite vivre sans y avoir été et y avoir vécu plus que comme un simple touriste.

Aller à l'étranger pour 2 ou 3 semaines c'est bien, mais bien insuffisant pour savoir si l'on s'y plairait à terme.

Voir un pays de manière temporaire et avec l'oeil d'un touriste est une chose, y vivre une autre.

- à supposer qu'on se soit décidé pour un pays et en relative connaissance de cause, encore faut-il que la réglementation permette une installation sur place.

Ainsi, à supposer que je veuille émigrer aux Etats Unis, les conditions d'émigration sont si difficiles, qu'il serait illusoire de penser que cela puisse se faire aisément, voire se faire tout court !

Et hélàs pour moi, la plupart des pays ont des conditions d'entrée bien plus contraignantes que celles que nous pouvons avoir chez nous.

Aussi, je ne peux que dresser de grandes lignes directrices, et qui de toute manière sont très souples et sujettes à beaucoup de modifications.

Ma réponse sera celle de monsieur tout le monde, car ce que je vais indiquer est bien entendu partagé par le plus grand nombre, et je ne ferai preuve d'aucune originalité.

De par mes origines napolitaines, il est évident que le pays dans lequel je jetterai l'ancre sera un pays chaud. Je souffre suffisamment à Paris du froid toute l'année et du manque de beau temps (aussi actuellement alors que beaucoup trouvent la chaleur étouffante, je jubile).

Ce sera un endroit ou la mer sera proche. Idéalement dans la même ville, mais pas forcément si elle n'est pas trop loin. J'ai besoin de la mer, cela m'appaise, m'inspire, cela a toujours été ainsi depuis mon plus jeune âge.

Et qu'il s'agisse d'un endroit ou la vie soit plus cool qu'à Paris.

Donc : soleil, mer, tranquillité.

Cela reste très général et pourtant toute l'hémisphère nord peut être éliminée :

- Scandinavie
- Europe du Nord (France, Allemagne, Royaume Uni, Suisse, Luxembourg)
- Europe de l'Est jusqu'à la Russie et Balkans
- Canada
- Proche&Moyen Orient (climat et mer ok mais pas tranquillité)

J'ajoute à cette liste de pays ne m'intéressant pas pour une installation : tout le continent africain, qu'il s'agisse du Maghreb ou de l'Afrique sub-saharienne.

J'élimine dans l'hémisphère nord bien qu'étant l'Europe méditerranéenne :

- Espagne, Portugal et leurs extensions (Madère, Canaries, Baléares..)

Mon futur endroit, même si je ne m'y installe que dans plusieurs années ne fait donc pas partie de la liste sus-mentionnée.

Mais il en reste des endroits, et je serais bien incapable de vous dire ce que la vie me réserve.

Et comme je l'ai dit quelques lignes plus haut, peut-être que tout ceci arrivera d'ici la fin de l'année, dans 1 an, dans 3 ans, dans 5 ans, je n'en sais rien.

La seule chose qui soit certaine est que je vais partir de Paris et que mon avenir se situe à l'étranger.

Dans le prochain article, j'essaierai de répondre à la question fondamentale : de quoi et comment vivre à l'étranger ??

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
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Lundi 29 juin 2009
J'aurai très peu dormi cette nuit, 4h environ.

Je me suis levé sans humeur particulière, ni bonne ni mauvaise.

Cela fait 1 semaine que je me couche à 4h du matin, épluchant tous les forums de voyages, les blogs, comptes rendus sur tels ou tels pays, les moyens de s'implanter sur place, les difficultés, les expériences plus ou moins bonnes de voyageurs etc.

En fait, lorsque je rentre à la maison, et pour une durée de 8h nocturne, je suis partout sauf ici à Paris.

En journée, je ressens cette coupure avec ici de manière foudroyante : plus rien ne semble avoir de l'importance pour moi, et je me sens comme sur une sorte de cotton permanent.

Il est vrai que comme vous le savez, j'ai toujours éprouvé une distanciation d'avec la vie, me voyant évoluer, ayant conscience que je vis et de ce que je fais.

Mais si ce sentiment est toujours présent, il y a autre chose : mentalement je vis ailleurs, ou du moins je m'imagine vivre ailleurs.

A ce titre, je n'arrête pas de cogiter, du matin au soir, même lorsque je m'endors au petit matin, me projetant dans l'avenir, me voyant installé à l'étranger ou découvrant de nouveaux horizons.

J'ai le sentiment qu'il n'est plus guère que ma pauvre carcasse qui évolue ici ; tout le reste est déjà parti voler loin.

Et comme si ce n'était pas suffisamment curieux, voilà que les affaires ici sont florissantes, ce qui crée une vie avec de très forts contrastes.

Jugez plutôt : je vis coupé de tous, mettant le taf au rang 1 de mes activités, je ne dors que 4 ou 5h max par nuit, l'esprit totalement envolé vers d'autres destinations et prêt cette fois à franchir le cap, je vais toutefois à la salle de sport 1h tous les jours, et malgré tout je me fais un max de blé !

Moi qui suit tellement en distance d'avec cette vie ici, et qui vit de manière très autarcique, je vois les chèques tomber comme des petits fours.

Ainsi, demain je vous posterai un très gros chèque que je vais percevoir, mettant le solde du mois de juin à une rémunération à 5 chiffres..

De plus, j'ai bouclé une affaire aujourd'hui, et qui me fera toucher une jolie commission pour dans quelques jours, ma 1ère commission de juillet qui commencera dès lors très bien..

                                       ***                        ***

Je rentrai tout à l'heure d'une visite tardive - il devait être près de 21h -, ayant marché 45mns de Paris jusque chez moi (j'avais envie de marcher du fait du beau temps).

Je longeais les berges qui longent mon domicile, et me suis arrêté, assis sur un banc, et ai observé les cyclistes, les amoureux qui déambulent, ou les mamans avec leur poussettes.

Je regardais tout ce petit monde, sous le soleil couchant de cette belle journée estivale, et ne pouvais m'empêcher d'être reconnaissant de tout ceci.

Je vis très isolé aujourd'hui, c'est vrai, et j'ai de multiples blessures du coeur et de l'âme.

Mais je suis en train de bâtir actuellement les fondations de mon avenir et lorsqu'elles seront achevées, alors une merveilleuse vie pourra (enfin) commencer.

Les paroles de cette vieille bique dans le bar, une nuit que je déambulais, me revinrent à l'esprit : "vous pouvez tout faire, tout réaliser, c'est juste que ce n'est pas encore le moment".

Je construis ce moment ; il n'est pas encore présent, mais j'y travaille, et quand bien même je cultive l'isolement à Paris pour l'instant, je sais que cet état de vie n'est que transitoire et que beaucoup de choses m'attendent.

Ma vie ne sera pas éternellement celle que j'ai (ou que je n'ai pas, selon) aujourd'hui.

23h23, je suis cool, totalement explosé, j'ai eu une grosse journée, suis rentré tard, ai dormi peu la nuit dernière, mais je suis bien.

Je vais continuer pour une partie de la soirée à approfondir mon projet de départ à l'étranger, et je sais que demain est une très belle journée financièrement parlant.

En gros, j'ai connu pire, et même si je pense de plus en plus souvent à mon ex, Loulina, je maintiens le cap.

Comme on dit : "je ne sais pas encore trop ou je vais, mais j'y vais".

Psycho
Par Carnet de bord d'un psycho
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